Deux jeune fille sur le téléphone pour présenter un article d'un podcast sur la jalousie
Podcast "Salut, ça va ?"

Le regard des autres

10 mai 2021

Le regard des autres : premier épisode du podcast « Salut, ça va ? »

Le premier sujet dont on va parler est le regard des autres. C’est quelque chose qui est parfois omniprésent dans le quotidien de certaines personnes. Et même si ça ne devient pas forcément handicapant ou freinant pour engager des projets, ça reste quand même souvent un problème qui peut être, à un moment donné de la vie, très pesant. Le regard des autres est important, surtout à l’air des réseaux sociaux où tout le monde juge tout, tout le temps, en un instant. On va échanger autour de la peur d’être jugé, du besoin de reconnaissance, de la confiance en soi, de la manière de vaincre la crainte du jugement et de l’importance d’un entourage bienveillant.

Le regard des autres et la peur d’être jugé

Léa, créatrice de contenu et hôte de podcast

Tu connais cette situation où tu es devant ton miroir le matin, et que tu vois, par exemple, un petit bouton qui a poussé dans la nuit. Tu te dis, « mais ce n’est pas possible… Tout le monde ne va voir que ça ! ». Quand au cours de la journée, tu parles avec tes collègues, tes amis, parfois tu n’écoutes même plus ce qu’ils te disent. Tu te répètes « mais qu’est-ce qu’ils pensent de mon bouton en plein milieu de mon front ? ». C’est souvent compliqué. Alors, comment on fait pour se détacher du regard des autres ?

Mathilde Besset, psychologue clinicienne

C’est effectivement un vaste sujet. Concernant le bouton, nous avons un cerveau qui, de manière assez naturelle, va se concentrer sur le petit détail de son visage, plutôt que de le regarder dans son ensemble. Pourtant, les autres nous voient, eux, dans notre ensemble. 

Finalement, cette histoire du bouton va nous gêner, en grande partie, seulement parce qu’on va imaginer ce que l’autre va penser de ce détail. 

Ce qui nous dérange, c’est souvent la peur d’être jugé, la peur de ce que l’autre va penser de nous. Et quand on y réfléchit, la question « qu’est-ce qu’on va penser de moi ? » est une interrogation qui est là depuis le début. Généralement, ça commence par les attentes de nos parents, très tôt dans notre vie. Ça va conditionner un peu la manière dont on va appréhender le regard de l’autre. En effet, si je suis conditionnée à « être », en fonction des attentes de ceux qui m’entourent, le regard de l’autre va alors avoir un impact important dans ma vie.

Léa

Oui, par exemple quand tu es jeune et que tu rentres de l’école avec ton carnet de notes, tu ne penses qu’à une seule chose, ce qu’on va dire de toi. Parfois, tu n’as même pas pris connaissance de tes notes dans le détail. Souvent, c’est le jugement qu’on appréhende.

Le besoin de reconnaissance et d’acceptation

Mathilde

Oui, on se demande « est-ce que j’ai plus de valeur si je me conforme aux autres, ou est-ce que j’en ai moins ? ». 

À l’école, on est très vite comparé aux autres. J’ai ce souvenir, des notes qui sont dites à voix haute en classe. On commence par la pire, par le dernier, celui qui a eu la moins bonne note, pour arriver à celui qui a eu la meilleure. Il y a là déjà la notion de comparaison qui rentre en jeu, le regard des autres.

C’est donc tout naturellement qu’en grandissant on va, nous-mêmes, se comparer aux autres et avoir un intérêt particulier quant à ce que l’autre peut penser de nous. 

Ça va conditionner notre façon de nous comporter. On a tous besoin de reconnaissance, de valorisation, d’être acceptés. On n’est pas fait pour vivre seul. On a besoin d’appartenir à un groupe. On a besoin d’acceptation de manière générale et c’est tout à fait naturel. Le plus important est de ne pas donner trop d’importance au regard de l’autre. Ça ne doit pas nous limiter dans ce qu’on fait ou générer des angoisses

Le jugement négatif et positif dans le regard de l’autre

Léa

C’est vrai qu’il y a toujours cette petite pensée, cette petite voix parfois. Surtout quand on fait quelque chose de nouveau ou que l’on n’a pas l’habitude de faire. 

J’ai ce souvenir de moi, petite, qui voulait absolument faire du basket. Et puis je me suis retrouvée en plein milieu de l’année, à intégrer un club. Du coup, je me suis comparée au groupe qui était déjà en place et qui avait déjà commencé cette activité. Je me disais « mais tu n’as jamais fait de basket, donc qu’est-ce qu’on va penser de la façon dont tu vas attraper la balle ? ». Ces idées sont hyper faciles pour le cerveau. Ce sont vraiment les premiers mots qui viennent à nous dans ce genre de circonstances. 

