Blabla | Maman

Tout est sous contrôle

14 octobre 2018

J’ai hésité de longs mois avant de publier cet article. Sans même imaginer en parler sur le blog, j’ai ressenti le besoin d’exprimer ce que je ressens, cette boule au fond de mon ventre qui accompagne mes jours depuis presque 8 mois maintenant. Si je vous écris ces mots c’est par espoir qu’ils résonnent en vous. Si cette boule, ce poids, cette amertume vous semble familière, si vous pouvez vous identifier à ces quelques mots alors c’est tout ce qui compte, vous ne serez plus seule.

Je crois que mon accouchement m’a traumatisé. Finalement, 7 mois après, quand je prends du recul sur cet évènement, j’y vois beaucoup de violence, de colère et d’amertume. Évidemment ça restera le plus beau jour de ma vie et mon bébé me comble d’un bonheur infini mais j’aurais souhaité que ça se passe autrement. Quand j’imaginais la venue au monde de Gaspard, j’espérais un moment doux, suspendu, enveloppant. Je voulais que cet instant nous appartienne à Samuel, notre enfant et moi. Je savais évidemment qu’il y aurait de la douleur, des émotions, de l’imprévu mais je m’y étais préparé, ça ne me faisait pas peur. Nous imaginions accueillir ce petit être chez nous, loin des néons, des blouses blanches et de l’angoisse que me procurait l’hôpital. J’ai toujours eu ce besoin de contrôler ce qui arrivait dans ma vie, depuis toujours c’est un moyen de me rassurer. Ce projet d’accouchement à domicile en faisait partie, c’était ce qu’il me fallait, ce qu’il nous fallait. Là où la médicalisation rassure certains, elle est source de panique pour moi et avoir un mari futur médecin ne m’a pas guéri…

Quand je parle de mon ressenti à mes proches, les mêmes phrases et réponses fusent : « ohhh mais l’important c’est que vous soyez en bonne santé » ; « tu n’avais pas le choix » ; « passe à autre chose… » Alors j’acquiesce et je change de sujet sachant pertinemment que personne ne peut comprendre ce que je ressens, personne ne mesure ma blessure, aussi écorchée soit-elle. Alors bien sûr, je relativise (du moins j’essaye), je sais qu’il y a pire et que OUI, nous sommes vivants. Mais je m’autorise aujourd’hui à dire que j’en souffre et j’imagine ne pas être seule dans ce cas. Peut-être que finalement si je vous écris tout ça c’est pour espérer sortir de ma douleur solitaire.

L’équipe qui m’a accompagnée ce jour-là a été formidable et je n’ai aucune rancoeur envers eux. C’est à moi que j’en veux, je m’en veux de ne pas avoir dit NON. De ne pas avoir attendu que mon bébé naisse naturellement. Je m’en veux d’avoir provoqué sa venue au monde alors que nous étions tous les 2 en parfaite santé. Je m’en veux et pourtant j’ai subi cette décision, je ne me souviens même pas avoir dit oui. J’avais déjà entendu parler des violences obstétricales avant ma grossesse, cela semblait surréaliste, je me croyais suffisamment informée pour les éviter. Croyant qu’il suffirait d’un non, de ne pas être d’accord… et puis j’ai à mon tour accouché.

Il y a eu la panique, la culpabilisation, l’angoisse, la peur et puis cette phrase : « Madame votre fils est en danger, vous avez 15 min ». 15 minutes, sinon quoi ? Évidemment vous vous interdisez de penser au pire. Vous donnez le peu qu’il vous reste. Une main me tape la cuisse comme pour me dire de pousser plus fort. À ce moment je ne suis plus seule, 15 personnes s’affairent autour de moi. Je cherche mon mari du regard comme pour m’accrocher à lui. Un ciseau passe devant mes yeux et je comprends, je comprends qu’on ne me donne pas le choix. Le médecin pratique une épisiotomie sans demander mon accord. L’instant d’après j’ai mon fils dans les bras, il hurle, il tremble il semble terrifié. Il ne se calme pas, ne veut pas téter. On veut lui mettre un produit dans les yeux, je hurle que NON, qu’on le laisse tranquille. Je le sers contre moi et je me surprends à répéter : « C’est fini, c’est terminé, je suis désolée.. »

Et si je n’avais pas accepté qu’on me déclenche, et si je n’avais pas eu d’hormones de synthèse, et si je n’avais pas eu besoin de péridurale, et si on ne m’avait pas injecté tous ces produits et si j’avais laissé faire la nature et si et si et si. Il a fallu des mois pour que j’arrête de répéter le scénario dans ma tête.

Encore aujourd’hui quand je regarde Gaspard il m’arrive souvent de voir en lui la peur, l’angoisse, la colère qui m’habite depuis sa naissance. À travers son insécurité, ses peurs et son besoin constant d’être contenu je ne peux pas m’enlever de la tête que la violence qu’il a subi le jour de sa venue y est pour quelque chose.

J’ai pensé devoir en parler à un professionnel, quelqu’un capable de m’écouter et recueillir mes angoisses. Finalement j’ai trouvé réconfort auprès de la méditation. Je vous en parlais la semaine dernière, elle fait maintenant partie de ma vie et ces quelques minutes de « retour à soi » m’ont permis de faire la paix avec moi-même. Je n’ai pas totalement réussi à me pardonner et je crois qu’un fond de culpabilité m’a marqué de façon indélébile mais j’ai le sentiment d’y travailler chaque jour.

J’espère que ces quelques mots auront su résonner en vous et puissent-ils vous faire sentir moins seule.

Et vous, comment avez-vous vécu ce jour si particulier ? Avez-vous été écouté dans vos demandes ? Pensez-vous que ça a pu impacter votre relation avec votre enfant ?

Je vous embrasse,

Léa

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  1. Comme tu le dis « C’est fini, c’est terminé, je suis désolé », c’est terminé ton petit bébé est là, c’est fini cet accouchement bestial et violent, je suis désolé que tu ais eu à subir ça.
    Tu es une maman fantastique, ton petit bout de chou ne gardera que cette face là de son enfance, une mère souriante et radieuse avec un papa présent.
    Tu assures et tu m’épates !

  2. Waouh, je suis étudiante sage-femme, et a travers tes mots je comprends ce que tu as pu vivre… J’espère que de nous avoir partagé ça pourra t’aider à te sentir mieux.
    Tu n’es en aucun cas coupable de ce qu’il s’est passé, tu as fait ce qu’il te semblait juste a ce moment là.
    Je te souhaite plein de bonheur avec ce petit bout et je suis sur que tu es une merveilleuse maman❤️

  3. Je suis très touchée Lea .. Et assez choquée par les banalités que les équipes médicales pensent pratiquer .. mais en réalité elles sont vecu comme une atrocité par le patient .. c’est affreux .. courage à toi j’espère que le temps va te faire un peu oublier cette culpabilité plein de bisous à toute ta petite famille.

    Alexandra, une abonnée.

  4. Léa, je suis si triste de te lire. Ta vidéo sur ton accouchement m’avait pourtant donné une toute impression de ce moment, m’avait même rassurée… Je ne suis pas encore maman mais j’espère le devenir un jour, et pourtant. J’ai peur, de l’hôpital, de tout ce que je lis, j’entends, et je me dis qu’au final, peut-être que c’est mieux si ça ne m’arrive jamais… J’aimerais en savoir plus sur ton expérience, sur l’épisiotomie que je ne comprends pas… Merci pour ce partage.

  5. Tant de tristesse et de souffrance dans ces mots …je te souhaite bien du courage pour retrouver la paix, même si tu as l’air sur la bonne voie!
    Mon accouchement à moi n’a pas été très joli non plus …bien que j’ai réussi à échapper à l’episio, après 5 mois, le souvenir de cette ventouse qui vient extirper mon bébé, et moi les jambes écartées avec 8 personnes les yeux rivées sur l’evenement de notre vie …trop de gens, trop de bruit, si bien qu’à l’instant crucial où j’ai tenu mon tout petit bébé contre moi, je n’ai pas réussi à croiser le regard de mon mari que je ne trouvais plus dans ce bazar…et pourtant il était juste à côté de moi. Ces regrets ne partiront pas et grâce à toi j’ose pour la première fois exprimer ma colère. Alors d’une jeune maman a une autre : merci et courage !

  6. Wow ma pauvre ! Ton article est bouleversant j’espère qu’écrire cet article t’auras aidé (en plus de la meditation) ma soeur aussi à vécu le même calvaire que toi mais je ne l’avais pas vu de ce point de vu là. En tout cas tu es très forte j’admire ton courage et ta sincérité

  7. Salut Léa ! Ton article est très poignant, et m’a beaucoup touché. L’accouchement est tellement un moment précieux, qui sans vraiment le savoir determine beaucoup de chose dans la relation mère/enfant. Chaque accouchement est unique. Ton article m’a fait écho étant Enceinte j’ai aussi très peur que ce moment arrive, qu’on me laisse pas le choix, que l’obstretitien arrive avec ces ciseaux, qu’il m’injecte des produits que je ne voulais pas..
    Je t’envoie tout mon soutien et mon amour ♡
    Laura

  8. Coucou Léa, ton texte est a la fois dur a lire mais en même temps il nous aide à accepter nos propres traumatismes. Tu as le droit de ressentir tout ça et tu dois en parler si cela t’aide à comprendre et t’aide à refermer cette plaie qui peine a partir seule. Oui c’est une réalité vous avez de la chance d’etre tout les deux en vie mais si cela te ronge au quotidien alors stop les dictât de la société qui oblige à garder toute cette tristesse pour soi. Léa parles en car je pense que tu en aideras plus d’une. Merci d’avoir partager ce douloureux souvenir avec nous, en espérant t’aider en retour, love you

  9. Je te comprends… Je n’ai pas vécu ça. Mais je peux comprendre en tout cas, étant maman d’un petit de 11 mois. A quel moment on balance à une presque-maman « vous avez 15 minutes » l’air de dire « tu as les clés en main, fais ton boulot sinon c’est foutu »… L’episio j’imagine parfaitement, j’ai vécu une violence différente. Le placenta ne voulait pas s’expulser, elles ont du aller le récupérer d’elles même… En appuyant de toute leurs forces sur mon ventre, jusqu’à me faire un énorme hématome qui me paralysait tout le ventre les jours qui o’t suivi… Je changerais de maternité pour bb2, en ayant espoir de tomber mieux

  10. Coucou Léa,
    Je ne commente que très peu ce que je lis ou regarde sur internet mais ton article m’a touchée. Je ne suis pas encore maman mais je sais que je suis faite pour ça, c’est un de mes objectifs ultimes dans la vie, être maman. Et malgré le fait que je n’ai pas encore vécu d’accouchement je ressens et comprend ce que tu veux dire.
    Ce besoin d’être en paix avec ton bébé et toi même est naturel, et le fait que ton accouchement ce soit passé sans vraiment être sous ton contrôle n’a pas du tout être facile. Mais tu ne peux pas t’en vouloir, tu as fait sur le coup ce qui te semblait le plus important et sain pour ton bébé, tu es une maman forte et géniale pour ton bébé. Il ne pourra être que reconnaissant pour tout ça.
    Continue comme tu le fais, car de ce que j’en vois sur ton blog et tes chaînes YouTube, tu es i’e super maman.
    Bonne continuation et gros bisous !

  11. Bonjour Léa,

    Super articlecomme toujours, c’est un super rdv avec toi ces articles du dimanche sur ton blog, j’adore !
    Je suis actuellement enceinte de mon premier enfant, demain j’entame ma 37 ème SA ton article a très clairement une répercussion en moi puisque je suis bien consciente que tout cela pourrait m’arriver et j’en ai très peur. Peur que mes volontés ne soient pas respectées, meme si je vais accoucher dans une maternité où les sages femmes sont à la pointe en terme d’accompagnement, d’accouchement physiologique etc
    Je suis désolée pour toi que tu aies subi ce traumatisme, quand est ce les femmes seront réellement écoutées et entendues sur toutes ces angoisses et ces violences ? On dit NON, Non ce n’est pas normal, Non on n’est pas un simple incubateur, NON à l’absence de consentement explicite, NON aux actes qui ne sont pas strictement nécessaires, NON NON NON !!

    Je suis désolée je crois que je m’eparpille…
    En tout cas merci piur tes mots
    Je t’embrasse

  12. C’est un article incroyablement intime et profond que tu nous livres là, Léa.
    D’abord merci, merci de ta confiance et de cet abandon, c’est très touchant pour nous.
    Ensuite bravo, bravo d’avoir le courage de témoigner sur cet événement si personnel.
    Je ne suis pas maman et ne peux pas totalement comprendre ce que tu vis, et c’est certainement un cheminement très personnel à faire. Ceci dit, tu as tout mon soutien et mes pensées positives dans cette voie. En tant que femme et en ayant des projets similaires, protéger son enfant en toute circonstance est un objectif évident.
    Je vais être bateau mais je pense que cela ne t’es pas arrivé par hasard et ton témoignage a une portée bien plus forte que tu ne peux le penser. C’est important d’en parler !
    Pour ce qui est de Gaspard, même si cet événement est arrivé et si tu penses avoir quelque part échoué à cet instant T, tu as encore toute la vie avec lui. Il y aura des milliers d’occasions de le protéger et le faire grandir, et peut-être qu’il faut puiser dans ce jour d’accouchement (et non pas l’oublier) pour faire encore mieux par la suite!

    Tu as tout mon soutien et beaucoup de pensées Léa, et ce depuis des années!

  13. Bonsoir Léa,

    Je suis maman d’un petit Milo de 16mois je suis touchée par ton article.Je n’ai pas eu un accouchement « difficile » mais l’apres oui un bébé avec un petit poids(2,490kilos) donc on le piquer au pied pour contrôler son taux de sucre et l’apres midi de sa naissance sans même me demander mon avis sans même m’expliquer le pourquoi du comment une armée de blouse blanche a amener mon petit bonhomme en néonatalogie.Sur le coup je n’ai pas réagis juste fait ce que l’équipe médicale attendait de moi sa maman mais en y repensant cette scène était extrement violente pour moi pour milo pour son papa alors le et si??je le connais…Je pourrais t’en parler des heures.Milo a n’a pas garder un bon souvenir non plus sonder par le nez piquer au pied il a fallu quelques séances d’ostéopathe pour qu’il soit moins craintif et appeure lorsque l’on touche ses pieds et son nez.Mon commentaire est un peu décousu mais je tenais à t’ecrire car même si nos situations sont différentes le sentiment est sûrement le même.Je t’embrasse avec plein de bienveillance prenez soin de vous trois

  14. Bonjour Léa
    Pour moi ça été un super moment et surtout rapide c’est le après qui n’a pas été tout rose. J’ai décidé de l’allaité mais mon fils n’y arrivait pas on était fatigués tous les 2 et les sf qui viennent réveiller ton bébé et toi pour la tétée genre c une obligation et bien ajd je regrette de pas leur avoir dit non laissez le dormir et la tétée se fera qd il aura faim. Heureusement une fois à la maison tout a changé bébé dort dans son lit dans sa chambre il fait ses nuits pratiquement de suite et les tétée se passent mieux vu que c’est à sa demande. Aujourd’hui je men veux tjs de ne pas avoir dis NON mais mon fils a 2ans et demi il grandit bien évolue très vite et nous rends tellement heureux. Ton article m’a bouleversée courage pleins de bisous Audrey

  15. bonsoir Léa , j’ai vécu comme toi pour mon premier un accouchement très traumatisant avec un declenchement . jetais comme toi jeune et j’ai eu en plus une equipe méprisante et pas du tout a l’écoute j’ai eu des reflexions totalement déplacer car j’en suis persuadé du faite de mon âge ( 22 ans ) . ils m’ont volé mon accouchement et j’ai mis beaucoup de temps a créé un lien avec mon bébé a cause d’eux car il m’ont volé meme le peau a peau que je n’ai pas eu… pour notre deuxieme je m’étais promis de ne pas me laisser faire d’imposer mes choix . Aujourhdui j’ai mis au monde notre deuxieme enfant dans la douceur et dans le respect je suis tombé sur une sage femme en or je n’oublierai jamais son prénom . je lui ai d’ailleurs dit merci mille fois car grâce a elle je restait sur une belle fin . Alors si un jour tu pense au petit deuxieme je te souhaite l accouchement de tes reves . Et surtput impose toi . je t’embrasse

  16. Chère Léa, tout d’abord bonjour ! Je viens de lire ton dernier article sur ton accouchement qui t’as traumatisé. J’aimerai t’apporter un peu de réconfort à travers ce message.. il m’est évidement impossible d’imaginer tes sentiments à ce moment là où même maintenant (car je ne l’ai pas vécu et en plus je suis loin d’être maman haha) en revanche je crois sincèrement que tout arrive pour une raison, même la souffrance. Si ton accouchement c’est passé de cette manière c’est pour une bonne raison, qui peut être un jour raisonnera en toi. A travers tes questions « et si… et si.. » j’aimerai te dire qu’avec des si on aurait un monde parfait. Avec des si on mettrait Paris en bouteille. Ce que je veux dire c’est que a force de suppositions, tout est possible. Cette idée est pour faire remarquer qu’il est absurde d’émettre des hypothèses afin de parvenir à une conclusion qui nous arrange car cela ne fera que te faire culpabiliser… voilà j’espère que ces quelques mots résonneront en toi et te feront te sentir mieux.. j’adore suivre vos aventures à tout les trois et tu es une vrai inspiration pour moi, à travers ton couple et ta manière de materner. Je te souhaite le meilleur ainsi qu’à Gaspard et Samuel.

  17. Je suis étudiante infirmière et il met arrivé de voir un peut des situations similaire pendant mon stage en gynécologie maternité, mais aucun professionnel la su me donner de réponse… pourquoi presser les femmes qui veulent faire sans péridurale ou médicaments ? Une fois j’ai retrouver une maman qui pleurait dans la chambre elle la pas eu l’accouchement quelle voulait le rapport avec le bébé était difficile après, il faudrait un peut plus que les professionnels apprennent à écouter mais aussi à respecter le choix des patients … Lea tu as été très courage dans ton accouchments et dans la vie au quotidien

  18. Bonjour Léa.
    Je suis en dernière année de master de psychologie psychanalytique et donc bientôt psychologue.
    Je te conseille vraiment d’aller voir un/une psychologue clinicien/ne pour parler de ce traumatisme qui effectivement est loin d’être rare. La grossesse et l’accouchement sont des moments de transparence psychique.
    La méditation c’est super mais peut être que quelque chose de plus approfondi serait appréciable et permettrait de mieux temporiser ces sentiments de culpabilité, de peur.

    Je te souhaite une bonne prise en charge si tu décide de te diriger vers ce choix.

    Bisous.

  19. Je ne suis pas maman mais woaw tout ce courage que tu possèdes Léa, j’arrive presque à comprendre tes inquiétudes
    Je te remercie d’avoir franchi le pas quant à la rédaction de ce superbe article, tu arrives à retransmettre tes sensations comme il faut sans tomber dans le pathos
    Beaucoup d’empathie suscitée pour ma part, ce n’était pas toi la coupable ce jour-ci, il arrive parfois que certains moments nous échappent
    je te souhaite tout le bonheur du monde et beaucoup de courage pour la suite!
    Tu es une maman en or accompagnée d’un papa extraordinaire <3 Bravo à vous deux

  20. Je suis une jeune maman d’une petite fille de 6 mois, mon accouchement était différent, j’ai néanmoins connu le sentiment de la déception de soi même. Il faut du temps pour passer au dessus de certains événements. Et c’est compréhensible que tu puisses tant vouloir mais tu n’as pas de raison de l’être, ce n’était pas de ta faute. Tu es une jeune et jolie maman formidable. Sois fière de cela, de la merveilleuse famille que vous avez construit. Je t’envoie mon soutien, du courage même si tu en manque pas !

  21. Oh comme je te comprends à 200%. Je n’ai pas eu un accouchement horrible mais j’ai fais une belle hémorragie après la délivrance . Plusieurs heures à saigner car mon utérus ne voulait plus contracter. Pas de bébé contre moi, pas de papa à mes côtés…. Pour seul réconfort une adorable élève sage femme qui m’a dorloté telle une maman. Peu d explications sur le moment, bcp d agitation et pour moi une peur de mourir et de laisser mes deux enfants et leur papa. Je ne me souviens même plus du visage de mon bébé finalement je l’ai à peine vu…
    Oui tout est rentré dans l ordre. Oui bébé va tres bien, moi également. Oui il y a pire, non ce n’est pas dramatique mais oui ça fait peur, c’est traumatisant….
    Je te comprends tellement et tes mots font énormément de bien à lire. Courage ma jolie. Je crois qu’il ne faut pas regretter car tout était indépendant de toi mais surtout qu’importe comme elle a commencé c’est le début de votre histoire à tout les trois ❤️

  22. Je me retrouve un peu dans tes mots.Comle toi mon accouchement a été un véritable traumatisme,également provoqué mais par ballonnet qui est une méthode plus douce et naturelle que les produits. Traumatisme car à ce jour je ne sais pas exactement la véritable raison de cet accouchement provoqué par les médecins meme si je pense que le diabète gestationnel et la diminution des mouvements fœtaux ont joué sur la décision on ne me l’a pas clairement dit .Traumatisme quand en l’espace d’une minute on passe de « votre bébé sera là d’ici 3/4h Max «  à « le cœur ralenti on met les cuillères vous avez moins de 10min «  .je me suis tellement mis de pression pour la sortir vite que je n’ai pas même pas réaliser quand on a posé ma fille sur mon ventre,la sage femme me disait d’ouvrir les yeux mais je restais concentrée je n’arrivais pas à comprendre qu’elle etait enfin là. Ce traumatisme a été tel que j’ai le sentiment d’avoir « rater «  ma rencontre avec ma poupée surtout que j’ai eu des grosses complications à la délivrance dont j’en passe les détails car cela reste encore éprouvant pour moi d’en parler. J’étais dans une espèce d’état second dont j’ai eu du mal à sortir et même si j’avais’ ma fille dans les bras je ne réalisais pas je ne comprenais pas tout ce qui venait de se passer .
    J’ai eu du mal à accepter l’idée que j’avais besoin d’aide. C’est ma sage femme libérale qui m’a suivie tout le long de ma grossesse qui m’a dirigée vers une professionnelle car elle s’inquiétait beaucoup pour moi. Je l’ai écouté et je suis suivie depuis bientôt 2 mois …ça aide beaucoup. Mon bébé à bientôt 4 mois et j’ai toujours cette culpabilité de cette rencontre ratée…même si ma fille est en bonne santé elle a un gros besoin de proximité avec moi,de câlin comme pour se rassurer et quelque part me rassurer.

    Désolée pour ce récit un peu brouillon
    Alexia

  23. Salut,

    Je suit t’es video depuis un moment déjà et j’adore ce que tu fais.

    Je n’ai pas encore d’enfant mais ton témoignage m’as beaucoup touchée. Je suis sure que Gaspard ne se souviendra que de ta bienveillance et ton amour. Je suis sure que tu finira par te pardonner et que vous serez tous les trois très très bien.

    Merci d’être toujours si sincère avec nous et merci d’apporter de la bonne humeur.

    Des bisous

  24. 5 mois pour moi , que je revis en boucle cet accouchement, traumatisant violent moi qui voulait également accoucher à la maison mais projet avorté car pas d’en sage femme qui le pratique près de chez moi …
    Un déclenchement également on ne m’à
    bien fait comprendre que je n’avais pas le choix , ce foutu tampon qui m’a provoqué des contractions insoutenable, bye bye l’accouchement naturel , bonjour la péridurale et la médicalisation à outrance .. j’en garde une « belle »épisiotomie mais de quoi je me plains j’ai une fille en bonne santé … et bcp de rancoeur … j’en m’en veux tellement de ne pas être restée à la maison tranquillement…

  25. Vraiment je suis choquée qu’ils fassent une épisiotomie sans même demander l’accord à la mère…. Je n’ai pas encore d’enfants et je ne sais pas ce que c’est qu’un accouchement mais moi aussi je souhaiterais accoucher chez moi.
    En tout cas ne te culpabilise pas car tu es une maman formidable, et Gaspard aura une vie magnifique avec toute la bienveillance dont Samuel et toi faites preuve.