Même en tant que parents, quand on a un enfant face à nous, on est vite tenté de lui montrer son appréciation. « Oh ! Je trouve ça trop beau ! », ou alors « une cuillère pour maman ! », quand il mange. 

On rapporte souvent les choses à soi, parce que c’est ce qu’on a toujours connu. C’est très difficile, je trouve, de féliciter quelqu’un, même en amitié. C’est complexe d’être là pour les autres, sans être là à partir de soi. Savoir juste valoriser l’autre sans être forcément dans une expression personnelle de ce que, toi, tu ressens. 

Par exemple, quand parfois Gaspard m’amène son dessin, au lieu de lui dire « il est super beau, ton dessin », je vais plutôt lui dire « qu’est-ce que tu as voulu dessiner là ? », « tu as voulu faire un avion ? », « ah oui, j’ai vu que tu avais bien fait attention aux ailes ». Alors au début, en tant que parent tu te dis, « j’ai l’air d’un robot hyper bizarre qui dit des choses très étranges ». Mais, c’est un exercice qui peut être très intéressant à faire, même avec ses amis, sa famille, etc. C’est savoir valoriser l’autre sans émettre forcément un jugement négatif ou positif sur la situation.

Le jugement de valeur

Mathilde

Finalement, c’est modifier la façon dont on va faire un compliment. C’est ce qu’on apprend notamment en affirmation de soi. La manière dont je vais faire mon compliment ne sera pas forcément bien vécue, parce que quand je te dis « ton pull est beau », ça veut aussi dire que ton pull peut être moche. Et quand, par exemple, tu disais à Gaspard « ton dessin est beau », il était content parce que tu as trouvé son dessin joli. Ce qui signifiait aussi que tu pourrais le trouver moche les fois d’après. Alors qu’en t’intéressant à la façon dont il a construit son dessin, c’est complètement différent. 

On est conditionné à faire les choses de cette façon, puisque ce sont des discours qui se transmettent de génération en génération. Si on est comparé depuis petit, si on doit se conformer aux attentes des autres depuis toujours, évidemment que plus grand on va reproduire ce comportement de manière naturelle. 

Il n’y a pas forcément de malveillance là-dedans. Le cerveau apprend en permanence. On apprend malheureusement souvent qu’un compliment se fait sur un jugement de valeur. Parce qu’il s’agit bien de ça. Et un jugement peut être positif comme négatif. 

Léa

Alors, est-ce qu’on pourrait se donner un petit exercice pour la semaine prochaine ? Oui parce que, dans ce podcast, on va vous donner des devoirs qui sont facultatifs (rires). 

On pourrait toutes et tous essayer, par exemple, d’exprimer à des personnes qui nous sont chères, des compliments, mais des compliments sans jugement.

L’expression de ses émotions

Mathilde

Finalement un compliment sans jugement, ça passe surtout par l’expression de ses propres émotions. Toi, par exemple, si tu passes un bon moment avec une amie (et je ne dis pas ça parce que je suis avec toi aujourd’hui, bien évidemment ! [rires]), comment tu le lui dirais ? Comment tu le formulerais ? 

Léa

Facilement, car j’arrive à dire simplement « je suis très heureuse d’être ici », « ça me fait du bien d’être à vos côtés » ou « vous m’aviez manqué », enfin ce genre de choses.

Mathilde

Ce sont en effet des compliments sans jugement. Dire, « ça me rend heureuse d’être là », ne suppose rien d’autre de négatif. On ne peut pas se dire que la prochaine fois tu pourras être malheureuse. Alors qu’en disant, « j’ai passé un super moment », la personne en face aura tendance à penser, de façon instinctive, que la prochaine fois ça pourrait ne pas être le cas. Là, il est donc préférable de dire…

Léa

… « J’ai été très heureuse de partager ce moment avec vous ».

Mathilde

Oui, voilà, ou « ça m’a fait du bien », « ça m’a beaucoup ressourcé de partager ce moment avec toi », « je repars avec beaucoup plus d’énergie », etc. Finalement, c’est beaucoup plus profond et ça permet à l’autre d’avoir un vrai compliment. Ici, il n’y a pas de jugement de valeur. Parce qu’on parle de soi pas de l’autre.

Léa

Alors comme petit exercice de la semaine prochaine, dites-nous sur les réseaux sociaux : est-ce que vous avez réussi à exprimer les choses différemment de ce que vous avez l’habitude de dire, mais aussi de ce que vous avez l’habitude d’entendre à votre propos ? 

On est peu habitués, je pense, à vraiment se faire des compliments un peu plus complets. Et en même temps, on a le réflexe de beaucoup juger. D’ailleurs souvent, j’ai l’impression qu’on juge plus négativement que positivement.

Mathilde

Oui, car le cerveau repère plus le négatif que le positif, de manière naturelle. C’est donc un entraînement que de faire l’inverse.

Léa

Tu le disais tout à l’heure, parfois le regard des autres devient trop envahissant. On s’empêche alors de faire des choses. On évite certaines situations. Comment on peut sortir de ça ? Qu’est-ce qu’on peut mettre en place comme outils ? Comment mieux vivre le regard des autres ?

La peur du ridicule et les émotions désagréables

Mathilde

Il y a plusieurs réponses. Si on est vraiment sur de l’anxiété sociale et que ça devient paralysant, il va être compliqué de sortir de ça tout seul. Ça nécessitera toujours d’être aidé, accompagné. Mais pour autant, il y a de petites choses à faire. 

Il y a de l’anxiété, car il faut savoir que le cerveau anticipe beaucoup et souvent prévoit le pire scénario : la pire critique, le pire jugement, les pires situations de honte, etc. 

Quand on évite des situations sociales, on évite l’idée de ressentir une émotion désagréable comme la honte ou la peur du ridicule. On n’a pas envie d’être moqué par exemple. Généralement, on va donc anticiper ce genre de réactions. 

En réalité, il se passe rarement ce qu’on a imaginé qu’il allait se produire. Et je vous invite, des fois, à sortir de votre zone de confort même si je sais que ce n’est pas simple. Finalement, le meilleur moyen de passer outre le regard des autres, c’est de s’y exposer. C’est d’apprendre à tolérer que, oui, parfois, on puisse avoir honte, oui, parfois, on peut se sentir ridicule et c’est ok. On vit souvent, tout au long de notre vie, des situations où on a ce genre d’émotions là et je crois qu’il faut apprendre à les tolérer. En effet, ces émotions ne nous tuent pas. Même si je ne minimise pas les choses. Je sais qu’il y a des gens qui ont vraiment très peur de ces émotions. Je pense particulièrement aux personnes, par exemple, qui ont vécu du harcèlement scolaire ou du harcèlement de manière générale. On sait que le harcèlement fait partie des choses qui favorisent les anxiétés sociales, les phobies sociales, etc. C’est donc évidemment à prendre en compte. Si c’est trop compliqué de faire ça tout seul, on se fait aider. 

Mais si c’est possible, la meilleure façon de se détacher du regard de l’autre, c’est de s’y exposer. 

La confiance en soi

Léa

Peut-être qu’une fois qu’on a traversé une petite situation qui nous paraissait insurmontable, et qu’on voit que tout s’est bien passé, ou du moins que ça a été beaucoup « moins pire » que tout ce que notre cerveau avait pu anticiper, alors on a envie de faire un pas supplémentaire. Et au final, on gagne en confiance.

Mathilde

Tout à fait ! De toute façon, la confiance en soi se travaille notamment par les actions qu’on met en place. Celles dont on pensait qu’on n’était pas capable. 

Prouvez-vous que vous êtes capables de passer outre certains jugements. Et oui, pour ce faire, il vous faudra parfois vous mettre dans des situations d’inconfort. Parce que sur le moment, elles sont inconfortables. Penser qu’on va s’y exposer et ne rien ressentir, c’est utopique. L’émotion baissera par la suite, parce que vous allez vous y exposer souvent. Mais, dans les premiers temps, oui, c’est désagréable. Oui, vous n’allez pas vivre un bon moment. Mais, vous serez fier de vous par la suite. L’idée est de se confronter à de petites situations, comme prendre la parole dans un groupe. Il faut se dire qu’on ne peut pas anticiper ce que pensent les gens de nous. Vous ne pouvez pas lire dans les pensées des gens, et d’ailleurs moi non plus ! Pourtant, ça m’aiderait bien parfois (rires), mais ce n’est pas possible. Souvent, on s’imagine des choses, alors qu’on ne peut pas anticiper ce que les personnes pensent de nous, on ne peut pas éviter le regard des autres.