  26. Quel récit !
    Je me revois dans beaucoup de tes paroles même si la situation n’est pas similaire.
    J’ai dû également être déclenchée, j’ai dû avoir la péridurale et 15 personnes ont dû être présent au moment de pousser…
    Évidemment ce n’était pas pour les mêmes raisons, contrairement à toi, le mien, mon fils, ne devait pas attendre le terme pour être sorti. En fait, il ne grandissait plus..
    Ça a été un coup de massue… On m’annonce que mon propre bébé n’est plus assez bien dans mon ventre et qu’il faut l’extirper de moi au plus vite…
    L’équipe médicale m’a dit de tout ! Qu’il me fallait absolument la péridurale pcq la douleur de l’ocytocine était trop insupportable et que de toute façon il me l’a fallait pcq je risquais d’avoir une césarienne et que « si vous voulez être réveillée vous serez bien contente de l’avoir ! »..
    Et quand j’ai demandé comment allait être mon fils une fois dehors, on m’a répondu « il faudra probablement l’aider à respirer donc n’imaginais pas une seule seconde que vous l’aurez en peau à peau »…
    Puis il est sorti très vite finalement et en parfaite santé ! Seulement 2,030 kg à 37sa + 1 (finalement heureusement qu’ils l’ont sorti, il n’avait pas plus 1g en 1 semaine..)
    Et puis là, c’est parti pour la néonat… Et c’est vraiment ça qui m’a traumatisé…
    Ils ont surveiller sa glycémie toutes les 3h pendant 9 jours ! Imagine ses petits doigts et ses talons pleins de trous… Ils lui ont fait 3 prises de sang en 2 jours… Ils ne m’ont pas accompagné pour l’allaitement pcq « de toute façon à 2kg il est trop faible »…
    Et pas un seul jour ne s’est passé sans qu’il flanche ! Ils l’ont gardé pour se protéger ! Pcq il faisait que 2kg ! Même si il allait bien ! Même si il était plus tonique que beaucoup de bébés bien plus gros..
    On l’a récupéré en chambre il avait déjà 5 jours ! Ça fait 4 nuits sans lui, 4 nuits à faire les aller-retours entre ma chambre et la sienne…
    Le retour à la maison a été catastrophique…
    Personne, à part mon chéri, ne comprenait ce que j’avais vécu et surtout comment je l’avais vécu…
    J’ai eu beaucoup de mal à me « détacher » de mon fils.. Je ne le laissais à personne.. Et je dormais peu la nuit même quand il dormait…
    C’est la psychothérapie qui m’a aidé à réaliser que j’avais peur de le perdre.. Une peur indélébile, qui s’est gravé en moi après l’accouchement…
    Aujourd’hui ça va mieux, après six mois de difficulté, j’ai pu reprendre le travail et j’arrive à le laisser quelques heures et mes parents et mes beaux parents !

    J’ai l’impression que notre système médical est très brut… Qu’ils ont tendance à s’acharner trop et trop vite…

    Désolé pour le roman, je voulais te dire que tu n’es pas seule à avoir été traumatisée par ce jour qui est pourtant si précieux

  27. Waouh… Je crois que dire que ces mots résonnent en moi est encore trop faible tant ils traduisent le sentiment que j’ai eu en accouchant. J’ai également eu une episiotomie « surprise » (j’entends que cet acte a été réalisé sans mon accord et sans que j’en sois informée). Je crois que ce n’est malheureusement pas le pire car finalement ce qui a suivi était extrêmement violent. Le médecin qui entre dans la salle d’accouchement après la naissance de ma fille et qui sans un regard et sans un mot me recoud à vif et demande aux infirmière de me tenir pour ne pas que je bouge toujours sans s’adresser à moi et sans tenir compte de mes cris de douleurs. À ce moment là je serre ma fille contre moi en espérant que sa présence atténuera quelques peu la douleur… Puis il s’en va, toujours sans un mot et sans un regard. Aujourd’hui ces cicatrices physiques et émotionnelles sont toujours présentes. J’espère arriver à surmonter cela…

  28. Léa
    Je me retrouve un peu dans tes mots.comme toi mon accouchement a été un véritable traumatisme,également provoqué mais par ballonnet qui est une méthode plus douce et naturelle que les produits. Traumatisme car à ce jour je ne sais pas exactement la véritable raison de cet accouchement provoqué par les médecins meme si je pense que le diabète gestationnel et la diminution des mouvements fœtaux ont joué sur la décision on ne me l’a pas clairement dit .Traumatisme quand en l’espace d’une minute on passe de « votre bébé sera là d’ici 3/4h Max «  à « le cœur ralenti on met les cuillères vous avez moins de 10min «  .je me suis tellement mis de pression pour la sortir vite que je n’ai pas même pas réaliser quand on a posé ma fille sur mon ventre,la sage femme me disait d’ouvrir les yeux mais je restais concentrée je n’arrivais pas à comprendre qu’elle etait enfin là. Ce traumatisme a été tel que j’ai le sentiment d’avoir « rater «  ma rencontre avec ma poupée surtout que j’ai eu des grosses complications à la délivrance dont j’en passe les détails car cela reste encore éprouvant pour moi d’en parler. J’étais dans une espèce d’état second dont j’ai eu du mal à sortir et même si j’avais’ ma fille dans les bras je ne réalisais pas je ne comprenais pas tout ce qui venait de se passer .
    Traumatisme car le corps médical a agit sans expliquer,sans considération,les sages femmes ont certes été adorables mais elles n’ont rien fait pour me rassurer notamment au moment des cuillères et encore plus lors des complications où j’ai eu le sentiment de n’être plus qu’un bout de viande qu’on venait observer.Je me souviens d’une dizaine de personnes dans la salle les yeux rivés sur mon entrejambe,je me souviens de la douleur quand on m’en recousait et de celle ressentie après( je crois que c’est ce qui m’a le plus traumatisé ) qui m’empechait de profiter de ma fille
    J’ai eu du mal à accepter l’idée que j’avais besoin d’aide. C’est ma sage femme libérale qui m’a suivie tout le long de ma grossesse qui m’a dirigée vers une professionnelle car elle s’inquiétait beaucoup pour moi. Je l’ai écouté et je suis suivie depuis bientôt 2 mois …ça aide beaucoup. Mon bébé à bientôt 4 mois et j’ai toujours cette culpabilité de cette rencontre ratée…même si ma fille est en bonne santé elle a un gros besoin de proximité avec moi,de câlin comme pour se rassurer et quelque part me rassurer.

    Désolée pour ce récit un peu brouillon
    Alexia

  29. Yon article me laisse sans voix … merci de t’être livrée avant autant de sincérité ! Je ne suis pas maman ni medecin, je travaille dans la petite enfance mais ces mots la vont me permettre de faire plus attention aux ressentis des parents …
    On dit qu’on oublie vite la douleur de l’accouchement … merci de nous avoir livré ta vérité ! ❤️

  30. Bonjour Léa,

    Un traumatisme tel que le tien est très difficile à surmonter même entourée de ses proches, tu devrais peut-être penser à discuter avec un psychologue pour pouvoir te soulager et guérir complètement de cet événement traumatisant, il peut parfois y avoir des sequelles suite à ce type d’evenement bouleversent, il ne faut pas sous estimer les risques.

  31. Bonsoir Léa,

    Je ne suis pas maman.. mais tes mots mon profondement touchées.
    C’est la deuxième fois que je lis un témoignage comme celui-ci. Et je trouve cela tellement honteux.. Je n’ai pas les mots..

    Je t’envoie tout mon soutien et toutes mes pensées positives..
    Et je suis persuadée que ton fils est fier d’avoir une maman comme toi.
    Je t’embrasse

  32. Bonjour Léa,
    J’ai également « subit » mon accouchement, comme toi je m’étais préparée à donner la vie de manière naturelle, hypnose, homéopathie, chant prénatal,….le jour venu j’étais sereine, sûre de moi, les contractions étaient présentes depuis 5h et environ toute les 3 à 4 mn, nous partons donc à la maternité…avec dans l’idée de rencontrer prochainement notre bébé et de découvrir enfin qui se cachait en moi….petit gars, petite fille??
    Prise en charge ok, examen et tout ce qui s’ensuit, on me dit que le col n’est qu’à 1, commence alors une longue attente….5h plus tard et ce malgré des contractions toujours présentes, le col n’as pas bougé, on me dit que c’est du faux travail, je rentre chez moi….avec du doliprane! Et une petite déception….
    Le soir même après plus de 20 h de contractions nous décidons de retourner à la maternité, rebelote examen, col à 1 retour, on me renvoie chez moi…..
    Lendemain matin , après une nuit blanche, extrêmement douloureuse nous retournons à la maternité, et la j’ai eu droit à des « mais madame c’est toujours long pour un premier » ou encore « c’est votre utérus qui ne fonctionne pas »,je sent, je sais que quelque chose ne va pas, deux jours de travail, et je rentre encore chez moi…..a bout de force, décontenancée….
    Dans la nuit je me sens très mal mon conjoint me ramène à la mater….même processus, sans me demander quoi que ce soit on me pose une perf pour arrêter la douleur des contractions, je dors un peu….et la douleur revient très vite, au matin du troisième jours, le col est à 3 un anesthésiste arrive me dit qu’il me pose une péridurale, je reste sans voix…..plus la force de défendre mes choix, mon accouchement, mon tout petit, la journée se passe, la fièvre monte, je délire, j’ai des souvenirs très flous, on m’as percé la.poche des eaux , injecté de l’occitocine de synthèse,…..19h le personnel se décide à appeler le chef de service car mon bébé est en détresse, le verdict tombe, césarienne code rouge, « ils ne tiendrons pas plus longtemps » dit le chirurgien……
    Mon bébé n’aurait jamais pu sortir.seul du fait d’un cordon trop court, je ne savais même pas que celà était possible…..9mois et demi plus tard la douleur physique a laissé place à la psychologique, alors merci Léa pour ton témoignage, pardon pour le bagage que je viens de larguer ici….

  33. J’ai aussi très mal vécu mon accouchement. Je m’etais Imagine beaucoup de scénarios mais aucun fut le bon. j’ai Dépasse terme comme toi. Les contractions se sont déclenché le lendemain de mon terme. J’arrivais plus ou moins à les gérer. Au bout de 6h de contractions a la maison, nous sommes parti à la maternite. Le travail ne s´etait pas mis en route. Mais le cœur de ma princesse ne leur plaisait pas… ils m’ont gardé. J’ai enchaîné + de 24h de co’tractions Douloureuses dans le dos… plus le stress qu ils’ m’ont fait monté car à chaque monito je restais 2h allongé et je voyais les sages femmes’ faire des aller retours paniquer sans rien me dire. Et j’avoue que je m’en veux de pas leur avoir demandé mais j’avoue que j’étais tellement concentré sur ma gestion de la douleur. Devant le rythme cardiaque de mon petit amour et le travail qui n’avance pas, ils me laissent pas le choix et me descendent à Terme+3 pour être déclenché. Les douleurs deviennent ingérables. Sans demander mon avis et devant ma souffrance ils m’ont descendu à 23h pour la peridurale. J’ai eu le droit à toutes leurs hormones. J’ai pas connu les contractions rapproché. J’ai dû poussé en dehors des contractions. Je n’ai pas d’un d’episio mais une grande déchirure. J’ai tellement mal vécu cette accouchement que les deux premiers jours où elle est née j’ai fait que pleurer. Une psychologue est venu me parler. Mais j’avoue que j’ai toujours du mal face à cet accouchement. Mais on s´accrocje devant la poupette qui a aussi ces petits soucis. Courage ❤️

  34. Sans avoir vécu quelque chose de similaire, je peux comprendre. Pour ma part, j’avais peu d’attente, je voulais juste que tout le monde aille bien, j’ai eu la chance d’avoir un bel accouchement, médicalisé certes, mais tout s’est fait assez naturellement. Sauf une chose, l’épisio. Je n’en voulais pas, c’est une des première chose que j’ai dite à l’accouchement. Mais finalement Léon arrivait « trop vite » et s’est rapidement trouvé bloqué par ces quelques centimètres de chaires. Alors hop, avec mon « accord », petite épisio. Elle n’a jamais été douloureuse et a parfaitement cicatrisé, j’ai appris plus tard avoir été accouché et donc recousu par un des meilleur gynéco de l’établissement, qui fait rarement des épisio et qui recoud en essayant de laisser peu de traces. Il a fait son job certes. Mais je pense qu’un accouchement plus naturel m’aurait éviter cela, éviter aussi les douleurs due à la poussée (hémoroides bonjour!) et tout qui pèse beaucoup trop parce que.. la position gynéco n’est CLAIREMENT PAS la bonne !!! J’en ai encore mal au dos et au cuisse. Pourtant ça n’a pas durer longtemps. Mais voilà, cela m’a fait reflechir et si deuxième bébé il y a, ce sera position naturelle et sans péridurale, pour vivre à 200%.
    Je t’embrasse, j’espère que la méditation t’aidera à accepter. ❤️

  35. J’ai moi même été déclencher 3 jours après terme, après de longue heure de contraction douloureuse ou a chaque toucher pour verifier mon col était un calvère, la sage femme me dit que même si mon col n’est qu’a deux cm ils vont me poser la péridurale, au final l’anesthesiste qui n’y arrive pas et qui me pique 5 fois !! La 5 eme fois je sensoriel plus ma jambe droite il me dit c’est bon je lui dit mais je sens encore toute les contraction et mon autre jambe, il me dit sa va venir, je le crois, au final en 3h je suis passer de deux a 10cm, moment de pousser je leur dit elle arrive je la sens arriver, on me dit de la retenir (ils son marrant tiens elle sortais seule ) au final il s’installe je pousse deux fois et elle est la, comme la péridurale ne fonctionner pas j’ai senti quand ma fille ma dechirer en passant et la commence le calvère.. On veut me recoudre je leur dit anesthesier j’ai pas la péridurale, on me dit mais si injecter vous une autre dose je leur dit que sa marche pas on m’ecoute pas et hop on plante l’aiguille, affreuse sensation de sentira l’aiguille et le fils passer :( je hurle et je bouge dans tout les sens au final on me met sous gaz hilarent, sa marche et puis l’infirmiere part et enleve le gaz alors qu’il rester des points a faire et la rebelote trois points sens rien.. J’ai vraiment mal vecu mon accouchement.. Cette zone de mon corps me fait peur a chaque rendez vous gyneco.. Même pour les rapport il m’arrive d’avoir peur d’avoir mal a l’endroit de la cicatrice car pendant longtemps elle ma fait tres mal car il lon mal fait.. Courage Léa a ton prochain bebe tu fera ce que tu souhaite

  36. Bonsoir Léa.
    Je te trouve très courageuse de parler de cette douleur que tu ressens. J’espère que tu te sens un peu plus délivrée. Je suis jeune et loin d’être maman mais le sujet me facine. Je révé d’avoir un enfant dès que possible. Mais la vérité c’est que je suis térrifiée par la grossesse mais surtout par l’accouchement. Il y a trop de choses dont personne ne parle ou trop de femme qui subissent des violences par des professionnels. Je refuse de vivre ce genre de choses. Alors je réfléchei sans cesse à la meilleure façon de réaliser un de mes r^èves sans qu’il en devienne un cauchemars. Je suis très touchée par ton histoire et par celle de toutesles femmes et les efants qui passent par la. J’avais vu une vidée sur des violences médicales si je retrouve le lien je te la partagerais sur les réseaux.
    Tu es une super maman n’en doute pas quoi qu’il arrive.
    Love you.

  37. Mon deuxieme est un bebe surprise(sterilet) une grossesse difficile a accepter le 1er trimestre. Il etait prevu le 28/08/2018 pour les 1 an du deces de mon pere je voulais qui naisse avant cette date mais de facon naturelle. Pour mon premier j’avais fait des cours d’accouchement a l’hopital qui m’ont absolument rien a pris je n’ai pas su gerer mes contractions. Pour le deuxieme je voulais un accouchement ou je suis active. J’ai trouve une super sage femme avec qui je faisais du shiatsu et qui m’apprenait a m’apaiser. Malheureusement j’ai eu une fin de grossesse compliqué allite a partir de fin juin car col deja ouvert, on m’explique aussi que jebserausb serais declanche le 15/08 au plus tard carv c’est un gros bb. debut juillet une hospitalisation car bb ne bougeait pas beaucoup et le travail avait commence ils l’ont donc arreter. Debut aout bebe ne rebouge casiment pas tout allez bien mais il ne bougeait plus j’avais tellement peur depuis plus d’un mois que j’ai dit oui pour le declanchement. Une super equipe il me l’on declancher le 9/08 a 11h sans mon mari qui chercher a faire garder notre ainé il est arrivé vers 13h. Les contractions ont commence vers 14h elles etaient hyper intense et forte ce qui m’a gener c’est le fait de ne pas pouvoir gerer je devais rester allonger pas bouger je me sentais prisonniere !!! A 17h j’ai eu la peri car je n’avais casiment pas de repit entre chaque contraction a 21h je leur dit que la.peri ne fonctionne plus mais elles etaient occupe je faisais malaise sur malaise je n’etais pas bien a bout de force je sentais tout. A 22h on c’est installe la pousse a ete horrible tellement j’avais mal. Mon fils est ne a 22h22 sans crier il avait bu trop de liquide… a sa naissance il ne tetait pas n’avait pas le reflexe de sussion. Mais personne m’ecouter il faisait des poses respiratoires on me disait que c’etait pas grave au bout de 2 jours il avait perdu 1/10de son poids heureusement pour nous c’etait un gros bebe. Je l’ai nourri au doight paille et on m’a laisse sortit comme ca. J’ai galeré le 1er mois il prenait casiment pas de poids pour le faire manger je tirais mon lait je lui donnais dans un biberon avec une tetine de 6_12 mois a debit rapide seul moyen qu’on ai trouve pour le faire manger. De plus il avait un enorme RGO est toujours de grosse pause respiratoire. Personne ne m’ecoute je me bas seul…. pour ses 1mois notre medecin traitant est enfin revenue de vacances elle a vu ma detresse et quelqu’un c’est enfin occupe de mon fils il a ete hospitalise 2semaines. Il a la maladie pierre robin donc tout a etait mis en place biberon special reducation etc… c’est un bebe depuis la naissance qui a besoin d’enormement de repos et d’etre caliner sans cesse. Je ne peux m’empecher de me dire que si on avait attendu qu’il se decide il ne serait pas tout le temps angoisse comme ca. Je pense que pour lui ca etait trop violent….

  38. Ma chère léa, merci piur ton honneteté et ton courage de partager cette expérience si intime que hélas est toujours dorée et pailletée sur les réseaux sociaux ! Je suis maman dune petite fille de 27 mois qur jai eu sans péri un accoichement très long et douleux oh oui très douleureux qui a eu le malheur darriver un dimanche soir avec une seule sage femme pour tout le service. Aucun accompagnement dans les moments les plus durs, on te laisse le monito branché alors que t’es à dilatation complète mais il fait attendre … on te prend ton enfant pour le mettre sous les néons à caise dune jaunisse sans même te laisse le choix on ose même te dire que ca te permettera de dormir ! Comment dormir alors que ton tout petit d’à peine 24h est seul, nu … et j’en passe !! Lèa, cjai envie de te dire que cest normal si tu culpabilise cest un peu ca aussi être mère je ne peux pas te dire que ca va disparaitre du jour au lendemain mais saches que ton enfant sait que tu es la meilleure mère pour lui et ca cest une certitude. Ne te focalise pas trop sur le lien entre cet accouchement difficile que vous avez vecu et ses besoins dêtre tout le temps contenu, il est ce quil est et je pense que tu réponds avec le papa haut la main à tous ses besoins et attentes !malgré la fatigue, quand on devient parents on fait comme on peut pas comme on veut alors sois tolérante envers toi même tu es une mère formidable. Je tembrasse !

  39. Je viens de lire ton article, je suis admirative de cette force et de ce sang-froid qui t’a permis de tenir durant ces longs mois! Je ne suis pas maman je dis souvent que je ne suis pas encore prête que je n’y arriverai pas et donc que je ne veux pas et pourtant paradoxalement j’ai envie de créer une relation avec celui que j’appellerai mon enfant. je prends des exemples en suivant des mamans, des femmes, qui pensent comme moi du moins je le ressens comme tel. Mais malheureusement tu es la deuxième mère dont j’ai suivi la grossesse et l’accouchement qui a subi des violences obstétricales… je suis tellement navrée de l’entendre, on voit cette force et ce bonheur qui fait partie de votre vie mais je comprends, du moins j’entends cette souffrance aussi physique que mentale qui puisse te peser et elle me fait peur également dans la mesure ou je me rends compte que les médecins pratiquent cette méthode plus « couramment » et que beaucoup de femmes taisent, voulant « oublier »… Je suis loin d’être médecin, je suis loin d’être maman mais je pense que les médecins usent de leurs pouvoirs et abusent de cette méthode… j’ai peur qu’un jour ca m’arrive également, j’ai peur qu’un jour je n’y arrive pas et je pense que cette peur engendre cette idée de toujours repousser l’idée d’avoir un enfant et de dire avec légèreté « je n’en veux pas » et de rajouter quand même « pour le moment… » comme si j’espérais que cela change car oui j’espère que cela change tout comme les mentalités et les points de vues. Quand je pense par exemple à la fois où tu as allaité sur la terrasse d’un bar et que le serveur ait été « choqué », je ne comprends pas comment cela puisse être possible… mais tu avais touché dû doigt une des causes probable, la sexualisation du corps. je ne sais pas si je pourrai le faire quand j’aurai un enfant mais je sais que c’est important pour l’enfant… je divague mais ton article et la détresse perçue dans tes mots relatant ce souvenir m’ont ému…

  40. Ça fera 3 ans le 28 mai… 3 ans que ma 2eme merveilleuse petite fille est venue au monde mais bientôt 3 ans où je n’ai pas accouché… J’ai fait une appendicite enceinte de 8 mois qui a été décelée trop tard. Césarienne en urgence sous anesthésie générale pendant qu’on demandait à mon mari de signer un papier pour savoir qui sauver d’elle ou moi… Bientôt 3 ans plus tard ça me hante encore et je m’excuse auprès d’elle de ne pas lui avoir donné la vie… Mais comme tu dis, pour les autres c’est du passé, ils ne l’ont pas vécu au plus profond d’eux mêmes, il ne comprendront hélas jamais…

  41. Ici on m’a obliger à avoir une césarienne car bébé était en siège. On m’a dit si vous essayer par vois basse il y a beaucoup e risque de décès. Et vous comprenez vous avez du diabète gesta et patati patata. J’ai pas oser m’imposer. J’avais peur.. Je me suis retrouvé seule au bloc , sans papa. Je me suis retrouver seule à entendre le gynéco de garde dire : On test. 20 minutes plus tard , 20 très longue minute à bouger mon ventre dans tout les sens j’entend mon fils. On me l’a montrer 3 seconde. Et j’ai du attendre 40 minutes pour le voir. La relation actuel fait que je le surprotege , je ne supporte pas de le voir avec quelqu’un d’autre à part son papa… Je n’accepte pas d’avoir eu une césa d’urgence car mon accouchement c’est déclencher 2 jours avant la césa programmer.

  42. Je te comprends tellement mais tellement !!
    J’ai vécu un accouchement traumatisant.
    Je m’y étais bien préparé aussi donc je n’avais aucune angoisse, aucun à priori et d’un côté heureusement mais je me suis laissé embarqué dans tout ça. J’ai eu la péridurale beaucoup trop tôt et un travail qui a duré plus de 14h avec 40 min de poussée. Une episio parce que « on a pas le choix Mme » et les forceps… Mon fils a vécu un accouchement terrible. Il a été abîmé au visage avec les forceps, une belle plaie et 5 min après sa naissance il étais sous doliprane pour les douleurs. Il ne se calmé pas. Je m’en veux tellement de ne pas avoir dit non à la péridurale et à ce charcutage. Quand je parle de mon accouchement s’est encore très difficile à accepter pour moi, j’ai encore l’émotion qui est très présente et quand je regarde mon fils de 13 mois je m’en veux… Encore…

  43. Bonjour Léa,
    Etant étudiante en 6ème année de médecine mon jugement est forcément biaisé. Non que je remette en cause ta souffrance mais je trouve cet article nocif et instaurant un climat de méfiance et dualisation envers le corps médical. L’accouchement est certes un moment magique mais surtout pourvoyeur de complications nombreuses et potentiellement gravissimes pour la mère et l’enfant il faut parfois agir dans une extrême vitesse au prix d’un climat d’anxiété pour l’équipe médicale ET la maman, loin de ce que tout le monde souhaiterait.
    Alors oui : le bébé pleure, hurle quand il sort il est terrifié comme tout bébé dont les poumons s’adaptent pour la première fois à la vie extra utérine, on lui met des gouttes dans les yeux pour prévenir une éventuelle infection (surtout dans ton cas avec un temps de travail prolongé et un temps de membrane rompue prolongée). De même l’épisiotomie vécue comme un acte violent mais dont le but reste de protéger la mère d’une déchirure voir d’un éclatement du périnée surtout avec un grand bébé bien portant.
    S’imaginer un accouchement doux et paisible chez soi est possible mais nous préserve (un peu trop) de ce que donner la vie est vraiment.
    L’accouchement est un moment ambivalent, à la fois le plus beau d’une vie mais aussi l’un des plus incertains de par la multiplicité des scénarios qu’il peut engendrer, scénario qu’une équipe médicale nombreuse connait bien.
    Non que je nie la réalité des violences obstétricales mais parfois le calme et la sérénité seront sacrifier pour sauver un bébé et / ou une mère (cf hémorragie de Benkiser, procidence du cordon ect ect)
    Néanmoins bon courage pour te reconstruire en te souhaitant de vivre un accouchement qui t’épanouiras (si tu le souhaites)
    Bonne soirée

  44. Et si c’était a refaire tu ferais quoi alors ? Attendre sagement chez toi que bébé pointe le bout de son nez au risque de mettre sa vie en danger ? Un bébé n’est pas fait pour rester plus de 9 mois dans le ventre de sa mere… Les conséquences auraient pu être davantage dramatiques que ce que tu as vécu! Surtout que je me rappelle bien de ta vidéo sur ton accouchement, les médecins t ont quand meme laisser plusieurs jours de répit…

    Moi je pense surtout que tu as beaucoup trop idéalisé ton accouchement, certainement nourrie de toutes tes lectures sur le thème… La vraie vie, c’est pas toujours comme dans les livres! Ca te fera peut etre réfléchir pour le deuxieme….

  45. Comme je te comprends Léa… Nous avons accouché de notre petit Raphaël il y a 15 mois maintenant. Comme nous le souhaitions dans une petite maternité labelisée « ami des bébés ». Un accouchement tout en douceur, naturel, paisible, dans la baignoire, juste une sage-femme présente aux côtés de mon mari, de la musique… Et pourtant, aujourd hui Raphaël a 15 mois, il se réveille toujours 7 à 10 fois par nuit en me cherchant tout angoissé. Il a besoin d être énormément porté… Et moi aussi je culpabilise: aurais je du choisir plus de médicalisation pour qu avec une episiotomie, il sorte plus vite, pour qu il soit aspiré et donc moins gené pour respirer au début de sa vie ?
    Au fond de moi je ne pense pas… Et contrairement à toi, je n ai pas subi de violences, j en ai été préservée. Mais peut être est ce notre statut de maman qui veut ça de toute façon? Le moment de l accouchement restera de toute façon traumatisant pour nos bébés…
    Je te souhaite du courage pour traverser ces moments de doute, ils ne sont pas faciles. Mais dans ces moments je regarde mon fils ou je l allaite, et je ressens alors cette connexion qui me fait dire que, malgré tous les choix que je pose pour lui tant qu il ne peut pas le faire seul, malgré mes erreurs sûrement, c est tout ce qu on construit chaque jour qui compte.

  46. Je n’ai pas d’enfants, je ne peux pas comprendre ta douleur mais je suis de tout coeur avec toi. Je sais ce que c’est que d’être traumatisée par l’hôpital et je n’arrive toujours pas à effacer cet épisode de ma vie. Tu es une femme forte et qui ose parler de ses peurs et de ses doutes. Je te soutiens énormément et j’espère du plus profond de mon coeur que ton mal-être partira et que tu pourras profiter de ta vie comme tu le mérites. On t’aime fort ma Lea et on est la pour toi ❤

  47. Hello Léa,
    Ton article me touche beaucoup
    J’ai 20 ans, je suis étudiante en médecine et pour autant certaines pratiques me laisse sans voix …
    Pratiquer sur toi une épisiotomie sans ton accord est juste horrible ….
    même si je suis loin pour l’instant D’avoir des enfants, la nouvelle tournure de ton blog, et de ta chaîne de vlog me passionne, j’aime bcp découvrir de nouvelles méthodes d’education qui Parfois ne me correspondraient pas mais qui sont pour autant très intéressantes !
    Merci d’avoir partagé ton expérience, il faut faire bouger les choses et ne pas imposer aux femmes des choses qu’elles ne voudraient pas
    Gros bisous à toi et à petite famille ♡

  48. Chère Léa. Je comprends ton sentiment de perte de contrôle. J’ai donné naissance à ma fille Alix il y a trois mois en urgence par césarienne. Ma fille est née avec une leucémie et nous à quittée 10 jours plus tard. Le ciel m’est tombé sur la tête. Jamais je n’aurai pu imaginer que cela soit possible avec une grossesse plus que parfaite. Ne t’en veux pas. Tu as fait du mieux que tu pouvais ce jour là. Et je suis convaincue que le milieu médical fait du mieux qu’il peut aussi pour assurer un maximum de sécurité aux mamans et aux bébés. Car parfois les situations sont dramatiques. Et heureusement, ton petit chat est la maintenant. Je crois que les mamans ont vite un sentiment de culpabilité qui se développe, quelles que soient les circonstances. L’accouchement, l’allaitement, le travail etc. Cela cache peut être une angoisse plus profonde de mal faire? Tu as raison d’essayer d’en parler à quelqu’un. J’espère que cela pourra t’apaiser et te rassurer sur le fait qu’une maman est pour son enfant toujours la meilleure maman du monde. Je t’embrasse

  49. Bonjour,
    Je découvre tout juste ton blog aujourd’hui. Je lis cet article… et j’ai les larmes aux yeux et une énorme boule dans la gorge.
    J’ai un peu le même ressenti sur mon accouchement, déclenchement, hémorragie du au declenchement, bébé avec un cordon autour du coup qui a du partir en neonat juste après qu’on me lai posé quelques secondes… Il est né à 5h58, je l’ai vraiment vu à 10h30 et pris dans mes bras à 14h…
    Certes dans mon accouchement il y a des choses qui se sont bien passé et la sage femme a vraiment été en or mais je m’en veux enormement et je voudrais tant le revivre et changer les choses.
    Ma plus grosse crainte, un nouvel accouchement ça m’angoisse énormément et si ça devait arriver j’ai peur que si tout se passe bien, faire une différence entre mes 2 enfants.
    Bref mon fils c’est ma vie et je l’aime plus que tout mais le démarrage n’a pas été comme je l’imaginais malheureusement. Tu nai pas seule loin de la…
    A bientôt… J’ai énormément envie de mieux découvrir ton blog.

  50. Salut Léa , je me retrouve un peu dans ton récit. J ai vécu une réelle violence obstetrical. J en souffre toujours alors que ça va faire 1 an ce jeudi.. Je ne digère toujours pas la manière dont on m a traiter de plus j ai eu droit à des violences psychologiques venant de la psychologue de la maternité au vu de mon âge ( 19 ans quand j ai eu bébé ). Ça m a beaucoup marquer . De plus suite à cet accouchement affreux j ai du rester aliter 6 semaines donc autant dire que ça a ruiner mon allaitement et mon début de rôle de mère.. je suis très mal psychologiquement j ai même penser à en finir car pour moi c’est de ma faute.. J ai failli y rester et bébé aussi.. Maintenant je suis même handicapée car je ne pourrai plus jamais courir n y faire d abdo car cet hôpital a bousiller mon périné . Heureusement j ai un compagnon génial qui a su être là. Gros bisous à vous

  51. Tes mots me serrent le coeur. En temps que future sage-femme, je me promets de toujours être sûre d’avoir l’accord des femmes avant de faire quoi que ce soit. Pour un accouchement dans le respect des femmes, de leurs bébés, de leurs envies et de leurs besoins. Et toujours avec leur consentement. Ca me brûle le cœur que vous ayez subit cela.
    En plus de la méditation, je te conseille la sophrologie, je pense que cela pourrais t’aider.
    Plein de courage, je te souhaite de réussir à panser tes blessures.

  52. Bonsoir Léa.
    Je te trouves courageuse de partager ta douleur et ton expérience avec nous. Je suis jeune et je rêve d’avoir un enfant. Seulement j’entend tellement de choses. Il y a tellement de violence, de soucis que tout ça me fait peur. Je réfléchie à comment réaliser mon rêve sans qu’il ne devienne un cauchemars. Je prend des témoignages et des conseils. J’élabore un peu la chose mais l’accouchement me fait très peur.
    J’ai pu voir une vidéo de témoignages sur les violences gynécologiques et franchement j’en reste choquée. Mon tempérament de feu ne pourra pas survivre à de telles choses. J’ai encore le temps mais j’espère pouvoir faire les choses au mieux.
    Ne te sens pas fautive du moins essaie. Tu es une super maman malgré tout ça. Utilise cette douleur comme une foce pour te battre et piur faire de ton petit bout un homme merveilleux.
    Love you.

  53. Quand on voit, par tes vidéos et tes articles, l’attention de fou que tu portes à l’éducation positive de ton enfant, je pense que c’est ça a qui résonnera en lui et qui le forgera ! Tu as l’air tellement faite pour la maternité, et Samuel aussi a l’air top dans son rôle de Papa. On ne voit pas tout dans tes vidéos, mais perso je suis bluffée de l’évolution de Gaspard, il a l’air ultra épanoui ce petit bonhomme !
    Pour ma part, je culpabilise d’avoir écouté les conseils bidons de mon entourage avec mon premier fils (« laisse le pleurer », « il fait un caprice », « il faut qu’il s’habitue à s’endormir seul »…), je ne reproduis pas ça avec son petit frère et on se sent tellement mieux tous les deux. Mais les regrets restent là…
    En revanche j’ai eu la chance d’avoir deux accouchements géniaux, j’ai accouché dans la salle naturelle de ma maternité, sans péri, en comité réduit, sans forcing… Le rêve, je suis nostalgique du coup !

  54. Je te remercie de ce témoignage, je me reconnaît personnellement dans tout ce que tu dis… Mon fils a trois mois maintenant (et il est en bonne santé alors comme dirait tout le monde, je ne vais pas me plaindre car il y a bien pire) mais j’en n’ai rien oublié, je suis comme toi traumatisée et il me faudra beaucoup de temps pour accepter et digérer! Même schéma: déclenchement-peridurale-20h de travail mais ensuite césarienne en urgence… finir sur une table d’opération et dans cet environnement froid était très particulier pour accueillir mon fils… On m’a volé mon accouchement, mon corps, mon choix…
    Les larmes coulent rien qu’en y repensant.
    Je n’ai pas encore trouvé ce qui pourrait me soulager pour oublier …

  55. Ton témoignage est courageux mais reflète malheureusement une tendance générale… Il reflète une réalité que l’on ne peut plus nier : on empêche les femmes d’être en pleine possession d’elles-mêmes et de leurs corps. C’est affreux. Il y a beaucoup de travail à faire, informer, expliquer, montrer. C’est un travail de chaque jour, qui vaut la peine d’être mené. Pour nous réparer nous, ces mères meurtries par des naissances catastrophiques. Pour nos bébés, effrayés dès leurs premières secondes de vies. Pour tous les bébés à venir. Merci Léa !

    Je me permets également de te soumettre la kinésiologie pour un travail en profondeur des traumatismes présents chez bébé mais aussi chez maman et papa…

    Bonne route à vous 3 !

    Zoë

  56. Pour ma part je n’ai pas eu la chance de pouvoir accoucher naturellement. On m’a programmé une césarienne pour cause d’hyper Tension et que mon bébé était en siège. Au début on me disait que malgré ces contraintes je pouvais accoucher naturellement… je me rend à mon dernier rendez vous ( un mardi ) et c’est là qu’on m’a annoncé «  madame on vous fait accoucher demain par césarienne «
    J’ai accouché les 22/11/2017 la date «  prévue «  était le 07/12/17.
    En soi la césarienne s’est bien passé même si je n’ai pas eu le contact directement avec mon bébé. Je me serai également passer des commentaires durant l’intervention du genre «  allez, incision … écarteur ! «  et j’en passe…
    Je n’étais juste pas préparer à accouché du jour au lendemain .
    Ton témoignage est très touchant ( il m’a mit la larme à l’œil ) et c’est très bien d’en parler je trouve pour recevoir des avis de personnes «  neutre « 
    Je t’embrasse, et pleins de bonnes choses pour la suite :)

  57. J’ai vécu un accouchement assez dur mais complètement différent. Je suis tombée enceinte fin juillet 2016, terme donc pour fin avril. Fin avril, je passe en grosse surveillance avec monitoring tout les deux jours, vérification du col jusqu’au 2 mai ou je fais finalement mon entrée en clinique pour déclenchement avec un tampon d’ocitocine (je ne sais même pas comment ça s’écrit), bref donc j’ai un premier tampon de mardi soir jusqu’a mercredi soir, aucun effet mais voilà on m’avait dit que ça pouvait prendre plusieurs heures/jours donc on me le retire et dans la foulée on m’en remet un deuxième que je garde jusqu’à vendredi matin 8h. On m’osculte et toujours rien, j’etais toujours ouverte à un pauvre centimètre donc autant dire que c’était quedal…. a 8h30, le même jour, on me met sous perfusion en me disant que normalement avec des tampons et une perfusion, ça devrait marcher. Donc moi pleins d’espoir, je dis ok super, et bah à 14h j’étais toujours à 1cm. Donc finalement le 5 mai 2017, je finis en salle d’opération pour césarienne. Le pire c’est de savoir que je suis restée presque 4h dans une salle de réveil alors que je venais de donner naissance à mon bébé… et comme si je n’avais déjà vécue quelque chose de dur, la douleur est atroce les jours d’après. J’ai même pas pue lui donner entièrement son bain tellement j’avais mal, plus le fait d’etre mère célibataire et de te voir tout les papas avec leurs bébés, et avoir clairement foirer mon allaitement parce que je n’ai pas été assez informée par les différentes personnes. Voilà je n’en garde pas un bon souvenir, sauf jusqu’a ce que je retrouve mon bébé ! Mais ça ne m’empeche pas d’en vouloir encore, j’espère juste que ça passera mieux ! J’espère que tout ira mieux pour toi ! Je te fais pleins de gros bisous !

  58. Tes mots m’ont tant touchée, j’espère un jour avoir la chance de devenir maman a mon tour et te voir avec ton fils me montre à quel point la maternité peux être merveilleuse.
    Et en même temps, j’entend trop souvent des femmes blessées au plus profond d’elle-même, des femmes et des mères qui ont vécus en ce jour si spécial qu’est la naissance d’un enfant, des choses inacceptable.
    Tu n’as pas a t’en vouloir, au moments de l’accouchement la douleur, la fatigue et puis surtout la peur que quelque chose ne se passe pas bien pour ton bébés, la peur de scénario catastrophe te fait accepter certaine chose a contre coeur.
    J’ai entendu un témoignage d’un femme ayant eu une épisio sans consentement, ont lui a simplement dis que c’était pour aller plus vite alors qu’elle n’a poussée que 10 minutes…
    Tu n’es pas seule, et je suis sûre que tu pourras trouvée d’autre femmes avec qui en parler qui pourront t’aider a faire le deuil de l’accouchement que tu avais espéré et t’aider également a panser tes blessures.
    Merci et félicitation d’avoir eu le courage de nous en parler aujourd’hui !

  59. Je lis une profonde culpabilité dans ton message, je pense que tu n’as pas à t’en vouloir et que le temps fera son travail… une naissance est pleine de surprises (bonnes comme mauvaises) et le lien que tu tisses avec ton fils t’apprendra à surmonter cette épreuve ! Surtout ne t’en veux pas. Je t’embrasse fort

  60. Témoignage extrêmement poignant. Je ne suis pas encore maman, mais c’est un futur certain pour moi et mon compagnon.
    Je t’avoue que jusqu’à présent, je ne comprenais pas bien l’interet de l’accouchement à domicile, en dehors d’un hôpital. Cela me semblait simplement dangereux et risqué, comparé aux peu d’avantages que l’on pouvait en retirer. Ton article me fait totalement changer de perspective. Se plonger dans ton expérience est terriblement déconcertant. Je n’avais jamais envisager le fait qu’un accouchement pouvait être aussi brutal et que la « sur-medicalisation » pouvait tant priver une maman d’un lien fort avec son bébé.
    Je m’interroge sur le point de vue de Samuel, en tant que futur médecin, lors de ces moments difficiles ? A-t-il pu exprimer vos opinions ou pas du tout ? Lui a-t-on accorder du crédit ? Que pensait-il des « menaces » des médecins par rapport à votre santé à toi et Gaspard ?

    Merci de partager tout ça avec nous, je comprends à quel point cela a dû être difficile de nous communiquer de telles émotions.

  61. Bonsoir Léa, j’ai vécu moi aussi un accouchement traumatisant… très différent du tien. Ma fille avait un rciu donc 1kg840 à terme . Donc césarienne car accouchement à haut risque … césarienne que j’ai vécu seule car ils n ont pas voulu que mon mari soit là… Je n’était tellement pas assez preparer à une césarienne … j’ai paniquer et trembler du début à la fin … Je n’ai pas eu le contact avec ma fille comme je l’aurais souhaiter … heureusement nous allons très très bien toutes les deux .. mais je pleure encore beaucoup à pensant à ce moment raté… même 15 mois après… Je pense que ça passera avec le temps
    Je l’espère . Bisous

  62. Je n’ai que 18 ans et je n’ai pas d’enfants mais je suis très intéressée par la maternité, l’enfant lui-même et toutes les manières qu’à une famille de s’épanouir. Ton article m’a vraiment touché.
    Je pense que oui personne ne comprendra comme tu as mal et comme tu as pu et comme tu souffres de cet événement. Et je suis heureuse de voir que tu trouves des remèdes dans la médiation pour apaiser tes plaies.
    J’aime ce que tu fais Léa, ce que tu nous apprends et ce que tu es. Tu es une mère aimante et je suis persuadée que Gaspard et toi allez vous consoler et vous réparer mutuellement, avec le soutien de Samuel évidement. Puisqu’après tout être une famille c’est l’être dans les moments magiques mais l’être aussi dans les moments très durs.
    Je ne te souhaite que du bonheur et de trouver la force de te pardonner complètement. Pleins damour à ta famille Léa

  63. J’ai accouché il y a tout juste deux semaines! Mon fils était coincé il a fallu utiliser des spatules pour le faire sortir. Et pour moi déchirure complète du périnée. Mes points me font encore souffrir et j’ai l’impression de ne pas pouvoir profiter de mon fils.
    Tout le monde me dit d’etre patiente que ça va cicatriser mais j’ai au fond de moi aussi cette boule au ventre et l’impression d’avoir subi quelque chose de très violent!
    J’essaie de relativiser de me dire que pour mon fils je n’avais pas le choix…je voyais bien son rythme cardiaque ralentire de plus en plus, la sage femme et le gynécologue ont été très professionnels et humain alors quoi? Qu est ce qu il a manqué pour que je vive mieux ce moment qui avait pourtant si bien commencé? (perte des eaux et dilatation complète sans péridurale en 3h)
    Je laisse le temps à mon corps pour se remettre et profite de ne pas pouvoir rester debout trop longtemps pour faire des heures de câlins à mon fils…
    le temps apaisera j’espere cette boule au ventre!
    Merci à toi de partager ce sentiment… beaucoup de femmes l’on vécu mais peu osent en parler en société. Pourquoi?

  64. Bonsoir Léa,
    Faisant partie du monde para-médical, je reconnais dans ton histoire, celle de dizaines de mes patientes. Je suis très touchée par tes mots et même si je ne suis pas encore maman, tout ceci me semble être d’une réalité effroyable !
    Je ne sais pas si tu as songé à faire de l’EMDR, cela se pratique également sur les bébés pour re-traiter les émotions négatives et les traumatismes de la naissance. Toutes mes patientes ainsi que mes amies mamans en ont été ravies et leurs petits bouts sont bien plus sereins depuis.
    Je te souhaite, à toi et ta petite famille, de trouver tout l’apaisement que vous méritez.

  65. J’ai été déclenchée. Comme toi. Comme trop d’autres. On me parlait de macrosomie, un bébé énorme pour mon corps fatigué. J’ai mis 19h entre le moment de la pose et la naissance.
    J’ai beaucoup souffert de l’après. J’ai eu une hémorragie de la délivrance, j’ai cru mourir. J’ai demandé à mon mari de prendre mon fils pour partir loin de moi, je ne voulais pas qu’il sente sa maman mourir. La colère a mis 3 mois à disparaître, je n’arrivais pas à m’occuper seule de mon fils. Je lui en ai voulu alors qu’il n’avait rien demandé.
    Depuis je n’envisage pas d’avoir d’autres enfants. On verra.
    Je te soutiens de tout coeur!

  66. Bonsoir Léa , mon fils à bientôt 4 ans . Il a des petits souci d’endormissement et de sommeil depuis ma seconde grossesse… j’ai essayé de trouver des solutions pour l’aider ; nous aider . Après plusieurs échecs je me suis tournée vers la kinesiologie je ne sais pas si tu connais . La kinesiologue a trouvé que mon fils ne se sentait pas écouté comme moi je ne l’ai pas été pendant ma grossesse. Une équipe médical qui ne m’a pas écouté . In utero il a resenti tous cela et maintenant je comprends mieux et les séances l’aide à remettre les émotions en place . Je ne sais pas si ce commentaire pourra t’aider . En tous cas je peux te dire que je comprends un peu ta colère même si on a pas vécu la même chose . J’espere que le temps estompera ta peine et ta douleur . Merci pour tes articles .

  67. Ton texte vient me chercher autant pour mon accouchement que pour ma fausse couche qui date de cette semaine. Le coeur de mon 2e amour tant désiré a arreté de battre a 8 sa 5/7. Apres mon échographie, j’ai rencontrer le médecin qui me suivait pour cette grossesse si et il ne pas donner le choix. Il m’a prescrit Cytotec (un médicament retirer du marcher en france car il est trop dangereux mais encore utiliser au Québec) et moi je voulais avoir un curetage mais comme il a dit… on commence par le cytotec car le curetage est une intervention. Alors, mardi 13 heures, je prend le cytotec et un valium pour me détendre car je suis sur le bord de la panique de perdre mon petit bébé. 5 heures plus tard, je saigne et j’ai mal. A 3h du matin, je me réveille en hémoragie, je vais au toilette et, ensuite, j’essais de prendre une douche car il y a trop de sang et je tombe sans connaissance. Mon chum m’a trouver inconsciente dans mon sang. Je part en ambulance car j’habite a 1h15 de l’hopital le plus proche. Ma pression artérielle était dans les 70/40. Les infirmières ont eux toute la misère du monde a stabiliser ma pression avant de m’envoyer en curetage d’urgence car je saigne trop. Bref, mercredi, j’ai manqué mourir a cause d’un médecin qui m’a prescrit un médicament que je ne voulais pas. Un médicament qu’il n’aurait pas due donner a une fille qui habite aussi loin de l’hopital car les complications sont pas rare et qu’il faut agir vite. Ce même médecin que j’aimais beaucoup durant qu’il me suivait pour ma grossesse, m’a fait sentir comme un numéro et m’a dit de continuer mon suivi post curetage avec le médecin qui me l’a fait d’urgence. Je ne sais même pas si je dois faire des prises de sang pour voir si mon taux hcg descend et il m’a juste dit qu’on allais se revoir a ma prochaine grossesse. J’ai perdu mon bébé et je devrais être triste mais je ressent surtout de la colère et de l’impuissance face a la situation.

  68. Bonjour Léa
    Je suis loin d’être maman pour le moment, mais ton histoire est touchante. Ce que tu ressens et je pense compréhensible quand on avait une idee de l’accouchement qu’on souhaiter. J’espère que cette culpabilité va partir petit à petit.
    Je te souhaite pleins de courage et de belle choses avec ta famille ❤
    Mille bisous de Normandie ❤

  69. Personnellement mon accouchement a été merveilleux. Enfin pas de problème, pas de panique autour de nous. Tout est allé très vite et naturellement (sauf la péridurale). Mais j’ai quand même une rancune envers moi mais celle ci est en amont.
    Je faisais 120km par jour pour aller travailler. De peur de me faire virer j’ai pousser jusqu’à 7 mois. Jusqu’à ce qu’on me dise stop, jusqu’a Ce qu’on me dise qu’elle pouvait arriver plus vite que prévu… (elle est quand même arriver 3 semaines en avance). Pas de prématurité. Un bebe en bonne santé mais pas un bebe calme du genre je le pose il ne dit rien à sa naissance. Elle avait besoin de mouvement, des bras…. on m’a dit que ça pouvait être dû à la route. Et donc arrive la culpabilité. Je n’ai pas pensé à ce petit être mais j’ai laissé des cons (y a pas d’autres mots) influencer mes décisions et avoir un impact sur ma santé et celle de ma fille. Je m’en veux beaucoup et je pense que ça ne partira jamais même si la voir en bonne santé reste mon plus grand bonheur.

    Merci de ton témoignage !

  70. J’ai les larmes aux yeux quand je lis cet article… je ne sais que dire sinon que je comprends. Merci d’être si honnête tu es une tellement belle personne

  71. Ma chère Léa, j’ai les larmes aux yeux en imaginant la douleur physique et mentale que tu as du vivre et revivre en écrivant ces mots. Je suis désolée pour toi, pour Sam et pour Gaspard. Malgré ce dur moment, je suis certaine que votre vie sera très belle et plus douce que ces instants la.
    Je te souhaite tout le binheur du monde et j’espere que tu auras la possibilité de tourner la page sur cette epreuve et que tu connaîtra l’accouchelent de tes reves en donnant à Gaspard un petit frère ou une petite soeur.

    Plein d’amour a vous ! Xxx

  72. Coucou, j’ai accouché quelques semaines avant toi. Je voulais la peri et rien sentir du tout, je n’ai failli pas l’avoir car mon accouchement n’a duré que 3h30 ( c court pour un premier). J’ai du l’a suppliée. J’ai aussi subi une épisiotomie, que j’ai eu du mal à accepter. J’ai eu mal, tellement que je souffrais à chaque fois que je prenais mon bb, puis vive le baby blues ensuite! Et puis, apres l’accouchement tout comme toi, mon projet etait de mettre mon fils au sein juste apres l’accouchement. Je l’ai fait, je me suis faite aider par une femme de mauvaise humeur apparemment.. alors que mon bb est sorti sans pleur, là à la mise au sein, comme il s’endormait petit cœur, elle a eu la bonne idée de lui frotter très fort la tête alors qu’il était tout contre moi. Il s’est mis à pleurer et moi avec. Elle part, puis revient et me reproche de mettre mon enfant trop contre moi ou trop au sein sous prétexte que mon fils va s’étouffer contre moi ou bien qu’il va prendre monsein pour une tetine! Puis elle décide de l’emmener loin de moi pour lui changer la couche alors qu’une table à langer était dans cette même salle! Mon mari l’a suivie bien sûr. Je me suis sentie tellement coupable de n’avoir rien dit, j’ai laissé faire. Alors que j’ai bcp de caractère! Elle nous a agressé, surtout mon fils alors qu’il n’avait que quelques heures de vie et j’ai laissé faire !!! Et puis, m ma S.F avec qui j’ai fait de l’haptonomie m’a dit: à ce moment vous êtes vulnérable, et le personnel hospitalier en profite !
    J’ai réussi à me pardonner mais quand j’y repense je me dit plus jms !!! Je pense écrire à l’hôpital pour les autres futurs Maman. Peut être que tu devrais le faire. Tu auras sûrement un rdv avec eux. Une amie l’a fait et eu rdv avec la sega femme en chef!
    Dsl pour le roman, je te souhaite du courage !