Les manières de vaincre la peur du regard de l’autre

Léa

Oui, on est beaucoup dans l’interprétation. Il y a tellement de paramètres : ce que la personne pense, ce qu’elle dit, la façon dont elle le dit, comment tu le reçois, comment tu l’interprètes, etc. Vaincre la peur du regard de l’autre, ça peut passer aussi, tu le disais, par prendre la parole dans un groupe. Concrètement, c’est quelque chose que beaucoup de personnes ont peur de faire. Moi, par exemple, c’était tout le contraire. J’étais beaucoup plus à l’aise à l’oral qu’à l’écrit. 

Ne plus avoir peur du regard des autres, ça peut aussi passer par de petites choses concernant votre apparence. D’ailleurs, je reçois beaucoup de questions à ce sujet. Ce sont souvent des personnes qui ont des complexes : vergetures suite à un accouchement, acné, couleurs que la personne n’ose pas porter, etc. 

Un jour, tu vas te dire « je vais oser sortir ce pull rouge de ma penderie, je vais le mettre même si peut-être qu’on va me regarder ». Alors oui, on va peut-être te regarder, mais pas forcément pour critiquer, peut-être juste parce que c’est une super jolie couleur et qu’il mérite d’être porté ce pull (rires).

Mathilde

C’est intéressant de repérer les situations que vous évitez au quotidien par peur du jugement de l’autre. Graduellement, vous allez vous y confronter et voir s’il se produit finalement ce que vous redoutez. Ce qui peut être intéressant aussi, c’est de travailler sur ses propres pensées. Souvent, dans certaines situations vous allez avoir des pensées automatiques. D’ailleurs, ça ne sert strictement à rien de lutter contre ces pensées-là. Elles sont automatiques donc par principe elles arriveront de manière… « automatique » ! Merci, Mathilde (rires). 

C’est intéressant, parfois, de voir que la personne qui se juge le plus et qui vous juge le plus et bien, c’est vous. C’est vous qui allez vous dire des choses que vous ne diriez jamais à quelqu’un d’autre finalement : « je suis nulle », « je ne vais pas y arriver », « de toute façon si j’ai réussi ça, c’est par la chance », etc. Demandez-vous si vous diriez ça, à quelqu’un que vous aimez par exemple. Je pense que vous ne vous le permettriez pas, parce que c’est violent. Alors que ce sont des choses qu’on se permet de dire à nous-mêmes et ce n’est pas moins violent.

Léa

Oui, on est très dure avec nous-mêmes. Il faut faire l’exercice de se dire parle toi, comme tu parlerais à ta meilleure amie. Tu verras que, tout d’un coup, il y a beaucoup de propos que tu n’as plus envie d’exprimer de cette façon-là. 

Pendant une période, où c’était très difficile de gérer mon temps, mon rôle de maman, ma vie à multiples casquettes, j’avais mis en place la miracle morning ou je me réveillais le matin très tôt pour avoir un temps pour moi. J’essayais de me dire des affirmations. Déjà, rien que le fait de se poser et de se regarder dans un miroir, c’est quelque chose qui est un exercice à lui tout seul. Parce qu’on ne prend pas le temps ou alors on évite souvent ce reflet-là, cette façon de se regarder et puis de se dire des choses uniquement par l’affirmative.

L’exercice d’écrire des affirmations n’est pas facile non plus. On a tellement l’habitude d’utiliser le négatif, et encore plus à son propos, que de faire des affirmations comme « je mérite d’être heureuse », « je suis en bonne santé », était très difficile pour moi au début. Je lisais mes phrases mot à mot, parce que j’étais incapable de m’en souvenir en fait. Mon cerveau n’arrivait pas à ne pas passer par des formulations négatives ou approximatives. Et au fur et à mesure du temps, c’est devenu de plus en plus naturel.

Mathilde

En fait, l’idée, c’est de le faire même si au début on n’y croit pas. Parce qu’au début souvent, on n’y croit pas. Mais vraiment hein ! Faire des affirmations, c’est hyper bénéfique. Où même essayer de penser autrement. Dans des situations où la première pensée qui va arriver, c’est « non, mais de toute façon je suis moche », « on va penser que », etc., dites-vous « ok, d’accord, ça, c’est ce que je redoute, et sinon, il pourrait se passer quoi d’autre ? ». Qu’est-ce qu’il pourrait se passer là ? Le scénario qu’on se construit, c’est un scénario. Ça ne veut pas dire qu’il n’est pas possible. Je ne vous dirais jamais « non, on ne se moquera jamais de vous ». Ça serait utopique de dire ça. On ne peut pas promettre ce genre de choses, mais par contre, c’est une hypothèse parmi tant d’autres. Et c’est important de se rappeler que c’est un scénario, et que des scénarios, généralement, il y en a plein.