  73. Merci, merci, merci Léa de sensibiliser un peu plus à ce sujet. Ta communauté est plutôt jeune et si ça peut les alerter un peu alors bravo d’avoir réussi à mettre des mots sur ta douleur.
    Je ne suis pas si vieille (29 ans :-)) et j’ai accouché d’une petite fille en février dernier. J’ai eu  » la chance » (qui ne devrait pas en être une) d’avoir un très bel accouchement, rapide, intime, « doux ». Mais je réalise à quel point ce n’est pas la norme quand j’entends mes amis ou mes cousines me raconter leurs accouchements et ce qu’elles ont subi : des déclenchements de force, des épisio sans accord, que les médecins ne savent même pas justifier ensuite… Je suis choquée de tout ça et je ne comprends pas qu’on puisse faire subir ça à d’autres êtres humains… Depuis, j’en parle autour de moi, j’essaie de sensibiliser le plus possible. Je ferai tout pour que ma petite fille de 7 mois puisse accoucher dignement lorsque ce sera son tour. Je te souhaite beaucoup de courage dans ta reconstruction et t’envoie plein de bisous.

  74. Bonjour Léa

    Je comprend tellement ton ressentis. J’ai accoucher le 14 mai d’un garçon que j’aime plus que tout! Mais mon accouchement, que j’airais voulu sans péridural à tourné à la catastrophe. Et puis l’episio et les forceps qu’il ont pratiquer….sans me demander quoi que ce sois…..Et puis quant tout c’est fini j’ai posé beaucoup de questions sur si c’était obligatoire si ont aurait pu faire autrement je n’ai reçu pour réponse que des sourire et des « tout va bien maintenant ». Je m’en Suis voulu de ne pas avoir réussi autrement, de ne pas avoir été concentrer sur autre choses que sur la douleur. Je travail dessus avec une thérapeute car pour moi c’est un échec que l’on fils à subis…..je pleure en écrivant.
    Tout ca pour te dire que tu n’aie pas seule!
    Courage et plein de bisou d’amour

  75. Bonsoir Lea , comme tes mots me font frissonner et me ramene plus de 5ans en arrière … pour ma part un accouchement à 35sa après une grossesse en map sévère … même si je n’en veux plus au personnel au jour d’aujourd’hui cela reste un petit traumatisme , un accouchement accéléré par la sage femme qui voulait débocher , une enfant qu’on m’enlève car Préma et bien sûr elle avait besoin de soin adapté , je l’ai juste aperçu , et revue que 9h plus tard en couveuse , prise dans mes bras que la nuit suivante … ma fille a toujours était une enfant angoissée qui a un besoin énorme de câlins , d’etre Rassurée …et moi j’aurai tjr cette fissure … alors oui bien sûr c’était pour son bien sûr le moment ,mais bon … heureusement les nombreux jours de nenoat on était formidable , à notre écoute et plein d’amour … mon deuxième accouchement c’est beaucoup mieux passé aussi , à terme , avec des sage femmes adorables , un accouchement dans la calme , le peau a peau , la tête de bienvenue …et là merci ❤️ Tes mots me touchent , je pense que nous sommes énormément à ressentir cela , petit à petit le chemin se fait , et on arrive à atténuer ce mal être je te le promets

  76. Oh je suis désolée pour toi de lire tout ca. Toutes les femmes devraient avoir droit de vivre leur accouchement comme elle le souhaite. De mon côté j’ai eu une équipe formidable et un accouchement de rêve si bien que j’y pense souvent et aimerais tellement revivre ce moment ! Je te souhaite la même chose si tu as d’autres enfants.

  77. Je comprend se que tu ressens.. Je peux dire que moi malheureusement mon accouchement n’as pas été le plus beau jour de ma vie mais le pire.. J’y est perdu le frère jumeau de mon fils, je me souviens des médecins hurler « code rouge code rouge !!!!!! « . Les infirmières courant en poussant mon brancard dans les couloirs pour arriver au bloc. On m’a accouchée, ou devrais je dire « opérée  » sous anesthésie général, ils n’avaient que 15min m’ont ils dit pour sauvé mon deuxième fils. Je me suis réveillée je n’avais plus de ventre et aucun bébé a mes côtés. Mon fils est né à 26 semaines, et aujourd’hui il a 4 mois et demi et est en parfaite santé . J’aimerais pouvoir effacer ce scénario catastrophe de ma tête, me dire que se n’ai pas de ma faute. Mais nous sommes maman et la culpabilité nous l’avons même si nous n’avions pas le choix. Tu n’es pas seule Léa je te comprends tellement !!! Les choses ne se passent pas toujours comme nous l’avions prévus mais ta force et ton amour inconditionnel pour Gaspard feront de toi la meilleure des maman qu’il n’aurait pu avoir n’en doute jamais ❤️❤️

  78. Salut Léa,
    Je te suis depuis maintenant un bon moment et j’adore la personne que tu es. Tu es quelqu’un qui parle de sujets tout aussi variés qu’intéressant et intime. Je ne suis qu’une étudiante en psychologie, loin d’être maman mais je suis sincèrement triste de ce qui t’est arrivée et j’espère qu’un jour tu arriveras ne plus penser à ça. Je suis touchée par ton histoire car ma sœur a vécu quelque chose de similaire: son accouchement pour ma seconde nièce a été très vite, et les médecins lui ont cassé la clavicule (à ma nièce). Il leur a fallu deux jours avant d’écouter ma sœur qui leur disait que ce n’était pas normal que ma nièce pleure constamment.
    Ne change pas qui tu es, tu es une femme forte, formidable, qui m’inspire beaucoup.
    Gros bisous à toi et aux deux hommes de ta vie.

  79. Coucou Léa, je suis vraiment très touchée de cet article si intime et personnel. J’espère qu’il t’a fait le plus grand bien. Je ne peux comprendre ce que tu as vécu je n’ai pas d’enfants, mais en lisant cet article je me suis mise à ta place. Je ne suis personne pour te dire ce que tu dois faire ou ne pas faire, cela regarde que toi. Mais sache que ton enfant est extrêmement heureux et que tu es une maman extraordinaire et toujours dans la douceur et dans la bienveillance. Oui ton enfant est heureux et ne peut que l’être en ayant une mère comme toi. Je t’embrasse ma Léa pleins de bisous à vous 3.

  80. Je dois accoucher dans les 12 prochains jours et j’espère que nous aurons l’aplomb de dire non âge ce que nous ne voulons pas… Merci d’avoir partagé ce moment douloureux avec nous. Je dois dire que je redoute un peu mon accouchement, et surtout comment je vais gérer une douleur que je ne connais pas !

  81. Merci pour ce témoignage, Léa. C’est important d’en parler et de dire qu’on peut ne pas être d’accord avec l’accouchement qu’on a eu. Qu’on peut ne pas être en paix avec ça. Ceux qui disent que vous avez de la chance d’être en vie et que c’est tout ce qui compte ne comprennent pas qu’un accouchement ce n’est pas juste donner la vie. C’est aussi rencontrer son enfant, transiter de fille à mère, accueillir la vie comme il se doit.
    J’ai eu la chance d’avoir un bel accouchement, mais finalement je l’ai fait presque « toute seule » puisque les équipes soignantes n’ont eu le temps d’intervenir que pour la poussée qui a duré 5 minutes.
    Si ça peut te rassurer, malgré cette belle naissance, ma fille a eu besoin d’être contenue pendant longtemps.

  82. Bonsoir ma douce.

    Si tu savais comme tes mots résonnent en moi. Comme tes mots refont surgir des émotions enfouies en moi.

    Je me sens moins seule grâce à tes mots.

    J’ai perdu les eaux le 28 juillet à 1h30 du matin. Un mois avant la date présumée. La peur et la panique m’ont secoué. On est allé à la maternité, mon projet était un accouchement naturel car comme toi je ne supporte pas ces milieux rien qhe d’aller au docteur j’ai des crampes abominables au ventre. Cela dit mon accouchement a été rapide je suis passée de 2 à 4 à 6 à dilatation complète en 3h30. J’ai réussis à encaisser les contractions mais les dernières (je ne savais pas encore que c’était les dernières) étaient juste … je n’ai même pas de mot assez fort pour les décrire. J’ai un problème de respiration du coup impossible de gérer ces douleurs. Je demande la péridurale, il arrive à me l’installer tant bien que mal mais l’envie de pousser devient trop forte et la péridurale n’a pas le temps de faire effet car on m’installe et on me dit de pousser. Je n’y arrive pas, je suis effrayée, je tremble à un point inimaginable, mes dents claquent. Le coeur de bébé ralentit. Le gynécologue arrive, il met les spatules et je cris de douleur il me rassure en me disant qu’il va juste placer la tête et retirer les spatules et que je vais devoir pousser. Une minute s’écoule, très longue où j’ai l’impression que le monde est suspendu. Et là ma contraction arrive, douleur inimaginable, je pousse et je hurle malgré moi. Bébé sort en une poussée. Je n’arrive pas à me calmer. Ses grands yeux noirs me regardent. Il l’amène. Je ne savais même pas son sexe.
    La douleur ne m’a pas quitté, je n’oublierai jamais cette brûlure. Je n’oublierai jamais la peur qui m’a serré le coeur. La peur de cette douleur qui m’emporte. Je suis traumatisée de la violence qui m’a secoué. J’en ai fait des cauchemars et ce n’était que le début de la douleur. S’en est suivis 7 jours à l’hôpital, lourd très lourd. Il fallait que ma petite chérie prenne du poids et chaque jour il me stressait avec la menace des compléments. Je n’ai pas dormis pendant plus de 48h. Ma tension était tellement élevée.

    C’était dur. Dur. Écrire ces mots me font revivre cette peur et font monter mes larmes.

    Je ne pense pas remettre les pieds dans un hôpital. J’ai peur de revivre les douleurs qui m’ont parcouru. J’essaye d’enfouir tout ceci. Mais c’est bon de t’avoir lu, je te remercie pour ton partage même si c’est différent il y a un echo.

    Tu es un exemple. Quand j’étais enceinte je regardais toutes tes magnifiques vidéos, j’ai tellement appris grâce à toi ♡

    Tu es une merveilleuse fille, soeur, épouse et maman. Je suis désolée que tu es vécue cela ma belle et je te souhaite que du bonheur avec ta merveilleuse petite famille d’amour. Merci pour tout.

  83. Ce que tu as écris me touche beaucoup parce que je comprend ce que tu ressens ..
    Je suis maman depuis 3 mois et mon accouchement a été traumatisant (que ce soit pour bébé ou moi), à ce jour personne ne comprend mon mal être ni même les médecins
    J’espère réussir à effacer ce moment au fil des mois …

    Bisous

  84. Bonsoir à toi
    Ton article est tellement touchant et dur à la fois
    Je me suis laissé manipulé pour mon accouchement .. j’ai eu la péridurale car accouché sans a 18 ans c’est inimaginable alors j’etais Prête , accouché chez soi à 18 ans c’est trop dangereux , bref je pense que tu as compris ou je voulais en venir
    Vous êtes des personnes inspirantes et je suis désolée pour toi que tu n’ai pas eu l’accouchement que tu souhaitais et j’espere Que tu réussira à «  passer à autre chose «  même ça reste graver en nous
    Continues à être toi et fais les vidéos que tu as envies , je pense qu’on te suivras encore et toujours enfin pour moi ça sera le cas

  85. Bonsoir,
    J’ai vécu 2 accouchement. Le 1 er très long mais qui c’est très bien dérouler dans l’ensemble… Et le second il y a 2 ans… J’ai eu une grossesse difficile avec un diabète gestationel détecté tard à cause ou grâce comme on le souhaite à une gyneco mauvaise qui m’a fais pleurer sur sa table car je la site « mais madame votre bébé est trop gros, vous vous rendez pas compte il vas fais plus de 5 kilos » « j’ai jamais vu ca de ma carrière, c’est certainement car vous faite du diabète vu votre poids.. » bref du coup j’ai eu un suivis ++ et à 37 sa on me dis déclenchement bébé est a plus de 4 kilos..
    On me déclenche le vendredi soir, perte des eaux dans la nuit, je gère toujours sans péri.. Et puis les contraction sont de plus en plus rapproche je souffre on est samedi midi et je demande la péri.. On me l’a pose et ça vas mieux.. Mais très vite je suis obligé d’appuyer pour ravoir une dose j’ai tjs plus mal et mon col ne s’ouvre pas ! Les sage femme s’acharne alors que je leur dis que j’en peux plus ! On me laisse comme ça jusqu’au dimanche midi avec une autre dose de péri entre temps ! Et puis un gyneco et une sage femme commence à s’inquiète pour moi, que c’est trop long (24h que j’ai perdu les eau !) on essaie de me faire pousser mais bébé ne descend pas ! Au bout de 5 minutes je part en cesa d’urgence ! La ça a été aucune douleur pendant ou après ! Mais en salle de réveil grosse crise d’angoisse ! Avec tout les médicaments j’en pouvais plus (2 péri, 1 rachianestsie, de la morphine plus loccitocine ‘, les anti bio mon cors était au bout) jen garde un très mauvais souvenir..

  86. Salut Léa, je ne commente que très rarement tes vidéos mais je te suis depuis des années (depuis les vidéos sur les soins Référence que ta maman utilisai!!!) :) ton histoire me rappelle énormément celle de Louise Pentland, une Youtubeuse Anglaise que tu dois connaître. Je t’invite à aller écouter son Podcast avec Happy Mum, Happy Baby, ou encore à regarder les quelques vidéos qu’elle a faite à ce sujet, notamment celle intitulée :
    « PTSD After Childbirth | Birth Trauma | MOTHERHOOD »….Je n’ai pas d’enfant pour le moment, je ne peux sans doute pas comprendre entièrement le sentiment dont tu parles, mais je m’intéresse beaucoup à ce sujet, et l’histoire de Louise m’avait beaucoup touché.
    Je te conseille vraiment d’aller regarder cette vidéo qui fait beaucoup réfléchir :)

    Gros bisous et bon courage. <3

  87. Bravo Léa d’avoir eu le courage d’en parler.
    J’ai eu un petit Gabriel le 6 février 2018 presque au même moment que toi ;) moi c’est l’inverse il aurait du naître le 6 mars mais il était pressé ! J’avais une telle peur panique de l’accouchement que justement j’ai imaginé les pires scénarios pendant ma grossesse, les pires épreuves possibles, les suites de couche etc… et c’est ce qui m’a permis de trouver que mon accouchement était finalement pas si terrible voire même plutôt réussi :)
    En tout cas ma sage femme m’avait dit que si un accouchement est un traumatisme il faut surtout pas garder ça pour soi et en parler rapidement pour se libèrer. C’est ce que je te souhaite !

  88. Coucou Léa. Ma fille est née ils y’a 4 ans sous péridurale, épisiotomie, forceps et on m’a appuyé sur le ventre .. comme toi j’étais impuissante je voyait sur le monitor que son cœur ne battait presque plus .. J’ai laissé faire me disant que c’était probablement là meilleur des solutions. Et avec le recul j’ai refais le film avec des scénarios différents :  « et si je n’avais pas pris la péridurale, elle aurait peut être été moins perturbée » « et si j’avais écouter mon corps ! » « et si je ne m’ettait Pas endormis à cause de l’anesthésie.. » ça me hantait et je m’étais promis de ne plus revivre ça bien que ce fut le plus beau jour de ma vie. Et puis je suis tombée enceinte de mon fils , je l’ai mis au monde de la plus naturelle des manières (a l’hôpital quand même ) mais là sage femme m’a Accompagné dans mon projet et j’ai ressenti mon bébé de tourner , descendre j’imaginais mon col se dilaté et tout a été parfait. Malgré tout mes efforts il a eu besoin d’oxhyène et moi j’ai fais un hémorragie. Et je me suis dis on ne peux vraiment rien contrôler. Et j’ai vu l’accouchement de mon aînée différemment.

  89. Combien d’enfants et de mamans sont décédés en accouchant à la maison quant à l’epoque elles n’allaient pas à l’hopital ? Tu y as pensé ? Oui c est violent un accouchement mais vaut mieux avoir vecu ça à l’hopital avec un bébé en bon santé qu’un accouchement à la maison qui se termine mal !!! Vive le progrès !!!

  90. Bonsoir Lea,

    J ai aussi SUBI mon accouchement, j ai accouché a 7 mois et demi de grossesse de faux jumeaux… J ai eu une journée et demi de travail difficile. J ai tenu le plus possible sans péridurale et la douleur était tellement forte que j en ai demandé une. L’ anesthésiste m en a posé une première qu il a loupé, il ma donc piqué une deuxième fois sans m expliquer ce qu il faisait je comprenais juste ce qu il se passait par les indications qu il donnait a la sage femme…J etais pas trop rassuré… le produit a commencé a faire effet ce qui m énormément soulagée, seulement au bout de 30 minute les douleurs sont réapparut très fortement malgré le fait que je réinjectai du produit a l aide de la petite pompe. J ai donc demandé à l anesthésiste de revenir, impossible de me faire entendre, apparemment je passais pour une menteuse… Je lui ai demandé si il y avait quelque chose a faire… il a rigolé en disant « vous allez faire comme tout le monde faut bien que ça sorte. » il est sorti de la pièce je me suis effondrée en larmes… J avais l impression qu on était seul au monde avec le père de mes enfants. Puis j ai senti que le moment venait, je sentais la tete de ma fille s engagée… Les sages femmes étaient en effectif réduit c était la gréve et on était un dimanche, j ai du patienté comme je pouvais pour retenir ma fille le temps qu elles finissent l accouchement d’une autre maman a coté… Mon tour est venu et la çà a été très douloureux, ma fille a mis 35 minute a venir au monde, la sage femme me répétait en boucle c est normal d avoir mal, concentrez vous vous poussez mal, elle était très agacé que le travail n avance pas plus vite, alors oui c est normal d avoir mal et de sentir l enfant étant donné que ma péridurale ne fonctionnait pas mais j aurai préféré entendre des mots plus rassurants. Ma fille est née, et lorsque il y a eu plus de place dans mon ventre mon fils s est installé en siège, 30 minutes de souffrance ou la carrément elle me criait dessus, c est vous ou votre enfant… Ne soyez pas égoïste… mais la douleur était terrible, elle a sorti mon fils a l aide de sa main en siège, avec un coquard et une jambe toute bleue du fait qu elle l’ ait attrapé par les pieds… c était une scène vraiment horrible… tout s est passé dans le stress, la course et la frustration… On aurait dit que mon fils sortait d un ring de box… Puis et venu le temps de me recoudre, elle a sorti le matériel, je lui ai demandé de m anesthésier la partie si c était possible, après une heure de travail j étais vidée, je voulais juste qu on ne touche plus a mon corps. Elle m a juste répondu je vais pas vous anesthésier pour 5 points vous êtes plus a ça près ça va aller vite…
    J aurai du insister, j aurai du dire que j avais très mal, mais personne semblait prendre en considération ma douleur. Et je ne suis pas une personne douillette, ni qui se plaint facilement, et quand bien même… Je me suis demandée si c est femme avait déjà accouché, si elle avait connu des douleurs? nous ne sommes pas des numéros qui viennent accoucher les unes après les autres… J ai été très en colère pendant longtemps. Et même maintenant après 5 ans je regrette de ne pas avoir plus insister, même sur le séjour à l hôpital ou on nous disait de faire comme ci comme ça… mais voila c était tout nouveau, j étais perdue… Si un jour j ai un troisième enfant j envisagerai l’accouchement à domicile si possible et si je dois retourner à l hôpital je ne me laisserai plus faire, j essayerai de faire entendre ma voix, après tout c est notre corps, tant que la vie du bébé en dépend pas bien évidemment.
    J espéré ne pas faire peur aux futures mamans, mais tant que la vie de votre bébé n est pas en danger, ne laissez personne mal vous parler, ou vous faire sentir ridicule. C est normal d avoir des questions, d avoir peur, d avoir du mal a gérer les douleurs lors d un premier accouchement.
    Merci Léa pour ton témoignage, car moi aussi dans mon entourage je n ai pas été entendu.
    Passez une bonne soirée :)

  91. Bonsoir! Je t’avouerais que je n’avais pas vu les choses comme ça. J’ai eu une césarienne en urgence, que j’ai vécu comme un soulagement car épuisée après 17h de travail et car je n’arrivais à rien. Il ne bougeait pas d´un cm. Je me suis toujours dit, ce gynéco a sauvé mon fils. Peut être qu’avec un autre médecin, une autre technique, j’aurais réussi à accoucher par voie basse mais je n’y pense pas. Mais je voulais une péri, une amie avait eu une cesa en urgence et m’ en avait bcp parlé. Donc je l’ai mieux vécu. Et une petite surprise à la naissance (mon fils est né avec un pied bot) a fait passé mon accouchement au second plan.
    Tu avais imaginé un accouchement tout autre. Tu as eu l’opposé de ce que tu espérais. Je peux imaginer ta déception et ta frustration. En tout cas tu fais bien de ne plus garder ça pour toi. Et j’ai vu dans ta story que tu as eu plein de témoignages qui te prouvent que d’autres femmes savent ce que tu tu vis.
    Prends soin de toi. Profites de ton Gaspard. Et n’oublies pas que tu n’es pas seule. Et peut être qu’un deuxième accouchement te comblera

  92. Cest vraiment tres triste que les accouchements soient tres medicalisés en France, et on considere encore qune femme peut mourir en accouchant en France alors que le % de deces apres ou pendant un accouchement reste tres rare. Une femme est faite pour accoucher et toutes les femmes peuvent accoucher naturellement, plus ou moins difficilement et plus ou moins avec des séquelles. Jhabite au Danemark et ici presque personne na de péridurales pendant les accouchements. Les sages femmes sont heureuses quand ont leur annoncent quune maman voudrait accoucher chez elle. Bref, je comprend ta frustration, ta déception et tes questionnements. Beaucoup de femmes sont traumatisées apres un accouchement, et tu nes pas la seule. Par contre je ne pense pas que ton fils ait des séquelles par rapport a cette experience. Jai vecu un accouchement naturel, zen et presque comique, mon petit Louis na mm pas pleuré quand il est né car tout était paisible, mais il a quand meme eu des terreurs nocturnes et ce besoin detre enmayauté (dsl jc pas comment écrire ce mot ), toujours maintenant il a besoin detre rassurer par le toucher et le contact direct avec nous, il a 3 ans… Bisous a toi !

  93. Hello Léa,

    Je n’ai jamais commenté mais je te suis depuis un moment ! Je suis plus âgée, j’ai 31 ans, mais me suis mariée en juin 2017 et suis devenue maman en juin 2018 donc je vis des choses similaires.

    J’ai moi aussi eu un accouchement difficile. Ou du moins, pas comme je l’avais souhaité. J’ai accouché par césarienne car mon fils était en siège. Ne souhaitant absolument pas vivre cette naissance seule et ma maternité refusant que le papa soit présent si césarienne déclenchée « en urgence » (après que le travail ait commencé naturellement) j’ai choisi une césarienne programmée. J’ai été hyper bien encadrée par l’equipe médicale, tout s’est relativement bien passé mais j’ai vite culpabilisé de ne pas avoir laissé mon fils choisir sa date de naissance. Que qqun ait ouvert mon ventre et soit venu l’en retirer comme ça, sans prévenir. C’est tellement violent que j’en pleurerais encore.

    Cependant j’ai rencontré depuis la naissance d’Octave plusieurs professionnels de la santé. Une m’a dit que c’est le bébé qui nous choisi. Une autre m’a dit, dans la même veine, qu’Octave, en ne se retournant pas, a choisi de naître comme ça, par césarienne. Cela m’a apporté beaucoup de réconfort.

    Naître, à la maison le plus naturellement possible ou à l’hôpital de manière totalement médicalisée, c’est violent. Que le bébé ait choisi son moment ou pas. Il quitte le milieu parfait, le lien avec sa maman, ne connaît ni la faim, ni le froid, ni la douleur et va ressentir tout cela très vite à peine venu au monde.

    Alors rassure-toi, ne culpabilise pas. Sois là pour apporter tout ton amour de maman. Il te le rendra par millier et rendra ce souvenir d’accouchement traumatisant moins traumatisant avec le temps.

    Mon bébé n’a que 3 mois et demi. Il va bientot entrer en crèche. Mais je sens toute la bienveillance que ce petit a envers moi, sa maman, et ça me réchauffe le cœur quand je doute.

    Courage !

  94. ahhh comme tes propos remuent en moi des soivenirs bien vivaces… un premier accouchement qui m’a echappe, moi qui desirais un accouchement physiologique tout en douceur, en maison de naissance, des lumieres tamisees, mon cheri pres de moi pour accueillir notre fille, jusquau sejour dans notrz chambre, rien que nous 3… et puis un terme qui approche, une equipe medicale de plus en plus pressante,angoissante, culpabilisante: cest a vous de voir mais vous mettez votre bebe en danger… gloups. puis jn travail qui se met en route a la derniere minute: l’espoir renait de pouvoir accoucher comme ca fait sens pour moi. je revois la lumiere au bout du tunnel, j’accompagne, je me rejouis de ces contractions douloureuses qui viennent comme des vagues deferler sur l’ocean de mon corps. et puis qui repartent… et puis qui reviennent… pendant 2 jours entiers jusqua m’epuiser, jusquau jour prevu du declenchement. On arrive a la maternite (dont la maison de naissance est au premier etage), un col a 3 au bout de 2 jours, cest deja ca… fatiguee, j’accepte quon rompe ma poche des eaux. les contractions s’accelerent, je monte et je descends frenetiquement les etages de lhopital en esperant gagner le famejx centimetre qui me donnerait droit a la maison de naissance, je donne tout, et ca marche, pour un temps… on m’autorise a monter et a m’installer dans ma chambre, celle qui a une baignoire, je dens que c’est ce dont j’ai besoin pour me detendre et ca me fait un bien fou. Pendant 2h , c’est le bonheur: j’accueille les contractions avec joie et serenite, je sais me placer pour traverser la douleur, puis quand ca devient difficile, un couo de gaz hilarant, un fou rire avec l’equipe et mon cheri, et ca repart!
    puis vient le moment du controle du col… la je me dis, si on est a 7, je suis prete, j’entrevois l’accouchement de me reves pendant un instant. Et puis le flottement, le regard insatisfait sur le visage de la sage femme… et je comprends. le verdict tombe: 5cm. 5cm, fini la maison de naissance, fini l’accouchement physio, fini. Et la douleur arrive, la vraie douleur, celle du coeur que le corps revele, la douleur chienne, insupportable qui te fait dire que la vie est injuste, celle que tu n’acceptes pas. tu demandes la peri, tu t’abandonnes au corps medical parce que ton corps a toi t’a lachee, tu refuses cette douleur inutile, infructueuse et tu prends l’anesthesiste par le col pour qu’il te file ta putain de dose. Puis on t’abrutit d’ocitocyne de synthese, ton corps s’emballe et contracte tout ce qu’il peut, une vague par minute. T’as bon espoir, ca va bien finir par dilater. On baisse la dose, doucement garcon! Puis on attend, on joue aux cartes, on papote, on rigole. 4h passent. La sage femme, confiante prepare la salle de naissance, c’est pour bientot madame.
    On va verifier ce col puis on se met en travail. L’excitation, la peur, l’euphorie se melent en une contraction, quelques secondes. Et de nouveau, ce regard vague. Je n’y crois pas. Regardez encore. 6cm.
    La sage femme ne sait plus… elle sort consulter l’obstetricien, juste avznt, je l’attrape: on fait quoi maintenant? Cesarienne c’est ca? elle me dit oui a demi mot, elle doit demander l’avis du docteur.
    Il arrive, tout de blanc et d’autorite vetu: le protocole prevoit qu’on attende encore 2h.
    Mais la c’est non. Je sens au fond de moi que je ne peux pas faire comme ca: je ne peux pas attendre 2h, voir mon col toujours aussi ferme et faire risquer a mon bebe, mon Almah cherie de rester coincee dans mon bassin sans pouvoir sortir. Je sens que dans 2h je serai incapable de pousser pour l’aider a naitre correctement, je refuse de perdre a ce point la main sur mon destin et le sien. Sauf que le protocole prevoit encore 2h. Avec mon homme on se concerte, on discute avec les medecins, on expose nos arguments et on entend les leurs, puis la decision est prise: ce sera une « cesarienne de convenance ». Je signe une decharge, c’est ma decision. Quelle ironie… Et pourtant j’ai le sentiment cheville au corps que c’est ce moment de decision, au milieu de la tempete, qui m’a permis de ne pas etre traumatisee par mon accouchement et de pouvoir l’assumer. C’etait il y a 18 mois. Aujourdhui je suis enceinte de mon deuxieme et les choses sont differentes: forte de cette experience je peux m’exprimer avec plus d’assurance devant l’equipe qui nous accompagnera. Et surtout j’ai compris que les choses ne se passent pas forcement comme on les a imaginees mais que si dans le tumulte on peut saisir une main tendue et l’opportunite, meme inattendue (parce que franchement pour moi la cesarienne c’etait un peu le pire scenario imagine pendant la grossesse) de reprendre la main, rien n’est foutu.

    Et ca ne m’a pas empechee de demander pardon, pardon mon bebe je ne voulais pas que ca se passe comme ca. Et puis y a eu l’allaitement, et le debrief de l’accouchement, et ma psy…

    Cest fou ce quon peut s’informer, tenter de se preparer, de maitriser, et quand meme finir a mille lieues de ce quon avait imagine. Mais, apres avoir fait son chemin et traverse la colere, le chagrin, la haine, la culpabilite, si on peut garder en memoire que cet evenement a permis a notre enfant de venir au monde, il y a toujours l’espoir de pouvoir un jour y repenser avec joie.

  95. Bonjour Léa,
    Je tiens à te remercier pour cet article il est tellement intense et véritable j’en ai eu des frissons. Je suis une maman d’un petit garçon de 4 ans et je rappelle de tout lors de mon accouchement tellement il a était marquant et traumatisant pour moi et je pense aussi pour mon compagnon. Actuellement, enceinte de mon 2ème j’espère que sa se passera autrement je maffirmerais beaucoup plus afin de ne pas revivre la même chose !
    Merci énormément pour tous ce que tu fais tu m’aides beaucoup dans tes vidéos mamans.
    Une maman de l’île de la réunion

  96. Bonsoir Léa , je te comprends totalement en te lisant mais tu sais pertinament que personne ne te comprendra autant que tu as souffert , pour ma part mon accouchement c’est très bien passer j’ai accoucher à l’hopital oui mais faute de temps et de personnel personne n’avais le temps et finalement tant mieux nous avons vécus ça seul avec mon conjoint , sans péridural dans la douleur certe mais j’allais bientôt rencontrer le deuxieme amour de ma vie donc l’attente et la douleur en vallait la peine , pas d’épisiotomie non plus . C’est plutot le séjour après mon accouchement qui m’a été plus difficile le personnel était vraiment ignoble mais bon comme quoi chaque histoire et différente , tu as la tienne et elle t’appartient accepte la elle te fera moin mal tu as mis au monde une merveille TA merveille et ça personne ne te l’enlevera . En espérant que tu trouves au plus vite la paix

  97. Cc Léa
    Je suis très toucher par tes mots car moi aussi j’ai vécu pareil sache que je algérienne je vis en Algérie alors mon accouchement c’est pas dérouler comme prévu j’ai étais déclencher avec épisio j’ai souffert toutes la journée est avec péridurale est jusqu’à maintenant j’ai repense à cette journée je n’arrive pas à faire sortir ses moments là de ma tête c’est horbile se que j’ai vécu même ma fille est un pure bonheur pour nous deux mais c’est comme ça en tous les cas merci de partager ça avec nous sa fait plaisir est de te raconter mon expérience merci.
    bisous

  98. Merci pour cette article plein de sincérité. J’ai eu la larme à l’oeil Et des frissons. Je suis pennée et tellement triste pour toi! J’espere Que tu trouvera la paix que tu mérite!

    Pour ma part j’ai vécue des VO, en mai 2017. Ma première grossesse, c’est finit en FC assez tardivement, j’ai été traumatisée par la prise en charge du gynécologue. Depuis je crève d’envie De retomber enceinte mais je suis pleine de terreur… pour rajouter à cela la seule SF AAD de ma région viens juste d’arrêter à cause de la pression… je suis quasi sûr que si je n’arrive pas à retomber enceinte c’est à cause de tout ça …

    Mais merci dans parler! C’est grâce à ca qu’on ferra avancer les choses ! Et encore beaucoup de soutien et de bisous pour toi ♥️

  99. Coucou Léa,
    C’est la première fois que je lis un de tes articles. Je peux comprendre que ce n’est pas évident pour toi…
    Je suis jeune maman aussi, j’ai accouché il y a un mois et demi. Mon accouchement s’est très bien passé. Mais j’ai eu une fin de grossesse difficile (deux hospitalisations) et surtout une suite de couche … catastrophique. Je suis retournée à l’hopital 10 jours après car j’avais un abcès à l’ovaire. J’ai été séparé de mon fils 10 jours. J’ai craqué en rentrant et je suis suivie par un psy parce que je me sentais pas de faire ce travail seule… Ce sentiment de culpabilité je le comprends parfaitement. Pour moi c’est encore frais, mais il faut du temps pour digérer … Ce n’est pas parce que tu n’as pas eu l’accouchement que tu voulais que tu n’es pas une bonne mère. Je t’embrasse

  100. Coucou, je voulais te dire que je me sens assez proche de toi de part le récit de ton accouchement. Ma petite était prévu le 28 octobre mais n’est arrivé que le 6 novembre. Tout comme toi il a fallu me déclencher. C’était atrocement long et surtout ça ne ressemblait pas à ma naissance parfaite. J’aurais aimé perdre les eaux à un moment inattendu et que tout ce passe naturellement. Mon bébé était mal tourné et il a fallu utilisé la ventouse pour sortir cette grosse poulette de 4.3 kg. Péridurale sur dosé je n’ai pas réussi à pousser correctement et j’me suis senti un peu nulle je dois l’avouer. Aujourd’hui ma princesse est tout mon monde et je lui ai beaucoup parlé de son accouchement pour qu’elle n’en reste pas traumatisé.

  101. Ton texte est fort en émotion.. Je n’est pas connu la même souffrance que tu as pu avoir mais je peu me mettre à ta place lorsque tu te dis blessé. La médecine ne devrais plus avoir ce genre de méthode et améliorer cette étape qui rend des centaines de femmes mal et honteuse. Ne t’en veux pas, si tout étaient contrôlé la vie serait différente soit en bien certes mais s’en doute en mal également. Ton témoignage je pense aidera de nombreuses femmes et je trouve sa très généreux de ta part de l’avoir partagé.

  102. Bonsoir, c’est la première fois que je viens sur ton blog, je te suis sur YouTube et insta depuis quelques années, mais avec un tel article je ne pouvais pas ne pas réagir.
    Je me suis vue entre tes lignes. J’ai accouché quelques jours avant toi (le 26/01) et ça était très loin de tout ce que j’ai imaginé pendant 9mois…
    Je suis tombée sur une sage femme qui ne croyait pas en ma douleur qui pensait que j’étais «douillette » et ne cessait de me dire que c’était le début qu’il fallait que je me concentre sur ma respiration. Avec mon homme on avait fait les cours de préparation par haptonomie j étais donc uniquement en contact avec une femme remplie de douceur et qui était très à l’écoute. Après 2h de douleur mon mari l oblige à m’examiner et là très étonnée elle me dis que je suis à 4 qu’elle me descendait en salle d’accouchement. Mais là le mouvement de panique est arrivé on est descendue en courant dans les couloirs elle crie sur mon homme de tout laisser dans la chambre. Et quand j’arrive en bas 5 sages femmes autour de moi, jentend « c’est celle à 9 » à ce moment tout bascule elle m’a mentie. Dans ma tête c’était le ko je voulais crier insulter tout le monde mais pas un mot ne sors de mon corps elles m’ont poussé sur l’autre lit, une me posait la perf, une me mettait les pieds sur l’étrier. Je ne connaissais même pas un prénoms. Et je passe les détails pour le papa! On lui a jeté une blouse et les sur chaussures. Rien ne nous a été expliqué! J’ai eu que mon homme qui m a rassuré. Ça etait un traumatisme et je passe les suites de l’accouchement et tous ces chamboulements, un nouveau corps et ces points que j’ai eu pendant 1mois et demi.
    Je te comprends et me vois dans chacun de tes mots. Personne à qui expliquer toutes ces émotions sans être incompris. On est pas prête à vivre ça quand on attend un enfant.
    Heureusement que j’ai mon fils pour essayer d’oublier tout ça …
    Je te souhaite beaucoup de courage pour passer cette épreuve et pense bien fort à toi. Je t’embrasse. Emilie

  103. Bonjour Léa, j’ai accoucher quelques jours après toi et pour le coup mon accouchement c’est très mal passer car j’ai fais un dénis de grossesse à terme. Panique à bord, seule en salle de travail, des soignant qui viennent vérifier le col sans prévenir et douloureusement, un obstétricien qui engueulé tout le monde… bref bébé en difficulté, forceps sans prévenir et finalement césarienne en urgence avec encore l’obstétricien qui m’engueulé pendant je je vomis sur la table… en plus d’un gros traumatisme physique il y a eus le mental. Personne ne comprenais que je n’avais pas senti mon bébé pendant ma grossesse et on l’a même accuser de mentir sur les cycles menstruels toujours présent e régulier. ..
    Aujourd’hui je m’en veux énormément sur pleins de choses. … je travaille dessus tous les jours et heureusement je ne suis pas seule. Courage à toi.

  104. Comme toi j’ai eu l’impression d’une médicalisation à outrance lors de mon premier accouchement (déclenchement, péri, ventouse, épisio, blouses blanches de partout) et comme toi encore j’ai eu l’impression de le ressentir au travers du comportement de mon bébé qui avait tout le temps besoin d’être porté et rassuré. Les violences obstétricales quelle qu’elles soient ont parfois des conséquences à long terme. Mon fils a maintenant 5 ans et tout cela est derrière nous mais ça m’aura valu un bon gros baby blues ! Pour finir sur une note positive, l’accouchement de mon second fils s’est passé de manière intimiste et très naturelle, sans péridurale ni épisio ! Ça m’a réconcilié avec la maternité. Je te souhaite de trouver la paix dont ton fils et toi avez besoin pour continuer à vous épanouir et de continuer à inciter les femmes à dénoncer et à lutter
    Des bises !

  105. Salut Lea

    2 accouchement 2 déclenchements et 2 sensation de s’être fait voler des instants précieux… la peur des équipes soignantes est compréhensive que ce soit pour un dépassement de terme ou autre (pour ma part cholestase gravidique pour mon 1er et hypotrophie sévère pour le 2nd) et en temps que futurs parents se dire qu’on pourrait faire risquer qq chose à son enfant n’est pas concevable … Je pense que même si rationnellement on se dit que c était pour le mieux émotionnellement et bien c’est beaucoup plus compliqué… je ne peux que dire que tu n’es pas la seule dans ce cas :)

  106. Ton témoignage est très touchant.. et je le comprend bien.
    Pour faire bref , mon accouchement s’est aussi très mal passé, j’ai percé la poche des eaux et ai fait tout ce que les medecins me disaient de faire , inquiète et paumée. Au final ils ont tout fait pour déclancher pendant 4 jours , au début du 3 ème je les ai suppliés d’arrêter cette violence gratuite et de faire une césarienne, je savais que ça n’irait pas .. ils me l’ont accordée le 4 ème jour. J’ai eu du mal à regarder ma fille sans pleurer, je me suis sentie tellement mal , tellement incapable , elle ne voulait pas téter , j’avais l’impression d’avoir tout raté, que je n’allais jamais y arriver. Au final j’ai tellement de regrets , j’aurais dû me reposer plus, j’aurais dû rentrer chez moi , j’aurais dû leur dire non , mais je ne l’ai pas fais, et je ne referai pas cette erreur. Ma fille est la meilleure chose qui me soit arrivée et même si j’ai parfois besoin de la serrer fort tout contre moi comme pour lui prouver que je suis là, renforcer ce lien que j’ai eu du mal à sentir à cause sa naissance catastrophique, je me suis pardonnée, car elle n’a pas à ressentir ma détresse , je veux lui donner le meilleur de moi même.

  107. Ton témoignage me renvoie 11 ans en arrière, j ai 40 ans (-16 jours c est important ). Mon premier accouchement s est plus ou moins bien déroulé même si du haut de mes 21 ans je l ai plus ou moins subit. Mais pour ma 2eme episio, ventouse et finalement forceps on étaient de la partie. Et quand je voyais ma fille petite faire des colères, se frapper et se griffer j étais désespérée jusqu au jour où j ai consulté un ostheo… il a toute suite vu que ma fille était en souffrance du fait de sa naissance… ses os du crâne avaient été « déplacés  » mais à 5 ans le mal était fait. Mais cela m’a permis de comprendre que ma fille ne faisait pas des colères juste qu’ elle était en souffrance. Bizarrement j ai beaucoup mieux vécu mon 3eme accouchement même si c était un déclenchement c est qui moi qui l ai choisi refusant une énième manip pour déclencher « naturellement  » la sage femme à été super j ai pu accoucher sur le côté alors que la péridurale ne fonctionnait pas ! Mon fils a été calme des sa naissance et je pense que ça y fait … Je te remercie de ton témoignage qui a permis de me libérer par la même occasion.

  108. Oh mon dieu Lea, j’aimerai tellement pouvoir te prendre dans mes bras. Ta peine est tellement palpable à travers tes mots, je suis complètement retournée après t’avoir lu. Je pense que tu n’as pas à t’en vouloir, tu as l’air d’être une mère formidable. Prends du temps pour toi surtout afin de cicatriser cette douleur ❤

  109. Ton témoignage est très touchant.. et je le comprend bien.
    Pour faire bref , mon accouchement s’est aussi très mal passé, j’ai percé la poche des eaux et ai fait tout ce que les medecins me disaient de faire , inquiète et paumée. Au final ils ont tout fait pour déclancher pendant 4 jours , au début du 3 ème je les ai suppliés d’arrêter cette violence gratuite et de faire une césarienne, je savais que ça n’irait pas .. ils me l’ont accordée le 4 ème jour. Je n’ai pas eu le peau a peau , je n’ai pas senti ce lien direct , J’ai eu du mal à regarder ma fille sans pleurer, je me suis sentie tellement mal , tellement incapable , elle ne voulait pas téter , j’avais l’impression d’avoir tout raté, que je n’allais jamais y arriver. Au final j’ai tellement de regrets , j’aurais dû me reposer plus, j’aurais dû rentrer chez moi , j’aurais dû leur dire non , mais je ne l’ai pas fais, et je ne referai pas cette erreur. Ma fille est la meilleure chose qui me soit arrivée et même si j’ai parfois besoin de la serrer fort tout contre moi comme pour lui prouver que je suis là, renforcer ce lien que j’ai eu du mal à sentir à cause sa naissance catastrophique, je me suis pardonnée, car elle n’a pas à ressentir ma détresse , je veux lui donner le meilleur de moi même.

  110. Hello Léa,
    Je ne suis absolument pas maman, mais j’avais très envie de commenter. Je suis une personne anxieuse, et je suis allée voir des personnes exerçant certaines « thérapies » pour m’aider à dépasser mes angoisses. Il s’avère, avec l’appui d’échanges avec ma mère, qu’à ma naissance on a du utiliser des forceps pour que je sorte, et que cela a sûrement eu un rôle aussi dans certaines blocages que je peux avoir. Je ne commente pas pour raconter ma vie, car pour le coup c’est une explication trèèès raccourcie. Ce que je veux te dire c’est que ton sentiment auprès de ton fils et du déroulement de ton accouchement n’est pas une chose pour laquelle « on passe à autre chose », au contraire, que tu puisses en parler et évoquer ta souffrance est une bonne chose. Cela veut dire que tu as conscience de tout et tu ne pourras que mieux « agir » avec ton fils. Si la naissance est un événement qui nous marque avis (même si pour certains ça peut paraître idiot) notre développement est également essentiel. Il est probable que tu lui parleras de tout cela quand il sera en âge de comprendre, je pense que la parole c’est une chose vraiment essentielle.
    Je vous souhaite bonne continuation dans votre vie à 3.

  111. Personnellement, deux ans après, il y a toujours des moments où je me dis « et si? »… Mais avec le recul, je comprends que l’équipe médicale voulait faire au mieux, c’est simplement que leur « mieux » n’était pas le mien. On est arrivé à un moment où les équipes médicales agissent mais ne pensent plus leurs actes.
    Chaque jour, je m’efforce dans mon travail, de demander aux professionnels de santé que je côtoie de réfléchir en terme de « bénéfice / risque  » pour la personne et selon ses volontés. Il y a énormément à faire pour faire bouger les mentalités et je pense que sincèrement cela passe par les témoignages comme tu viens de le faire. Alors pour les générations futures, merci à toi et à ceux et celles qui oseront parler.

  112. Coucou Léa
    Pour mon accouchement tout ne c’est pas bien passer deja j’etait dans un service accouchement a risque a cause de mon hypertension il m’ont injecter un tampon d’hormone pour accelerer l’arriver qui devait son arriver et d’un coup les contractions sont arriver à une vitesse c’etait insoutenable mon mari est aller chercher une sf qui lui a dis qu’elle ne m’examinera pas car elle l’a fait 1h avant en gros je stimuler il a fallu attendre que je saigne pour m’amener en salle d’accouchement apres 1h de souffrance on m’annonce que c’est trop tard pour la péridurale (j’avais donner mon accord pour ça) ma fille est arriver et ses ongles ce sont crisper du coup point de suture et les sensations qui vont avec bien sur !
    L’equipe de mon accouchement etait au top mais c’etait trop on me reprochais presque le fait d’accoucher au mois de Juin et qu’il n’avais pas de place pour accueuillir les futurs maman alors pourquoi ne m’ont il pas transferer ailleurs je ne sais pas mais c’est vrai que avant que ma fille arrive j’ai vraiment souffert et ne garde pas une belle image de cette maternité il me manquait une attention un soutien hospitalier pour m’aider…
    Gros bisous Léa et bravo pour ton article très jolie et touchant.

  113. Bonjour,
    Je suis infirmière puéricultrice en maternité, ce que tu as vécu est évidemment traumatisant. A un moment donné la situation a échappé à tes souhaits. Ce que nous remarquons la où je travaille, c’est que souvent les femmes qui ont un projet de naissance élaborée, leur accouchement se complique. Nous allons mener un groupe de travail très prochainement pour peu être faire un accompagnement et une préparation à l’accouchement différentes, afin de permettre aux femmes de se projeter dans leur accouchement sans avoir forcément un scénario idéal, et laisser le moment venir. Les pistes que nous avons des psychologues notamment sont que de préparer avec des demandes particulières son accouchement, fait que le jour J il est difficile d’accueillir le moment présent tant le projet est omniprésent…
    Dans certains cas ce qui aide les mamans qui ont « subi » leur accouchement c’est de récupérer leur dossier, avec le déroulement de l’accouchement pour comprendre et cheminer. Quelque soit la raison comprendre et savoir aide à tourner la page ( pas oublier, mais pouvoir tourner la page et continuer le livre)… Voilà la réflexion suite à ton article.

  114. Je comprends tellement … je te suis depuis longtemps et je me reconnais dans beaucoup de tes vidéos , paroles, ou articles …
    Ma fille est née le 28/08/18 ,
    J’ai encore du mal à accepter sa date de naissance car elle était prévue pour le 22/09/18 j’ai dû être déclenchée car elle avait un retard de croissance. J’ai été déclenchée par ballonet puis par propesse deux des trois techniques de déclenchement…
    Ça a été compliqué mon corps a eu du mal à accepter cet accouchement forcé et j’ai l’impression que l’on m’a « volé » mon accouchement.
    Je n’arrête pas de me demander quelle aurait été sa date à elle le moment qu’elle aurait choisi pour venir au monde …
    Bien sûr quand les médecins vous disent que c’est mieux pour la santé de bébé on l’écoute et maintenant que ma fille est là je suis comblée mais ça reste dur à accepter.

  115. Coucou Léa,
    Je débarque un peu sur ton blog, je te suis surtout sur Instagram ou YouTube. Je lis cet article avec beaucoup de tristesse, on entend parler de toutes ces violences et on se dit que ça n’arrive qu’aux autres… Malheureusement ce n’est pas le cas.
    Je pense que tu fais bien de partager cette histoire avec nous si ça te fait du bien. Peu importe les jugements des autres, c’était ton moment et si tu estimes qu’il a été gâché seule toi peu en juger. Prends le temps qu’il faudra pour te reconstruire. Quant à ton bébé, vu tout l’amour que tu lui portes, cet événement traumatisant sera bien vite compensé par ta bienveillance et ton amour. Sans te connaître vraiment, on peut toutes affirmer qu’il ne manquera de rien et qu’il sera heureux.
    Pense à toi, à vous en premier, le reste finira par n’avoir que peu d’importance avec le temps.
    Bon courage à toi, je t’envoie plein de bonnes ondes

  116. Bonjour Léa,
    Je suis étudiante en psychologie, et c’est malheureusement un sujet que nous avons déjà abordé. J’imagine que c’est parce que beaucoup de femmes, comme toi, vivent cela et qu’en tant que future professionnelle, je vais devoir aider plus d’une femme à se relever de cette épreuve.
    Le traumatisme que tu as vécu t’appartient et personne ne peut juger de sa gravité. En revanche, partager les bienfaits de la méditation est une superbe initiative. N’hésites pas à parler à un professionnel si tu en ressens le besoin.
    Rassures toi, ton fils t’as pour être entouré d’amour. C’est un petit bonhomme fort, grâce à toi et l’exemple que tu lui donne. Et d’ailleurs, merci pour l’exemple que tu donne autour de toi. Courage. Oh, oui : Courage.
    S.

  117. J’ai eu mon premier fils, il y a passer 13 ans. Il est né après terme, il voulait pas sortir le Coquin. J’ai du rentrer à l’hôpital aussi pour un de lancement qui c’est terminer par une césarienne en urgence. Je te laisse imaginer, l’angoisse, la peur, ect. J’ai pas eu le choix car c’était mon bébé avant tous. Mais comme on dit ça a vite fini et on passe à autre chose. Mais comme je te comprend. Moi, je m’en suis voulue de ne pas avoir pu accoucher naturellement pour mes 2 enfants….