Le questionnement pour mieux vivre le regard des autres

Léa

Oui, en fonction de ce qu’il peut se passer si la feuille tombe de l’arbre ou qu’elle reste accrochée (rires), tout le cours de l’histoire est changé !

Le regard de l’autre, c’est à la fois ce que tu peux interpréter, anticiper et puis c’est aussi ce que tu choisis d’en faire, une fois que le jugement est là, une fois que l’autre peut te balancer des trucs. Je sais que dans ma vie, c’est le cas tous les jours, parce que je suis exposée sur les réseaux sociaux. On me pose toujours cette question « mais tu fais comment pour passer au-dessus de ça, passer au-dessus des jugements ? ». En fait, à un moment donné, la question que je me suis posée, c’est « quelle est l’importance que j’ai envie d’y accorder ? Quel poids est-ce que je considère que ça pèse dans mon quotidien, mes décisions, la suite de mon métier, etc. ? » Alors, on ne peut pas dire que rien ne me touche parce que ça, ce n’est pas vrai, car il y a des choses qui sont plus difficiles que d’autres à encaisser. Au même titre qu’il y a certains jugements de ton entourage qui sont beaucoup plus difficiles à appréhender qu’un passant dans la rue, qui va te balancer un truc. Bon là ok Tito, mais on ne va pas se revoir de sitôt ! (rires). Par contre, quand ça vient de quelqu’un de proche ou quand ça touche à des sujets sur lesquels, toi-même, tu es en doute, alors il faut se questionner. On peut se dire « ok, là ça m’a touché davantage parce que cette personne a dit quelque chose qui foncièrement m’importe, ou parce que ça touche un sujet qui est encore en réflexion ou en cheminement chez moi et qui fait qu’à un moment donné, il réveille ce questionnement ? ». C’est très difficile parfois de faire la part des choses quand ça vient de personnes et de proches qui sont des figures, peut-être importantes de notre vie, notamment nos parents.

L’importance d’un entourage bienveillant

Mathilde

De toute façon, il était important pour moi de parler de ce point-là, qui est l’environnement dans lequel vous êtes. Ce n’est pas facile de s’affranchir des attentes parentales, des attentes sociétales, des normes sociales. De toutes ces choses que l’on attend de nous au quotidien. Il y a quand même une pression énorme qui est mise sur beaucoup de choses comme le physique, notamment chez les femmes, même si ça devient vrai chez les hommes aussi. Il y a beaucoup de normes, beaucoup d’attentes et c’est vrai que ça me gêne de dire cette phrase comme ça, parce que tout n’est pas simple, et en même temps on ne peut pas tout résumer, ça dépend de la vie de chacun, mais je vous encouragerai toujours à vous entourer de personnes qui vous veulent du bien.

Toi, Léa, par exemple, qui est exposée sur les réseaux sociaux, ta force aussi je pense, c’est que tu as su t’entourer de gens qui te portent peut-être dans ton quotidien. Avoir un entourage qui n’est pas jugeant, ça permet déjà de s’affranchir de beaucoup de choses. 

Léa

Oui, complètement

Mathilde

C’est vrai que si déjà il y a une confiance en soi et une estime de soi qui est fragile, que vous êtes très sensible au regard de l’autre et qu’en plus vous êtes dans un environnement qui au quotidien vous rabaisse, c’est alors compliqué. Vous intégrez petit à petit ce qu’on vous dit. 

C’est toujours multifactoriel avec plusieurs dimensions. C’est d’ailleurs important de toutes les repérer. Mais, le point à retenir est qu’il faut se confronter à cette situation et ne pas hésiter à travailler sur nos pensées. Il ne faut pas hésiter à dire au revoir à des personnes qui ne vous veulent pas du bien., avec qui vous n’arrivez pas à être vous-même parce que vous vous sentez jugés

Léa

Oui, on aura l’occasion d’aborder tout ce qui est en relation avec les comportements toxiques. C’est quelque chose dont on entend beaucoup parler et on veut l’aborder dans ce podcast.

C’était le premier sujet sur le regard des autres. On espère que ces échanges vous auront apporté de petites clés de réflexion et que certaines situations vous sembleront familières. Vous avez pu voir que le besoin de reconnaissance, la peur du ridicule et l’envie de mieux vivre le regard des autres concernant tout le monde.

Prenez soin de vous.

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  1. Coucou Léa,
    Très intéressant ce podcast parce qu’il est effectivement très dur de se détacher du regard des autres. Je pense qu’en s’y confrontant on prend en assurance. C’est d’ailleurs ce qui est dit tout au long du podcast
    Bon week-end,

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