  118. Ton article m’a bouleversé, il m’a donné des frisons j’en ai la chair de poule. J’ai ressentis pendant longtemp ce que tu as ressentis. Je suis arrivé à l’hôpital avec 18 de tensions sans raison valable le rythme fœtale qui diminuaient et on m’a dis c’est 50/50 soit césarienne soit on accélère les choses. Je ne voulais pas de péridurale je voulais être libre de mes mouvements ressentir mon accouchement. Ils m’ont dis on vas vous installé en salle de naissance je n’étais ouverte qu’à 2cm le temp d’être là bas il m’ont fais la péridurale je ne comprenais rien à ce qui ce passer il m’ont mis un produit pour accélérer les contractions j’avais mal la péridurale n’avais pas fonctionné. Je leurs ai dis mais ils ont réinjecter une dose à la fin je ne je ne pouvais plus bouger mes jambes je ne les sentais plus je ne ressentais que la douleur. Ils m’ont fais une épisiotomie je poussais de toute mes forces mais mon bassins étais étroit et le bébé ne passais pas. Par chance mon gynécologue est arrivé et m’a appuyé sur le ventre pour que je pousse à l’inverse de lui pour aider et mon fils est née. Après sa on m’a attrapé le sein d’une violence et pris la tête de mon bébé et fourré mon tétons dans sa bouche. C’était juste horrible. Pour plusieurs raison j’ai louper mon allaitement et oui je m’en veux pour tous sa mais aujourd’hui cava j’en parle plus mon fils a un an et je veux un deuxième enfant et je me suis promise que cette fois ci je me laisserai pas faire et dire quoi que ce soit mon corp mon enfant m’a vie.

  119. Je te comprends tellement.
    Mon accouchement a été juste magique mais la minute d’apres le cauchemar a commencé… je n’ai pas su dire non… non je veux laisser mon fils trouver mon sein naturellement, non vous ne pouvez pas me dire que mes seins se sont pas fait pour ! non ça ne fait que 4h qu’il est dans son monde, je veux attendre, pas besoin de le forcer… on m’a pris le sein sans mon autorisation et on a forcé sur sa tête pour qu’il prenne mon sein. Il hurlait tellement, ça me hante encore et encore. Je n’ai pas pu l’allaiter. Nous avons été profondément marqué tous les 2. J’etais angoissé à chaque mise au sein et lui pleurait. J’ai donc abandonné. Certes il va bien mais je m’enveux d’avoir laissé faire.

  120. Bonjour Léa, je me reconnais vraiment dans ton histoire. J’ai moi-même subi pour mon premier accouchement des violences obstétricales. Une péridurale surdosée qui m’a empêché d’avoir des poussées actives. Au bout de 30 min, la sage femme a demandé au médecin de venir mais ce dernier étant déjà occupé, elle a continué à me faire pousser pour essayer de faire venir mon fils naturellement. J’ai poussé 50 min. J’étais épuisée. Le gynécologue est finalement arrivé. On ne m’a rien expliqué. Mon conjoint a dû sortir et il m’a introduit les forceps. J’ai hurlé de douleur et ils se sont rendus compte que la péridurale ne fonctionnait plus. Une dose avait été rajoutée à la dernière minute mais cela était beaucoup trop tard. Je n’ai même pas vu Gustave arrivé sur moi. J’etais prostrée de douleur la tête sur le côté quand je l’ai entendu hurler. Il avait les marques des forceps. Nous étions tous les deux marqués. Mon périnée a énormément souffert de tout cela malgré une quinzaine de séances de rééducation. Pour mon deuxième, je m’étais promise de ne pas revivre cela. J’ai été très bien entourée par ma sage femme libérale. Tout s’est bien passée. J’ai demandé une péridurale peu dosée juste pour supporter la douleur mais pouvoir ressentir les contractions pendant la poussée. J’ai accouché en musique dans la position que je voulais. Je ne vais pas te cacher que lorsque la sage femme m’a dit que la poussée allait commencer le traumatisme du premier accouchement est revenu à la surface. J’ai tremblé de tout mon corps. On m’a rassuré et tout c’est bien passé. Gaspard est sortie en trois poussées. J’ai pu moi-même le récupérer et ces jolis souvenirs seront gravés à jamais dans ma mémoire. Sans douleur, sans pleurs, sans déchirure. Cela m’a réconciliée avec l’accouchement. J’ai su que j’en etais capable et que la culpabilité que j’ai ressenti la première fois n’avait pas lieu d’être. Bon courage à toi Léa. J’espère que tu pourras pour ton prochain bébé réussir à aller au bout de ton projet de naissance. En attendant prend soin de toi!

  121. Bonsoir Lea!
    Personnellement j’aI vécu un accouchement traumatisant aussi.
    Apres 15h de travail (contractions toutes le 2 minutes) je suis restée dilatée à 2cm, le monitoring a commencé à être bizarre du coup on a rompu la poche des eaux pour mettre un monitoring interne. C’est la que tout a commencé à a partir en sucette.
    2h plus tard on partait en césarienne en urgence à cause d’une souffrance foetale.
    La cesarienne ne s’est pas passée sans complications : chutes de tension, vomissements, les intestins qui sont venu dire bonjour, hémorragie, …
    Ma fille est née à 23h46 je ne l’ai vu qu’à 1h30: je suis restée tout ce temps au bloc opératoire, ils avaient du mal à arrêter le saignement.
    À cause des anesthésiants, je ne me souviens pas de ma première rencontre avec ma fille et je n’ai pu la mettre au sein que le lendemain.
    J’ai su la porter moi-même qu’au bout du 5e jour, pas sans douleurs.
    On a toutes les 2 eue une infection à l’hôpital donc dose antibiotiques en interveineuse pendant 1 semaine pour les 2.
    7 mois plus tard on se porte toutes les 2 bien, même sI la route pour s’en remettre psychologiquement est encore longue.

    Tout ça pour dire, j’aurais rêvé d’un accouchement comme le tien! (De ce que j’en sais du moins) Mais on ne choisi pas ce qui nous traumatise!
    Personnellement en parler avec une psy m’a fait énormément de bien! Si tu en ressens le besoin je te conseille de le faire. C’est une oreille neutre qui t’aidera sûrement à passer au dessus du traumatisme et de la douleur. Ou au moins c’est une personne qui peut t’aider à apprendre à vivre sereinement avec.

    Beaucoup de courage, je pense à toi, j’espère que le temps d’aidera à surmonter cette épreuve!

  122. Je suis moi même puéricultrice et pensé pouvoir dire non… Mais au final quand on m a dit on vous déclenche je n ai pas dit non meme si je n ai pas dit oui … Ça s est terminé en césarienne en urgence et je regrette de ne pas avoir dit non ça fait 3 ans et demi et il me faudra encore du temps pour en faire le deuil de cet accouchement…. Mais en effet je comprends ton traumatisme … Oui je pense que ça a eu un impact sur notre relation aujourd hui c est avec les fleurs de Bach qu’ on tente d améliorer certains points notamment cette fusion excessive. Cette peur de la perdre que j ai ressenti qui aujourd hui lui fait faire plein de crise de cris, bêtises pour me montrer qu’ elle est bien vivante. Et puis notre fusion ne serait pas si intense si je ne m étais pas senti dépossédé de mon accouchement encore aujourd hui je b ai pas le sentiment d avoir accouché mais celui qu’ on m a arraché mon bébé…

  123. Bouleversant et très courageux Léa… Poser les choses noir sur blanc est quelque chose que j’aime beaucoup faire et qui est très intime, mais en même temps intéressant à partager avec d’autres pour ne plus se sentir seule et abandonnée dans ce tourbillon de culpabilité et de mauvais souvenirs, qui ne sont pas souvenir, ils sont le présent et il faut réussir à apprivoiser.
    C’est tout un travail complexe. Alors pleins de bisous et de bonnes ondes surtout
    Prends soin de toi et de ta famille.
    Agathe.

  124. Je l’ai également vécu ce coup de ciseaux qui se fait sans un mot, juste ce bruit que j’ai si bien discerné… Je te comprends. Quand je pense à cet accouchement (le second car césarienne pour ma première fille) je pense au mot « boucherie », qui m’est venu dans le feu de l’action si on peut dire. Je m’interroge également souvent sur l’influence de cet accouchement sur ma seconde fille si adorablement pleine de caractère ! Et je remercie la vie de m’avoir permis de vivre un troisième accouchement, naturel celui-ci( même si en milieu médical). J’ai mis au monde ( je n’ai pas été accouchée de, comme j’ai pu le vivre pour mes filles) mon fils sans péridurale. Une expérience hors du commun. Je te souhaite de faire le chemin qui te permette d’accepter ce qui s’est passé et à quoi tu ne peux rien changer… Le chemin est devant toi

  125. Bonjour Léa
    Ton article est particulièrement intéressant. Personnellement je garde un souvenir merveilleux de mon accouchement, même si j’ai été déclenchée pendant 36h et que la péridurale que je souhaitais n’a finalement pas marché. Au final tout a été très rapide, 3h de travail… cela me donne envie de tenter l’accouchement sans péridurale pour le prochain ! Par contre j’ai eu le même genre de ressenti dans l’après…. je souhaitais allaiter, mais mon petit garçon (qui a seulement un mois de plus que le tien !) avait du mal à prendre mon téton… c’etait une bataille de plusieurs dizaines de minutes à chaque tétées…. et arrive le j2, ou toujours à la mater, je me retrouve face à une puéricultrice qui m’en fout littéralement plein la tronche. Tout y passe. Je suis trop stressée, je ne vais pas assez vite, je ne fais pas les bons gestes pour le bain, le change…. et bien sûr, selon elle je m’y prend très mal pour mettre le petit au sein. Je venais également d’apprendre que bébé avait perdu plus des 10% réglementaires donc il FALLAIT qu’il grossisse. Ça va niveau pression… Lorsqu’elle est sortie de la chambre j’ai fondu en larmes et ai appelé ma mère pour lui dire que j’abandonnais l’allaitement. Au final je me suis accrochée suite à la conversation avec ma mère. Mais elle avait semé le doute sans mon esprit, et ma montée de lait tardant + la fatigue accumulée, j’ai choisi la dernière nuit à la maternité de demander un biberon en complément. Suite à ça l’allaitement a été compliqué à continuer. Je me suis accrochée deux semaines mais bébé n’avait pris que 25g depuis la sortie, donc nous sommes passés au tire-allaitement avec dés compléments de lait artificiel. Je n’ai toujours pas accepté que cet allaitement n’ai pas fonctionné…. je vis toujours ça comme un échec, même 9mois plus tard. Donc je ne peux que comprendre ton sentiment, ainsi que ta colère envers les violences à l’hopital… certains soignants ont oublié que nous sommes des humains…

  126. J’ai accouché de mon fils il y a 4 mois. Une césarienne en urgence …
    Beaucoup de femmes disent s’être senties « volées » de leur accouchement dans ce cas.
    Pour ma part je me rappelle juste de cette décision prise pour le bien de mon fils, et de m’être excusée auprès de mon Amour… j’aurais voulu que nous vivions ça ensemble.
    Finalement après la césarienne, c’est lui qui a fait 2h de peau à peau avec notre fils, alors que j’étais en salle d’en reveil. Et quand je vois la complicité qu’ils aujourd’hui, je ne peux m’empêcher de me dire que cette situation n’y est pas pour rien.
    Cependant je comprends que tu aies pu si mal vivre les choses, et je crois que l’accepter et déjà une sacrée part du chemin.
    Gaspard t’aidera à faire le reste de la route sereinement.
    Bonne continuation dans ta recherche de paix ❤️

  127. Bonjour Léa,
    Je comprend tout a fais se que tu as ressentit a ce moment la et surtout après .. J’ai accoucher au mois de Décembre 2017 d’une petite fille magnifique et que j’aime de tout mon cœur ! Malgré sa je m’en veux beaucoup et j’en veux aussi aux médecins, j’ai tellement eu du mal après l’accouchement et tout les évenements qui s’en sont suivie que j’ai louper pratiquement tout le 1er mois de vie de ma fille parce que je ne me sentait pas Maman ..
    Tout sa n’est pas derrière moi et tout comme toi je pense que une part de moi est marquée a jamais mais malheureusement c’est comme sa, on regrette ce moment sans le regretter vraiment et c’est même un moment de pur bonheur quand on voit nos magnifique bout de chou ! ..
    Fin bref je me retrouve avec une cicatrice de cesarienne, un regret de ne pas avoir allaiter et un traitement que j’aurais jusqu’a la fin de mes jours !

    Merci pour cet article triste et touchant.
    Des bisous a ta famille et prend soin de toi c’est important, il ne faut surtout pas s’oublier :)

  128. Ton article m’a fait un bien fou !

    Je repense souvent à mon accouchement et à ce qui aurait pu être différent …
    Quand des amies me parlent de leur crainte d’accoucher, je leur dis que pour moi ça a été le meilleur moment de ma grossesse, certainement pour me rassurer mais surtout pour ne pas passer pour un monstre. Oui je n’ai pas aimé être enceinte même si je suis reconnaissante et heureuse de voir aujourd’hui mon fils de 19 mois s’épanouir parmi nous.

    Quand je repense à mon accouchement, je me dis que certaines choses auraient du être faites différemment : le moment de panique où elles ont parlé césarienne alors que je ne poussais que depuis un quart heure et que mon fils allait parfaitement bien, le moment où elles m’ont coupé sans même laisser mon corps se déchirer par lui même si nécessaire, le moment où cette sage femme m’a littéralement broyé le ventre pour expulser mon fils qui d’apres elle mettait trop de temps… J’ai accouché en 24 minutes ! Peut être quand laissant plus de temps à mon corps de faire ce pour quoi il est fait, peut être quand étant moins pressé et en songeant moins à la prochaine patiente, peut être qu’en m’accordant un peu plus d’interêt, j’aurai eu un accouchement plus serein, moins traumatisant pour mon corps et plus doux pour mon fils.

    Mon fils va bien, mon corps a récupérer.
    Mais je ne guérirais probablement jamais de ne pas avoir été considéré comme une personne mais simplement comme un numéro de dossier.

    Merci Léa, pour tes mots, ton audace de dire tout haut ce que beaucoup n’ont pas la force de dire et pour ta mise à nue qui me fait comprendre que je ne suis pas seule.

  129. Très bel article mais aussi bouleversant.
    Je ne suis pas maman mais puéricultrice en neonatalogie donc je côtoie beaucoup de maman qui viennent juste d’accoucher. J’essaie toujours d’être bienveillante même si peut être que parfois sans le vouloir certaines de mes paroles ne sont pas entendues ou comprises de la façon dont je le voudrais.
    La première chose à dire c’est que tu as raison d’en parler si tu en as le besoin. C’est normal, il faut faire le deuil de cet instant tant rêvé et imaginé. Et il faut que les mères continuent à en parler pour faire évoluer les choses dans le bon sens.
    La deuxième chose que j’ai envie de te dire c’est de te pardonner. Tu as fait le maximum pour que cet accouchement se passe le plus naturellement possible. Malheureusement les choses se sont moins bien passées que tu l’aurais espéré. Mais ce que je retiens c’est qu’à partir de l’instant où Gaspard est né, tu l’as entouré d’une magnifique bienveillance et a œuvré pour son bien être. Et c’est ce qu’il y a de plus important. Bon courage pour la suite.
    P.S : sans défendre aucunement certaines pratiques obstétriciens car certaines sont inacceptables, il faut aussi imaginer que ces soignants sont parfois aussi confrontés au deuil périnatale et parfois lors d’un accouchement ils savent que tout peut basculer. Cela explique la fébrilité (mais n’excuse en rien). Il y a surtout des gros problèmes de communication (comme dans beaucoup de domaines du medical).

  130. Bonsoir Léa,
    Mon accouchement a été un vrai cauchemar! J’ai entendu le médecin dire dans le couloir, allez hop, tous les bébés avant minuit ce soir!!! Quand il est venu me voir, il m’a soutenu qu’il fallait qu’on me perce la poche des eaux! Jeune, premier accouchement, j’ai bêtement écouté! 3 heures après il est revenu, a fait les contrôles et apparemment ma fille bradicardait. J’ai dû subir une césarienne en urgence… Finalement sur les 3 mamans qui accouchaient ce soir là, tous les bébés sont bien nés avant minuit! Sans compter les 2 erreurs de péridurale, les 17 essais avant de me poser une perf (qui est tombée en allant dans la salle de césarienne) et les 5 heures d’attente après mon reveil pour enfin avoir le droit de voir ma merveille. Enorme sentiment de culpabilité, j’aurai dû refuser et attendre que cette poche ce perce tranquillement!

  131. Bonsoir Léa,

    Alors c’est la première fois que j’ose t’ecrire même si je te dis depuis très longtemps mais ton article m’a tellement boulversé.
    Je suis également maman d’un petit Gaspard qui a 2 ans maintenant et je sais ce que tu as pu vivre car aujourd’hui à l’heure où je t’écris j’etais toujours le même ressenti que toi car j’ai également vécu un accouchement très difficile..
    Alors juste ce petit mot pour te dire que je te soutiens dans cette douleur et que si jamais un jour tu as besoin d’en parler je veux bien échanger avec toi.

    Charlène.

  132. Chère Léa,

    Je ne suis pas du genre à laisser de commentaire, cependant t’apporter mon témoignage pourra peut-être t’enlever un petit caillou de la culpabilité.
    Je suis née en 1994, ma mère a subi un accouchement infernal, de 18h, sans boire ni manger, à bout de force. C’est aux forceps que je suis sortie, en détresse respiratoire, enlevée immédiatement à ma mère qui n’a pu voir que mes cheveux noirs, complètement impuissante.

    Bientôt 25 ans plus tard, je vis à l’autre bout du monde, ma mère m’a forgé une confiance qui me permet de réaliser des projets dingues, je suis pleinement épanouie, sûre de mon chemin et très reconnaissante sur l’enfance et l’éducation que j’ai pu recevoir.

    Donc même si chaque enfant est différent, tout ne se joue pas au moment de la naissance et ton petit garçon pourra devenir un jeune homme sûr de lui, indépendant, complètement réalisé, et assumant ses choix. Malgré cette venue au monde compliquée.

    Je te souhaite beaucoup de courage et de trouver de la bienveillance et du soutien autour de toi. <3

  133. Ton témoignage est bouleversant et malheureusement tu n’es pas la seule!
    J’ai eu la chance d’avoir une sage femme en or le jour de mon accouchement!
    Accouchement qui a été comme je le souhaitais pour ce premier bébé! Pas de péri, pas d’épisio, elle a été a l’écoute de ce que je voulais!
    Je pense que le personnel sur qui on tombe ce jour là compte beaucoup!
    La méditation est un super moyen pour se retrouver! Tu n’as pas à te sentir coupable! Tu es une maman formidable!
    Je te souhaite de de pouvoir vivre un deuxième accouchement comme tu le souhaite!
    Des bisous

  134. Samedi dernier mon fils a eu 10 ans. Et donc samedi dernier je me suis replongé 10 ans en arrière cette dernière journée ou il était dans mon ventre. Il y a 10 ans je ne me suis pas arrêtée à tout ce qu’on ma fait subir: décollement de membranes sans rien me dire, déclenchement, péridurale parce que c’était mieux par rapport à ma santé… quant à la délivrance, on a vécu tous les deux l’horreur puisqu’il est sorti avec les forces et une grosse episiotomie pour moi. Il y a 10 ans je ne savais pas. Maintenant je sais. Et samedi dernier j’ai pleuré en y repensant parce qu’avec le recul de 10 ans je ne sais pas encore comment l’accepter. Donc oui je comprends. Merci pour tes mots Léa.

  135. Bonjour Léa,

    J’ai moi même eu l’impression, lors de mon accouchement il y a presque 1 an, d’avoir été spectatrice de l’événement. Ça s’est bien passé, je n’avais absolument pas peur d’accoucher (déni de ma part aussi peut être), pourtant je ne sais pas il y a comme toi des choses qui m’ont dérangés et qui me perturbent encore maintenant… Et si je n’avais pas pris la péri, et si j’avais été plus active pendant le travail ca aurait été plus vite, et si je n’avais pas autant forcé je n’aurais pas eu cette fameuse déchirure… On n’a jamais voulu me dire le nombre de points que j’avais eu, c’est bête mais rien que pour la rééducation et le côté psycho je voulais le savoir… Le  »va falloir y aller madame sinon c’est césarienne… », mais surtout ce qui m’a le plus marqué c’est que j’ai à peine vu mon fils son premier jour de vie car il est partit en urgence dans un autre hôpital pour réaliser des examens… J’en suis toujours perturbée… Je n’ai eu le contrôle de rien du tout ce fameux plus beau jour de ma vie.

  136. Bonsoir Léa. Tes mots de maman resonnent en moi. Il y’a bientôt 8 ans je m appretais à devenir maman pour la première fois. Mon projet de naissance était simple. Un accouchement naturel si possible dans l’eau. Choix de maternité fait:petite maternité de niveau 1.
    parfait nous ne souhaitons pas d usine à bébé et pourquoi ça se passerait mal? Étonnement on ne prépare pas à un accouchement naturel. Alors je me suis laissée porter par les cours communs informels basiques et vides.
    Et puis ma DPA approche et notre bébé ne se montre pas. Le jour j on me fait un examen vaginal?! Pourquoi je n ai pas de contractions! On me décolle les membranes(la douleur est imprimee dans ma memoire) mais pas d echos..Je ne suis pas d’accord avec tout ça mais je ne l’affirme pas non plus. J’ai 22 ans c’est le corps médical je ne me sens pas légitime.. Je demande une échos on m’explique que ce n est pas nécessaire rdv dans 48h pour déclenchement.
    48h apres, Le matin même .le travail se met en route avec une violence incroyable.je suis foudroyée. Je dis d’ailleurs à mon mari que j’ai l’impression que mon corps est dans l’urgence. Arrivée sur place je suis peu considérée. Projet de naissance ? Nous ne l evoquons meme PAS. Pas de peri? Vous savez madame vous avez l’air de s’ouffrir. Pose de péri…c’est un dimanche l anesth dira: si j’avais su qu’elle est tatouée dans le dos je ne me serais pas déplacé…la péri est posée trop haute. Tout mon tronc est anesthésie je fais une crise d’angoisse. Je finis par perdre les eaux mais la péri a considérablement ralenti le travail. Je sens qu’elles sont inquiètent et pas préparées. Mon liquide n est pas du liquide il est épais et teinté. On entend que bébé est en souffrance le gynéco intervient en 15min. Pas de bonjour il ne me prévienst pas du geste il me dit simplement que ça sera douloureux alors il me fait une anesthésie locale pour sortir notre fils aux forceps.
    Bébé sort mais ne respire pas. Ils ne sont pas préparés à ça.mon mari ne le quitte pas. 1h après tout va bien.
    Le gynéco me culpabilise en me disant que mon terme était dépassé de plus de 48h au vu du liquide et de la souffrance foetale et faitres signes distinctifs du bébé . Je lui explique que je lui avais déjà exprimé dès le début de la datation et Qu il me disait qu’à 5jours près ce n’était pas un problème.reponse:la prochaine fois insistait.
    Tu demandes si nous avons une relation particulière après ça : oui PERSONNE n’a eu le droit d’approcher mon bébé pendant 9mois.meme mon mari. Je lui permettais les câlins les jeux un peu de portage mais le reste c’était moi. Il a été très patient. Notre fils a eu des difficultés respiratoires pendant 6 ans lors des rhumes bénins ou stress. Il garde toutes ses émotions pour lui et se plaçait légèrement devant moi lorsque nous étions dans un lieu inconnu. Je l’ai emmené voir une pedopsy qui m’a expliqué Qu Il était un bouclier pour nous préserver. Il a repris sa place d enfant mais il reste protecteur .
    De mon côté j ai pris ma revanche 2ans après sa naissance.en accouchant dans la même maternité naturellement dans l’eau et en guidant moi même la sf qui a bien compris que j avais besoin et mon époux aussi de mener la danse. J’ai lâché prise pour notre 3 eme et 4eme accouchement (pas le meilleur de mes accouchement mais c’est une autre histoire;)
    Tu regarderas toujours ce sentiment dans ton coeur de maman. Mais tu vas l’apprivoiser et il fait parti de votre histoire. E connaît sa naissance. La peur que nous avons eu pour lui et ce sentiment de culpabilité (un peu seulement il est trop jeune pour comprendre la nuance et ne pas en prendre l’entière responsabilité ) il sait ce Qu il a le droit de savoir. Le reste disons que le coeur d une maman a ses secrets et Qu il est assez fort pour les porter.
    Prends soins de toi Léa.
    Audrey

  137. Chère Léa,
    Maman de l’ombre, bien plus âgée, je n’ai sans doute pas le profil de tes lectrices et abonnées mais je te suis parce que je te trouve intelligente, particulièrement mature et intéressante.
    Mon premier enfant est né dans les conditions que tu décris. Je me suis posée les mêmes questions que toi et j’ai également culpabilisé. Il y a, c’est vrai, parfois un monde entre ce que l’on projette et ce que l’on vit. Il faut un « travail » pour réconcilier les deux.
    Puis ma fille est née, sans péridurale ni épisio mais le corps médical a réussi à pourrir mon allaitement, la mode étant de faire laper les bébés dans une coupelle quand ils ne parvenaient pas à téter. J’en suis venue à « voler » un biberon et une tétine à la nurserie, souvenir douloureux et coupable. Tout cela est loin mais j’entends ce que tu dis, je le ressens vivement.
    Je t’encourage à ne pas laisser ce traumatisme continuer à faire ses ravages, je t’encourage à aller en parler à un professionnel. Parce qu’il se peut que cette expérience remue en toi des choses plus profondes dont tu n’as pas conscience. Ou, quoi qu’il en soit, que ce vécu soit trop violent pour être digéré seule.
    Prends soin de toi et de ta jolie famille.
    Je t’embrasse

  138. Bonsoir, je ne peux pas lire cela sans témoigner. Je suis plutôt dans le cas contraire. J’aurai tous fait pour être médicalisé et être prise au sérieux. Ma fille est née à 38sa. Le jour de sa naissance on est arrivé à la maternité vers 18h ( déjà 25minutr de route pour y aller). Arrivé sur place la sage femme me dit que c’est trop tôt par rapport à mon terme que je me suis affolé pour rien et quil faut que je rentre chez moi. J’ai insisté pour qu’on vérifie mon col. Il était bien haut et bien fermé. J’ai dit que je sentais que j’allais accouché on m’en envoyer marcher 30min histoire de dire on vous écouté mais on a pas bien le temps. 30min plus tard j’en suis à 3 cm col effacé en totalité ét ma fille appuie très fort. Le temps de faire les papiers et les dernier examen j’arrive en salle de naissance 40min après. Je sens que ma fille est la tous prêt. On recontrole mon col j’en suis à 6 bien tasser. Lanestesiste m’annonce quil sera la dans 10mon. Il a mis 45min ! Et il sentait le café. Je lui ai mis un savon. Il m’a dit que je paniquer pour rien que mon travail avancée pas si vite qu’il le semblé. Résultat j’en suis à 9.
    Après on retrouve notre calme. Sauf que il a trop peu dosé la.peri et refuse de revenir car finalement  » sa va allait vite vos contractions sont forte » et bien douloureuse.
    Pour accélérer les choses je demande à ce que on me.percé la poche des eaux. L’équipe refuse me disant qu’il faut laisser faire la nature. Je me rappel vaguement avoir dit que la nature est en train de me faire accoucher donc que la on s’en fouter totalement de leur discours. Il ont accepter et ma fille est née quelque instant après. Bien entendu au moment ou je devais pousser les sage femme était en train d’accoucher une femme  » qui était la avant moi  » sauf que mon travail à moi avancer bien plus vite.
    Ma fille est née toute calme sans un cri ni pleur et elle avait faim !
    La suite un cauchemar.
    Je n’ai pas eu de point ni de déchirure Ni rien. C’est propre comme il disent. Sauf que 48h après la.naissance on ma demander de rentree chez moi. J’était pas prête. Mon bébé avait même pas deux jours. Et moi j’avais mal.partout. On a refuser de me.donné des antidouleur a plus de 24h de mon accouchement car ya pas de point. Sauf que j’ai mal au dos au ventre. J’ai eu la montée de lait toute seule chez moi je ne savais pas quoi faire pour.me.soulager. On avait jamais donner le bain à notre fille..On avait juste observer. J’ai mal vécu qu’on me.laisse comme ca me débrouiller seule alors que j’avais plein de questions et besoin de me rassurée.
    1 an plus tard sa va mieux j’accepte. Mais je constate que cette expérience ma affirmé et désormais je me fais entendre quand on m écouté pas.

  139. Pour ma part j’ai vécu 3 accouchement totalement différents

    Mon 1er bébé j’avais 20 ans.. un bébé surprise post mariage..
    J’était un bébé qui allait avoir un bébé.. déclencher à 36sa+2 pour cause de pré eclampsie et oligoamnios sévère.. je n’ai absolument pas maîtriser mon accouchement.. on ma tout imposé moi qui n’avait pas d’avis sur la péridurale on me la interdit car soit disant trop dur à piqué..
    On ma déclencher par perf direct sur un col ouvert à peine à un.. on ma bloquer dans un lit sur le dos avec un monito alors que je souhaitait bouger.. j’ai subit un décollement des m’embranes forcé on ne ma pas prévenu.. finalement mon petit garçon est né après 10h de travail sans peri à souffrir le martyre sans m’aider à canaliser ma douleur.. mon fils est né avec un Agpar de 2 car étrangler par son cordon aujourd’hui il a 7 ans et il a tjr énormément d’angoisse et de problème de sommeil depuis sa naissance je suis persuadé que ça a un lien..

    Mon 2eme accouchement et une triste naissance mon petit garçon est décédé à 26sa et c’est le seul accouchement que j’ai gérer de A à Z.. je me suis complètement imposée c’était un bébé surprise lui aussi mais quand on ma appris que mon col était complètement ouvert et qu’il allait naître mais pas survivre j’ai pris les choses en mains.. jai refuser la péridurale.. j’ai refuser qu’on me perce la poche ou même qu’on me touche tous simplement je voulais tout vivre et accompagné mon petit garçon dans notre dernier moment à 2 c’est le plus triste mais celui dont je suis le plus fière

    Ma petite fille elle j’ai du subir une fois de plus rcui sévère hospitalisé à 35sa car résultat vasculaire pas top.. le médecin avait décidé de me déclencher le 4 octobre hors c’était la date de mon fils décédé donc jen ai fait qua ma te te étant déjà ouverte à 3 doigts j’ai fait des squattes et 3 jrs après plouf perte des eaux.. le 1er octobre j’ai demander à être transférer dans un niveau 3 car je savais que ma fille allait faire moins de 2kg à 36sa et ils mon soutenu que je n’était pas médecin et que je devait rester a ma place finalement ca a fini en cesa d’urgence et séparé de mon bébé à 45min de voiture car bien-sûr elle faisait 1.6kg un allaitement catastrophique car ils sont refuser de me fournir un tire lait.. jai fait 45min de voiture alors que j’avais subit une césarienne 24h avant marché plier eb 2 dans un grand hôpital parisien car pas assez de chaise roulante.. Et j’ai subit ça pendant 15 jours.. bref j’ai vécu des choses pas facile mais j’essaie de relativiser j’aimerai un dernier bébé mais je suis terrorisé par tous ce que j’ai vécu.. je n’ai jamais pu vivre les choses comme je le voulais
    Et je pense qu’on est énormément de femme à avoir vécu ce genre de chose

  140. Malheureusement c’est compliqué de prévoir ce genre de choses. Parfois il vaut mieux sur-médicaliser que de prendre des risques. Tu as la chance que toi et otn bébé soient en bonne santé. Ils ont laissé ma tante accoucher naturellement (trop) longtemps après le terme et ma cousine est née avec un handicap qu’elle garde a vie et qu’ils n’auraient pas pu détecter (elle aussi semblait en bonne santé). C’est vrai qu’on se dit toujours qu’on aurait pu mieux faire, mais cela aurait pu être pire également. Ca ne sert à rien de regretter aujourd’hui car tu n’y peux plus rien. La grossesse et l’accouchement sont des choses délicates et il faut faire confiance au corps médical là pour aider, si ils te disent qu’il faut qu’il sorte parce qu’il est en danger, je ne vois pas quel choix tu peux avoir. Tu essaye de faire du mieux que tu peux pour lui mais eux aussi font ce qu’ils peuvent tu sais. Les accouchements se font dans la violence et la douleur la plupart du temps, les hopitaux sont là pour faire en sorte qu’il y ai moins de douleur et moins de violence. Tu n’y es pour rien, ils n’y sont pour rien. Chacun essaye de faire de son mieux, parfois ca marche parfois non.

  141. Très bel article. Je reconnais bien cette description du « sachant tout puissant », le médecin remplie d’arrogance qui se plante devant nous au moment où nous devons prendre une décision hâtive. Je raconte mon expérience dans mon dernier article justement. J’ai mis du temps le sortie, j’y ai mis mes tripes mais ça fais du bien aussi. Je t’invite à passer me lire quand tu auras un moment. Oui, tout peux arriver. Non, ça n’arrive pas qu’aux autres… La vie est ainsi faite et nous apprenons chaque jour, c’est ce qui est important à garder en tête pour ne pas la perdre, notre tête… Il faut rester conscient pour ne pas que ces situations ne se répètent.
    EM.

  142. Article très touchant beaucoup de tristesse je ne te dirais pas c’est passez n’y pense pu cela fait 5 ans pour ma fille 2 pour mon fils ( césarienne pour les deux ) et je le vit toujours aussi mal
    On ne ma pas informé pour ma fille qui étais en siege j’aurais du essayer de la tournée avec l’acunpunture ce qui aurais évité une césa et une a mon fils je ne connaitrais jamais le bonheur du voix basse de donner la vie moi meme
    Mon fils j’aurais du etre plus ferme et dire non je veux essayer naturelement mais j’ai été faible je culpabilise tellement
    Donc je te comprend a 100% bon courage a toi

  143. Bonsoir

    Je peux tous a fait te comprendre j’ai moi même un a accouchement qui même 7 mois après quand les personnes aboie la sujet te répondre mais maintenant regarde il va bien oui cette il va bien mais personne a se moment na pas ressentir se que moi j’ai ressenti .
    j ai eu un super. travail jusqu’à au moment de poussé ou la on ma dit le coeur du bebe est en taticardie et qu’il rester a peine 20 min pour le sortir sinon césarienne il est sorti en 15 min et la on me le pose il bougé mais il est devenu direct violet et on me la retirer comme sa et pendant 2 h on ma rien dit j’ai juste entendu qu il reste 5 min pour l intubé et j’ai revu mon bébé que deux jour après car il a était tranferer en hélicoptère d urgence a deux heure de moi car il y avait pas de place pour moi certe aujourd’hui il est adorable et super souriant mais un accouchement et unique et personne peu réellement te comprendre a se moment la
    j adore ta page youtube et très beau prénom je m appelle lea aussi :)
    continue se que tu fait c’est super

  144. Bonjour Léa,

    Je suis très touchée par ton article car j’ai un peu ressenti la même chose lors de mon accouchement. Mon petit bout a 4 mois maintenant. Il a très mal supporté l’accouchement, les médecins m’ont dit la même chose, « si vous ne le sortez pas ce sera une césarienne ». Alors on se donne, les forces sont décuplées, mais l’episiotomie est « obligatoire », le forceps également et la déchirure est inévitable. Quand j’y pense, c’est peut-être moi qui répercute mes souffrances sur mon enfant.
    Malheureusement c’est ainsi..
    Courage et profite bien avec Gaspard, car c’est un merveilleux cadeau.

  145. Bonjour Léa,

    Merci d’avoir partagé cet événement personnel et cette vision des choses, du point de vue d’une jeune maman qui ne savais pas à quoi s’attendre ce jour là … Je rejoins beaucoup de commentaires qui t’encouragent à en parler ! Les accouchements pour les médecins semblent être une routine, pour les jeunes mamans c’est un événement précieux qui reste unique (et ce à chaque reprise), dont on a peur (parce qu’on entend parler des complications, de cette fameuse épisiotomie…), et cela apparaît comme une fatalité car on ne nous rend pas maîtresses de nos destinées à ce moment précis. Beaucoup de mamans sont traumatisées après leur accouchement, et au vue de ce que subit le corps, et du comportement des médecins et/ou sages femmes à ce moment précis, tout peut devenir décisif ! Et il faut sensibiliser à la fois les mamans mais aussi le corps médical sur la question, et instaurer un véritable dialogue dont le maître mot doit être le respect de la volonté des parents.

    En tout cas nul doute que tu n’as pas à t’en vouloir, tu n’es pas la seule à être passée par là mais une des premières ayant une certaine communauté, à en parler. Profite de cette notoriété pour sensibiliser ! C’est tellement important

    Bon courage à toi pour la suite, je suis sûre que ton petit Gaspard sera très fier de sa maman quand il comprendra tout ça !

  146. Bonjour Léa,

    Mon fils à 15 mois maintenant, j’ai appris ma grossesse à 16 SA, alors que toutes mes prises de sang étaient négatives durant ces 4 mois (oui j’suis étrange… c’est très rare), j’ai été du coup privée de prendre soin de lui pendant ces 4 longs premiers mois de grossesse. Ce fut ma première culpabilité.
    Cette sensation de frustration n’a durée que 3 jours, au final 3 très long jours. Je me sentais prise au piège et en même temps je portais la vie, je me sentais seule et monde et en même temps j’avais ce petit être qui grandissait en moi qui ne m’a plus jamais fait sentir seul depuis que j’en avais pris conscience.
    Apprendre sa grossesse dans ces conditions a engendré une merveilleuse annonce au téléphone en pleurs à mon chéri et à ma maman. Tout le monde à bien évidemment envie d’annoncer à son chéri qu’il va être papa en pleurant et au téléphone et à sa maman qu’elle va être grand-mère pareil .. c’est tellement beau de cette manière. Enfin bref… tu l’auras compris, ça c’était ma deuxième culpabilité.
    Et la mon accouchement, j’espère que tu es assise. Je me rends à mon rdv de fin de grossesse (26 juin 2017) , oh mon col à bougé ! super le travail va surement se mettre en route (DPA 3 juillet), en revanche madame, votre poche des eaux est prête à explosé, revenez me voir mercredi si vous n’avez toujours pas perdu les eaux. Evidemment, j’me présente au rdv mercredi car toujours rien. Et la j’apprend que si il ne se passe toujours rien, il seront forcé de me déclencher le 30 juin 2017, pour les raisons suivantes : ( j’aurais bien aimé te les dires mais j’les connais pas) il me semble avoir entendu « bébé trop gros », « pas prendre de risque »… J’te laisse deviner la suite, nous voilà le 30 juin 2017 7h00 du matin, toc toc toc bonjour mesdames je viens pour un déclenchement. 8h de travail tout se passe bien zéro douleurs, pas une seule contraction douloureuse, pas une seule douleur du tout d’ailleurs. 18h20, col ouvert à 9 depuis 1h30 quand même… on appelle mon gynéco qui est de garde ce jour la. Et la en à peine 20min, j’avais mon fils dans les bras… non non tout ne s’est pas passé a merveille, j’ai eu un déclenchement, suivi d’un travail de 8h, pour finir dans un bloc opératoire pour une césarienne car j’ai été incapable de donner naissance à mon fils de manière naturelle. Pourquoi ? parce que son périmètre crânien ne passait pas dans mon bassin donc il commençait à se mettre en transverse. Culpabilité numéro 3 .
    Je l’ai vu 3 secondes, puis plus rien pendant 20min.
    Il a été privé de moi durant ces premiers instants de vie, culpabilité numéro 4.
    5 jours d’hospitalisation passé, je rentre chez moi, tellement frustrée je veux m’occuper de mon bébé coûte que coûte sans chichi .. et j’me donne a fond, je gère je suis heureuse, je suis chez moi avec mon bébé et tout roule. J’vais prendre ma douche et la… j’ai trop forcé, ma cicatrice s’est ouverte… 15 jours allongées a ne pas pouvoir porter mon fils. culpabilité numéro 5..
    Tout ça pour dire que, oui c’est triste, oui c’est frustrant, oui on veut de la douceur, on veut de la joie, des instants magiques qui font que ce moment reste beau et inoubliable. Sauf que je me dis que tout est écrit, tout est fait pour que ça se passe de cette manière. Ok je regrette avoir eu une césarienne, mais peut être que par voie basse mon bébé aurait plus souffert que ce qu’il à souffert… Pareil pour Gaspard, si ça ne s’était pas passé comme ça ça se serait peut être passé pire.. Recherche dans ses yeux, la force, l’admiration, l’amour et la fierté qu’il a de t’avoir comme maman. Oui ton corps et ton esprit à été meurtri mais pour mettre au monde la chose qui te rend la plus heureuse sur terre!

    Je me répète souvent : Je n’ai pas fait un enfant pour le mettre au monde de telle ou telle manière, j’ai fais un enfant pour avoir un enfant…

    On à toutes cette part de culpabilité en nous, mais il faut en faire une force. Ce n’est pas cette culpabilité qui va mettre une barrière entre toi et ton bébé. L’amour fusionnel existe et passe bien au dessus de tout ça. Crois moi.

  147. Bébé mal positionné avec le cœur qui battait trop vite ou pas assez, stress pour moi mais papa et équipe au top. Sage femme et gynécologue doux et rassurant qui avec spatule a reussi à tourner bébé sinon césarienne mais je mettais préparer au cas où j’aurai dû en avoir une. Pour le prochain bébé je veux la même équipe.

  148. Coucou Léa,
    je me pose la question depuis hier soir, si je devais laisser un commentaire sous cet article ?! Je veux seulement te dire que je comprends se que tu as pu ressentir !! (Même si j’ai eu la chance d’avoir un bel accouchement)
    Pour nous ça a commencé après l’arrivée de notre fille, je souhaitais allaiter Rose.
    Hormis me presser les seins, (« Je vous fait pas mal !! ») et prendre ma fille pour me la « foutre » (j’utilise ce mot, tellement ça a était violent pour moi) au sein, il n’y avait pas beaucoup d’échange au tour de l’allaitement. (malgré mes questions) Je n’osais plus appeler le personnel soignant.
    J’étais seul face à cet envie de donner le meilleur à ma fille, et à croire que personne ne pouvait m’aider !
    La fatigue à pris le dessus, et ces phrases qui se bousculait dans mon esprit: « tu y arrive pas », « elle meurt de faim », … on eu raison de moi.
    Aujourd’hui je donne le biberon à notre fille, et je répète ces phrases « Tout va bien Rose, le bibi est en train de chauffer » « Ça va arriver » … Je déteste ces phrases !!
    Et si j’avais tenu bon, si j’avais pris le temps de me renseigner, si j’avais demander de l’aide avant d’accoucher, … je serais aujourd’hui en parfaite harmonie avec mes convictions !!
    On a toutes nos regrets, nos désespoirs, … qui peut être un jour guériront ! Je t’apporte tout mon soutien et je te souhaite une belle reconstruction avec toi même et cette idée que tu te faisais de ton accouchement.

    Je te souhaite une trés belle journée.

    Je laisse le mot de la fin a mon chéri, qui me dit souvent: « avec des scies (si) on coupe du bois » – Tu peux en faire se tu veux ;)

  149. 2 accouchements, 2 déclenchements.
    Le 1er parce que, 1 semaine après terme, je n’avais toujours pas la moindre contraction. Mais on n’était juste pas prêt, ni lui ni moi. Le 2ème, 1 mois avant terme, parce que mes jumeaux ne grossissaient plus.
    J’ai un sentiment d’inachevé. J’aurais aimé vivre un accouchement naturel.
    Tu as raison d’en parler.

  150. Bonjours Léa, je suis également maman de 2 enfant et pour mes deux accouchement j’ai eu de la chance de tomber sur des équipe fantastique d’autant plus que je n’est pas accoucher au même endroit pour les deux … moi ce que je regrette pour l’accouchement de ma première c’est davoir eu recourt à la péri car on me dissait fait là car tu vas souffrir » et au moment de l’accouchement j’avais du mal à pousser du coup sans me laisser essayer de pousser une seul foi l’infirmière appuyer sur mon ventre j’en garde un très mauvais souvenir… pour mon deuxième un accouchement de rêve mon fils va avoir 4 mois et si je pouvait re vivre ce même accident je le ferait sans hésiter un accouchement sans péri un accouchement ou j’ai réussi à pousser sans qu’on m’aide un accouchement ou les contractions mon fait mal mes j’ai réussi et je suis fière car c’est toute à fait l’accouchement que j’avais y maginer ! Ma première fille s’appelle comme toi elle et si belle si merveilleuse comme toi .. je te souhaite plein de courage dans ta guérissions Gaspard a énormément de chance de t’avoir tu es une excellente maman ! Plein de bisous de bonheur à vous 3 !

  151. Bon, je t’avais écrit un pavé pour te raconté qu’un mois après toi j’ai vécu mon accouchement dans des circonstances similaires en échappant à l’episio et à la césarienne que parce que je les avais menacés de poursuites alors qu’ils me culpabilisaient en me faisant penser que ma puce n’était pas au mieux. Alors que comme toi je suis (un peu) maniaque du contrôle, que j’avais préparé un accouchement physio et nature en maison de naissance avec ma sage femme. J’en avais rêvé de cette rencontre qui a changé ma vie. Mais pareil ma puce est née en hurlant son traumatisme.
    Oui c’est passé il faut passer à autre chose. Oui on va bien…. Mais… Mais.
    Alors voilà quand je la vois pas bien, quand je la vois qui ne s’endort que comme si elle était dans le ventre qui réclame sans cesse ma présence…. J’ai aussi cette petite boule pesante au fond de moi même que je ne cesse de réprimer…
    Bref.
    Si tu lis ceci; que tu te reconnais comme je me suis reconnu en ton témoignage, et que tu as besoin d’en parler, je suis là aussi, maman jeune aussi de 23 ans. Beaucoup de points communs j’ai l’impression.
    Belle journée à toi et prends soin de toi ❣️

  152. Coucou Léa,

    Ton texte m’a beaucoup émue.
    Bien que je n’ai encore jamais été enceinte je me retrouve dans certains de tes ressentie mais moi pour d’autres raisons médical affectant la grossesse .
    A partir du moment où cela touche a ca , ca fait mal , J’ai mis des mois a m’en remettre et il reste une blessure qui ne se fermera sûrement jamais.
    Moi aussi on m’a dit , oublie ca tu verra au moment venu , ca ne veux rien dire , ne te rend pas malade pour ca et jen passe . Malheureusement ils ne comprennent pas cette douleurs si profonde .

    Je suis heureuse de voir , que ta blessure commence a faire moins mal . Je te souhaite quel arrive un jour a se refermé. Gros bisous a vous 3 .

  153. J’angoisse à l’idée d’avoir des enfants pour ça. À quel moment on décide de mutiler le corps d’une femme sans son autorisation ? Je porterais plainte.
    J’ai vraiment l’impression que les médecins, sage-femmes etc mettent énormément la pression aux jeunes mamans pour qu’elles accouchent vite et qu’ils puissent passer à la suivante.
    J’ai peur, je ne veux pas d’enfant pour tout cela. Et c’est triste de se dire qu’une femme est prête a sacrifier sa maternité juste pour l’accouchement, mais je ne le supporterais pas. Mon corps m’appartient, celui de mon enfant lui appartient.
    Quand j’étais dans le ventre de ma mère, ils avaient prévu l’accouchement pour le 21 janvier, je suis née le 5 février. Ils lui ont mis la pression en lui disant : « ils ne vous reste pas beaucoup de temps etc » mais ma mère a refusé chaque médicaments susceptible de me faire arriver plus vite en disant que la nature était bien faite et que quoi qu’il advienne je sortirais de là, un jour. Et quand ce jour est arrivé, l’équipe, vexée, a à peine regardait ma mère. Ils l’ont laissé seule de longues heures et ils ont maltraité son bébé, moi. Ils m’ont tiré par le pieds, j’ai eu de la rééducation pendant des années. Alors tu vois, pour toutes ces choses, je refuse d’être mère…

    J’espère que tu trouveras la paix intérieur Léa.
    Et pour ton entourage, ils minimisent, ils ne peuvent pas comprendre ta douleur. Quand certaines femmes me racontent leur accouchement catastrophiques je leur dis : Mais c’est horrible, elles me répondent : c’est comme ça, et maintenant il est là… Mais je peux lire la peur et la tristesse dans leurs yeux… Jamais je ne veux ça.

  154. Bonjour Léa, je ne commente que très rarement les vidéos youtube ou les blogs des youtubeuses, mais ton histoire m’a beaucoup touchée. Je peux comprendre ce que tu ressens, car j’ai l’impression moi aussi qu’on m’a « volé » mon accouchement. J’ai 29 ans, un petit bonhomme d’amour d’1 an, mais je sais que je ne suis pas remise de sa venue. Je n’ai pas subi de violences obstréticales, mais sa naissance était devenue une question de vie ou de mort, surtout pour moi. J’ai du subir une césarienne à 34 sa, suite à un hellp syndrom (dérive de la pré-éclampsie qui touche le foie et les reins). Je n’ai pu voir mon fils que quelques minutes en salle de réveil (même si je n’ai eu qu’une rachi-anesthésie et non une générale) avant de rejoindre les soins intensifs. Mon état ne pas permis de le revoir avant le lendemain soit près de 30h après l’accouchement. Lui a eu besoin d’une aide respiratoire quelques jours, et est resté à l’hôpital 23 jours.
    Je pourrais remercier chaque jour le personnel médical qui a pu nous sauver mais je regrette qu’on ne m’ait pas plus informée. Je savais seulement que mes plaquettes étaient basses (car trop occupées à réparer mon foie et mes reins). C’est lors de mon rdv chez mon médecin après 1 mois et demi qu’elle a mis un nom sur cette maladie qui m’a touchée, et qui a été heureusement détectée par ma sage-femme car je n’avais aucun symptome… Ma maman qui travaille avec ma gynécologue m’a dit bien plus tard qu’on n’était pas passés loin de la catastrophe. J’en veux à mon propre corps de m’avoir volé ce qui aurait du être le plus beau jour de notre vie, de m’avoir trahi en me cachant les symptomes car peut-être aurait-on pu faire quelque chose pour prolonger la grossesse quelques semaines et éviter ainsi la prématurité et les aller-retours à l’hopital tous les jours pendant deux semaines. J’en ai beaucoup voulu aussi aux sages-femmes de la maternité qui m’ont parues froides et distantes car je sentais que comme je n’avais pas mon fils en chambre je ne les intéressais pas.
    Je m’en veux aussi car du fait de cet accouchement précipité (tout s’est décidé en quelques heures), je n’ai pas su trouver ma place de maman et accepter d’être maman tout de suite.
    J’ai aussi droit aux réactions que tu as pu avoir : « tout va bien maintenant », « vous êtes en vie », « il va bien »,… Je pense que personne ne peut comprendre tant que ça n’a pas été vécu…
    Aujourd’hui, tout comme Gaspard, mon Sacha est un petit garçon plein de vie, sage, souriant, agréable, il nous comble de bonheur. Mais la plaie morale n’est pas totalement fermée… et mon corps pas complétement rétabli, ma tension étant encore sous contrôle et traitement.
    J’espère que tout sera un jour derrière nous.
    Je te souhaite en tout cas beaucoup de bonheur avec tes hommes, et je continuerai à te suivre discrètement ;)

  155. Bonjour Léa,

    Tout d’abord je suis vraiment désolée d’apprendre ce qui t’est arrivé le jour de ton accouchement. Il y a encore beaucoup de travail à faire en gynécologie obstétrique et dans notre société pour que la situation change. Ton témoignage, j’en suis sûre, participera à éveiller les consciences et à libérer la parole sur un sujet encore trop tabou.

    Pour ce qui est de Gaspard, je vois la vie comme un miroir. Ce que je veux dire par là, c’est que chaque individu voit et interprète le monde qui l’entoure selon son propre filtre (ce dernier étant fait de notre personnalité et de notre vécu). Tu as vécu un tel traumatisme ce jour-là qu’il est difficile de penser qu’il ne laisse pas des traces. Et pour ton mari aussi cela n’a pas dû être évident.
    Tu le dis toi même, aujourd’hui il t’arrive de voir ta souffrance quand tu regardes ton fils. Tu vois son insécurité comme une conséquence du traumatisme de SA naissance qui a été douloureuse pour lui, mais aussi pour toi et ton mari. Vous avez souffert tous les trois. Pour tous les trois, sa venue au monde a été une épreuve. Alors à mon sens, il n’est pas improbable que Gaspard ait toujours senti tout cela et que de ce fait il a adopté ce comportement que tu décris. Il se sent en sécurité quand il sent ses parents rassurés. Peut-être que quand il est tout près de vous, il est rassuré car il est justement près de vous ET peut-être aussi parce qu’il est rassuré car il sait que vous-mêmes êtes rassurés de l’avoir près de vous.

    Mon but n’est pas de te culpabiliser. Loin de moi cette idée. Mais il me semblait important de souligner le fait que vous avez tous les trois vécu un traumatisme, de façon différente certes, mais vous avez tous les trois été impactés. Et donc travailler sur ce que chacun d’entre vous a ressenti vous permettra d’y voir plus clair et d’avancer. C’est pourquoi je ne peux que t’encourager à en parler à un professionnel.

    En tout cas, une chose est sûre, toi et ton mari êtes de merveilleux parents. Gaspard n’aurait pas pu mieux tomber. Tout l’amour que vous vous portez chaque jour, c’est cela l’essentiel. Votre amour est votre force.

    Tout mon soutien à vous trois.

  156. Je comprends tellement.. j’ai accoucher 1mois et demi avant toi. On a voulu me mettre une péridurale alors que je n’en avais pas demander (j’étais dans un tel état de douleur que je me rappelle moyennement avoir manifesté et j’avoue ne pas avoir vraiment eu le temps aussi). Dieu merci ils n’ont pas eu le temps. Ils ont complètement mis mon conjoint à l’écart, ils ont voulu m’emmener au bloc en césarienne d’urgence sans même le prévenir, puisqu’ils lui avaient dit que tout allait bien, alors que non, puisque mon fils avait le cordon autour du cou. Finalement, j’ai accouché seule. Je ne voulais pas de césarienne, c’etait hors de question que je ne vois pas mon bébé. J’ai donc commencer à pousser dans les couloirs et j’ai accoucher dans un bloc opératoire, seule, loin de mon conjoint. Ils se sont servit d’instrument dans me demander, je l’ai d’ailleurs su plusieurs heures après avoir accouché. Et chaque jour j’y pense et je m’en veux que son papa n’ai pas été là..

  157. Je ne suis maman ni future maman pourtant tes mots me parlent et j’ai l’impression de ressentir ta colère tellement cet article est bien écrit.. Le pire est derriere toi mais il ne faut pas « passer à autre chose » sans en parler même si « tu devrais etr3 contente que ton bébé soit en bonne sante ». Ce genre de paroles qui m’exasperent surtout quand ca vient des proches qui justement devraient essayer d’être là et au moins de te soutenir s’il n’arrivent pas à comprendre. Gros bisous

  158. Bonjour Léa,
    Ton article est très touchant, les mots bien choisis. Il me touche d’autant plus que j’ai accouché il y à 3 mois. Pour ma part l’accouchement s’est passé encore mieux que je ne pouvais l’espérer. Après la fissure de la poche des eaux à 5h du matin je suis restée chez moi jusqu’à 16h, une fois à la clinique tout s’est passé très vite et j’ai pu accoucher en salle physiologique sans péridurale. Après coup cependant plusieurs petites choses m’ont déplu. A peine arrivée je me suis faite « engueulée » car je n’étais pas venue plus tôt ( oui j’ai préfèré rester chez moi pour gérer mes contractions), ils m’ont ensuite injecté (selon le protocole) des antibiotiques car j’avais fissuré la poche des eaux. Moi qui étais fière d’avoir une une hygiène de vie la meilleure possible pendant 9 mois, sans aucune prise de médicaments, je n’ai pas pu y échapper. Je me demande aujourd’hui les conséquences que peuvent avoir les antibiotiques sur un petit bébé. Dernier reproche, j’ai fais de l’hypertension post accouchement, du coup j’ai eu le droit à un monitoring de la tension de 30 mins 5 fois par jour. J’ai une phobie du monde hospitalier alors autant dire que j’angoissais avant chaque prise de tension, j’ai eu le droit à un comprimé pour la faire redescendre, que je ne voulais pas prendre en raison de l’allaitement, je n’ai pas eu le choix. Ma sage-femme m’a informée après que la tension après un accouchement n’étais pas fiable du tout , elle a attendu une semaine pour me la reprendre et elle était redevenu normale. Bref, je comprends ce que tu as pu ressentir et ressens encore.

  159. Léa, je suis sincèrement peinée que tu sois passée par ce moment difficile comme tant d’autres et qui aujourd’hui fait encore écho en toi avec douleur. Je t’envoie du soutien et de l’affection.
    Sache que même si on ne montre pas tout sur youtube, tu es quelqu’un de bien ,d’attentionnée et de bienveillant qui semble tout faire pour vivre en harmonie avec les membres de ta famille.
    Il reste toutefois important de s’écouter, de se donner le moyens de dépasser ce qui parfois fait mal, reste bloqué et qui s’est transformé en blessure au fil du temps.
    Ton expérience m’a touché, ému et fait écho aux violences obstétricales que j’ai subi moi aussi.
    C’est à force de lecture, de témoignage comme le tien que nous serons informés, sensibilisés et que nous pourrons à terme réagir et résister contre cette injustice.

    Des bisous ma belle <3

  160. Bonjour Léa,

    Pour ma part je suis allé à 41SA+6, déclenché à 9h
    A 14h on m’injecte des hormones pour accélérer le travail. A 15h acupuncture. A 18h on m’envoie pour la péridurale. L’anesthésiste à passé 2h15 sur mon dos pour me poser cette P de piqûre !

    Mon chéri à flipper pendant ces 2h où personne ne lui disait les difficultés rencontrées…

    Je suis obèse et c’était donc pas facile pour eux. En plus des douleurs des contractions j’ai eu des punchlines sympa du genre « on fait pas d’enfant quand on est obèse » « la prochaine grossesse demandé l’avis d’un professionnel » « perdez 30kilos avant bb2 » bref sympa.
    20h30 Péridurale posée, hallelujah !
    23h on me redonne des hormones poyr accélérer le travail.

    2h15 décision de césarienne en Urgences car moi et bébé sommes épuisés.
    2h52 ma Zoé poussait son premier cri.

    Le lendemain le pédiatre et la gynécologue sont passés me dire que Zoé était un très beau bébé « 4kg330 52cm » et que j’avais un col réfractaire ( mal positionné et qui ne voulait pas s’ouvrir) et que mon bassin pour un si gros bébé était trop etroit.

    3 mois de cicatrisation de cesarienne en plein été, aucune considération de l’obstetricien qui m’a ouvert.

    Je suis enceinte de bébé 2 et j’angoisse de mon futur accouchement qui sera sûrement une cesarienne, car j’ai fais une eventration depuis au niveau de ma cicatrice de cesarienne.

    Bref la joie d’être maman

  161. En début de lecture de l’article je suis comme tes proches à penser « mais vous allez bien c’est le principal ! » mais arrivée à un paragraphe, je me dis que merde, c’est ce que j’ai vécu également.

    C’est la phrase « vous avez 15 minutes ». Quand on me l’a sorti, j’ai été prise de panique, je me suis dit « et après que se passe t-il ? Si j’assure pas en 15 minutes est-ce que je mets la vie de mon bébé en jeu ? ». Je crois qu’ils ne se rendent pas compte à quel point ils nous angoissent avec ces quelques mots. On le sait qu’on ne doit pas rester 1h à pousser, mais on ne contrôle pas tout non plus.
    C’est différent si l’enfant commence à souffrir mais même, il y aurait des expressions et des gestes différents à employer.
    Finalement, ils ont sortis les cuillères pour sortir mon fils, qui semblait-il était retenu par le cordon. Il va très bien et a toujours été un enfant très calme et paisible.

  162. Bonjour Léa, je me retrouve en partie dans ton récit.
    Mon fils aura 2ans en novembre, pour sa naissance nous avions prévu un accouchement en maison de naissance (pas de sage femme aad dans mon département). Mais voilà j’ai dépassé mon terme et à partir de 42SA mes sages femmes n’avaient plus le droit de me suivre, donc direction la maternité pour un déclenchement.

    Le jour J je me retrouve allongé sur un lit avec un monitoring tout le temps jusqu’à la naissance de mon fils, avec interdiction de me lever, de manger ou boire. Bah oui madame vous comprenez vous allez sûrement avoir une césarienne c’est votre premier et avec le déclenchement vous n’allez pas tenir le coup.

    J’ai passé ma journée à pleurer, non pas à cause de la douleur des contractions déclenchées, mais parce qu’on me volait mon accouchement. J’ai eu le droit à plusieurs décollements des membranes sans qu’on me demande mon avis, des touchers vaginaux toutes les 30min, où à chaque fois on voulait me forcer à prendre la péridurale (on me menaçait qu’en cas de césarienne j’aurai une anesthésie générale, que je ne verrai pas mon bébé avant plusieurs heures, que mon conjoint ne pourrait pas être présent etc…).

    Finalement j’ai réussi à accoucher sans péridurale, pour ma position je ne leur ai pas laisser le choix. Quand j’ai senti la tête du bébé avec ma main, je me suis mise à quatre pattes, j’ai enlevé le monito et j’ai suivi mon instinct en commençant en poussant en douceur juste pour accompagner mon enfant. La sage femme est arrivée en courant voyait que le monito n’était plus branché. Je me suis fait disputé mais je suis restée dans ma bulle je n’entendais que mon conjoint. Elle a bien essayé de me mettre sur le dos, elle a même arraché ma perfusion en m’attrapant le bras, mais mon fils était déjà engagé donc elle a du abandonner.

    Je m’en veux de ne pas avoir suivi mon instinct depuis le depuis, après tout mon fils et moi allions très bien, il n’y avait pas de raison médicale à ce déclenchement. Je ne comprend pas cette obsession avec la DPA, j’ai l’impression que beaucoup de médecin oublient la signification de la lettre P de cette abréviation.
    Dans tout les cas, pour mon deuxième enfant j’opterai pour un ANA (accouchement non assisté), entouré de mon conjoint et de mon fils au sein de notre cocoon familial.

    Aucuns de mes mots ne pourra apaiser tes sentiments vis à vis la naissance de Gaspard, mais sache que je te comprend et t’envoie tout mon soutient.

  163. C’est les larmes plein les yeux que je te lis… ayant accouché il y a à peine 8 jours, je digère très mal mon séjour à l’hopital. Les remarques pendant l’accouchement qui me disaient que je poussais mal, qu’il fallait que j’accueille mon enfant car ELLE avait envie de sortir, les pédiatres et gynécologues qui rentrent dans notre chambre sans même se présenter, les soins intimes qui m’ont fait mal post accouchement, et les sages femme qui font culpabiliser sur l’allaitement qui met du temps à se mettre en place,…

    À côté de ça, j’essaie de me souvenir des moments intimes avec mon compagnon avant la poussée, les sages-femmes bienveillantes que j’ai pu rencontrer lors de mon séjour et bien entendu la rencontre de mon enfant…

    Merci pour cet article Lea.

  164. Ton article m’a mis les larmes aux yeux … j’ai accouchée en juin d’un petit garçon mon accouchement à été long et difficile mais le plus dur pour moi a été le séjour à la maternité.. pas assez de personnel … perdue seule pour mon allaitement… j’ai tout essayée et j’ai due l’arrêter au bout d’un mois … je déteste les hôpitaux et être là bas seule avec mon bébé que je venais juste de découvrir je l´ai très mal vécue … même si la journée mon chéri était là ma famille aussi je me sentais très seule dans ce nouveau pas d’etre maman… je comprend que ce que tu a vécue a été dure pour toi et certainement pour ton bb mais vous êtes tout les deux ensemble et en bonne santé ! C’est le plus important c’est un mauvais moment que vous avez vécu mais cela vous a soudé et vous en aurais des merveilleux ensemble qui passeront au dessus de celui la …c’est Encore tout frais tu n’oublieras jamais ce moment mais tu verras tu ira mieux je t´envoie plein de soutien et de bisouss Léa à toi et a ta famille et tu as eu raison d’ecrire A ce sujet ❤️

  165. Bonjour Léa,
    Comme tes mots résonnent en moi…
    Avec mon mari nous avons mit 3 ans pour avoir notre fille. Elle était tellement désirée !! Mais l’accouchement passant par là, j’ai fais un rejet de ma fille pendant 18 mois… Je ne voulais même pas la prendre dans mes bras à sa naissance tellement j’avais eu mal, je ne me suis jamais levée la nuit pour la nourir, je ne suporttais pas ses pleurs.
    Ma fille a 4 ans aujourd’hui et je culpabilise toujours un peu, je sais que je ne pourrais pas rattraper tous ces moments mais un lien indestructible s’est créé maintenant et je suis épanouie.
    On a beau désirer un enfant plus que tout on ne peux pas savoir comment nous allons réagir à cet événement surtout quand l’accouchement est douloureux.
    Mon mari et mes amis m’ont beaucoup soutenu dans ma détresse et heureusement.
    Merci Léa pour ton texte.
    Je t’embrasse.
    Lucile.

  166. Coucou Léa, je ne suis pas encore maman mais j’espère de tout mon coeur le devenir.
    Je ne sais pas trop pourquoi mais je sentais que quelque-chose n’allait pas malgrè ta bonne humeur et ta positivité contagieuse.
    Tout d’abord je te trouve extrêmement courageuse et tu n’as pas à culpabiliser car c’est bien plus difficile que ça en a l’air de dire un simple « Non ».
    Ton expérience m’a fait pensé à ma mère car elle-même a vécu un traumatisme lors de la naissace de mon petit frère, elle est tombée sur un sage-femme vraiment très « cru » si je puis dire et a été marquée à vie et n’osait pas en parler. Cela a du te faire beaucoup de bien de tout lâcher par écrit et de ce fait mettre des mots sur cette violence. Je te souhaite sincérement de ressortir encore plus forte de cette expérience. De plus ,Gaspard est un bébé qui semble très éveillé de par l’amour que vous lui procurez tous les deux. Pleisn de bisous !

  167. Une larme coule puis c’est un torrent. J’essaie d’enfouir bien profondément le traumatisme qu’à causé mon accouchement il y a tout juste 7mois mais en te lisant c’est comme une plaie qui se réouvre.
    Pour ma part j’en veux à l’équipe de m’avoir laissée dilatée à 9cm puis complètement pendant 6h… 6h qui ont sérieusement mis ma fille en danger, 6h pour qu’elle descende dans le bassin alors que ma minette avait juste le cordon autour du cou et souffrait à chaque contraction.
    Personne ne m’informait, j’étais comme extérieure à mon propre accouchement jusqu’à ce que l’équipe de nuit arrive et me propose de pousser tout simplement. Alors oui mon bébé était encore haut mais j’ai fait la chose la plus naturelle au monde, j’ai poussé et je l’ai sortie.
    Le médical prend tellement le pas qu’on en perd notre instinct, on devient passif face à notre propre accouchement et pour ça je suis toujours en colère.
    En colère, oui, parce que ma fille avait tellement souffert et manqué d’oxygène avec ce cordon mal placé qu’elle n’a pas respiré tout de suite. Elle a été emmenée dans la pièce d’à côté et a subi une réanimation. Infirmière que je suis entendait et comprenait tout à distance, ça a été les minutes les plus longues de ma vie.
    Ces minutes de réanimation n’ont eu aucune conséquences sur sa santé, elle a pu être remise contre moi au bout de 20minutes, mais le mal était fait.
    J’ai tenté d’en parler au staff médical et tout le monde me répondait « oh mais Madame c’est fréquent, ça arrive à bcp de bébés. » Comme si le fait que nous soyons plusieurs concernées effaçait le traumatisme. Ensuite on a accusé ce trauma d’être la cause de l’eczéma de ma fille, la cause de son agitation et on m’a clairement demandé de digérer plus vite pour arrêter de l’impacter…
    Je réalise en écrivant ces lignes (merci pour ce post Léa, j’avais vraiment besoin de parler) que je suis toujours blessée et qu’enfouir n’est pas la solution.

  168. C’est terrible de te lire et de lire les commentaires parce qu’on se rend compte que ça arrive a tellement de femmes.. mon accouchement a été le pire jour de ma vie. J’ai mis du temps a pouvoir l’exprimer sans en avoir honte. Je vous passe les détails mais j’ai eu l’impression d’etre une vache écartelée les jambes en l’air, déchirée et recousue n’importe comment sans qu’on ne me dise rien. J’ai dû moi même des semaines plus tard oser regarder les dégâts laissés a l’aide d’un miroir. 3 ans + tard je suis profondément traumatisée par cette expérience et je sais que ma fille l’est aussi. Merci d’avoir osé en parler.

  169. Bonsoir Lea,
    Je ne t’ai Jamais laissé de commentaire mais le sujet étant très important je voulais partager mon point de vue. Je comprend un peu ce que tu ressens et surtout le sentiment de ne pas avoir eu l’accouchement idéal, celui que tu imaginais, ce qui doit être très difficile à accepter. Mais je pense qu’une partie de ces problèmes, qui touchent beaucoup de femmes, découlent principalement de cette fameuse angoisse de l’accouchement. Étant enceinte cette question de la peur de l’accouchement on me la posait sans cesse. Et je pense qu’on se focalise beaucoup trop sur les risques, les traumatismes possibles etc…
    L’accouchement n’est que l’aboutissement d’une grossesse. Une femme qui a vécu une grossesse sans problème ne devrait pas redouter cet événement et surtout ne pas se focaliser sur tout ce qu’il pourrait arriver. Il faut y penser et se dire qu’on ne maîtrise pas tout bien sûr, mais que si l’on a pas eu de problèmes jusque la tout devrait bien se passer. Personnellement c’est comme ça que je voyais les choses. Je n’ai jamais eu aucune angoisse à propos de mon accouchement et j’etais extrement détendu ce jour là. J’avais eu une grossesse merveilleuse et pour moi il n’y avait aucune raison que cela se passe mal. Et tout s’est très bien passé. L’aspect psychologique me semble essentiel. Il faut aborder un accouchement de façon sereine, c’est la chose la plus naturelle et normale au monde même si c’est un moment exceptionnel pour chacun.
    J’ai eu la chance d’avoir un accouchement parfait de mon point vue et je sais que pour le prochain je garderai le même état d’esprit.
    Et je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire!!

  170. Hello Léa,
    Je te suis depuis le tout tout début. C’est étrange mais j’ai la sensation de te connaître, et je te reconnais parfaitement quand tu dis vouloir un perpétuel contrôle de ta vie. Mais aujourd’hui je décide d’arreter de te suivre. Pour plusieurs raisons comme par exemple le fait que les sujets bébés/mamans ne m’intéressent pas du tout. Mais aussi car, comme depuis toujours, j’ai le sentiment que tu souhaites imposer tes idées et que seules les tiennes sont valables. Pour la mode, le maquillage ou encore la cuisine c’est tout à fait légitime, mais pas pour l’education ! C’est un choix personnel et en aucun cas quelqu’un doit se permettre de juger cela. Comme à aucun moment je ne te jugerai dans ce commentaire. Quand je lis ton article, je me sens dépassée. Peut être car je ne suis pas encore concernée par ce sujet mais surtout car je trouve qu’il est maladroit. Je comprend milles fois que tu sois déçue et mal, mais comment peux tu être sûr que ton bébé allait être en bonne santé quelques minutes plus tard ? Il y de grands risques pour l’enfant de naître après terme et je sais de quoi je parle. Ses jours étaient comptés et il serait peut être décédé si tu avais refusé l’intervention. Ton bébé est aujourd’hui en bonne santé et dieu merci car vous le mérité sincèrement. Donc cesse de dire qu’il est en colère et qu’il a souffert, une grande majorité des bébés naissent à l’hôpital (ceux qui ont la chance de naître à l’hopital je dirai même). Pour lui rien n’a changé par naître est quoi qu’il arrive « douloureux » pour l’enfant. Enfin voilà, tout ça pour dire que je ne prendrai plus part à tes vidéos/articles/instagram car je trouve tes soucis et maux mal placés alors que dans le monde il y a de vrais problèmes et souffrance (cf. maladies néonatales, décès néonatals, pauvreté, abondon et j’en passe).
    En espérant ne pas t’avoir blessée mais j’ai relu plusieurs fois mon message et j’estime avoir été correcte envers toi. Bonne continuation pour la suite, réussite à Samsam et pleins de bonheurs à Gaspard.

  171. Merci pour ce magnifique témoignage sur un sujet trop peu connue.
    Je suis moi même passé par la, mon premier accouchement à été déclenché et après 17h de travail on m’a poussé à faire la péri en prétextant que c’etait mieu pour ma fille alors que 2h après elle était là. J’ai mis du temps à accepter et à nouer un lien déculpabilisant avec ma fille.
    A mon deuxième accouchement je me suis imposé et mon fils est né en 3h dans une bulle d’amour. C’est fou comme des soignant peuvent devenir inhumain et maltraitant.
    Mon fils a maintenant 3mois et j’entame une réorientation professionnelle dans la périnatalité pour aider des futures mères et enfants dans la bienveillance.
    Plein de bonheur à vous.

  172. Bonjour. Comme je te comprend. Mon petit garcon a 8 mois aujourd’hui et je ne peux toujours pas touché ma cicatrice de césarienne… j’aurai tellement aimé que cela ce passe différemment. Que je puisse avoir cet accouchement comme je le voulais en maison de naissance. Mais maintenant avec un uterus qui a subit une césarienne je ne peux plus… il faut trouvé la force de ce pardonner er de continuer son chemin. Bon courage.

  173. Bonjour Léa,
    J’ai accouché un mois après toi. Un accouchement génial! Des équipes que je ne pourrais jamais assez remercier (surtout en suite de couche). Et pourtant en revenant dessus j’ai aussi immédiatement de la culpabilité et les larmes aux yeux!
    J’ai eu droit à beaucoup d’ocytocine aussi, ce qui explique en partie je pense la 1ère journée totalement amorphe de mon ptit chat.
    Et ce qui ne passe toujours pas c’est cette 2eme journée – nuit, de pleure incessant de sa part. Seul mon petit doigt le calmait (en tout cas je le croyais) mais à la réflexion je crois qu’il avait juste terriblement faim, je ne l’ai pas suffisamment mis au sein ces 1ers jours à la maternité, j’en suis convaincu aujourd’hui et je m’en veux beaucoup. Mais les professionnelles ne me l’ont pas dis, ou pas assez… (ça n’a pas gêné à mon allaitement ceci dit puisque je l’allaite toujours aujourd’hui à 7mois et demi)
    Je ne sais pas pour les autres, mais je pense que la culpabilité relative à ces 1ers jours doit être très répandu (et très douloureuse) parce qu’on a pas su, parce qu’on a pas pu…
    Bref, mettre des mots la dessus est surement essentiel pour déjà commencer à se pardonner.
    Bon courage à toi,
    Et Bravo aussi, je suis assez impressionnée par l’image de sérénité que tu renvoies.

  174. Bonjour Léa,
    Ton article, tes paroles m’ont toucher en plein cœur. Mon petit loulou à fêter ces 7 mois il y a peut. Dès que j’ai su qu’il était dans mon ventre on c’était mit d’accord avec son papa : un accouchement naturel en totalite, certe dans un milieu médical pour le côté rassurant (au cas où ..) tout le long de ma grossese, à chaque rendez vous nous avons dit dit et redit aux personnels médical nos envies. (Pas de péridural, pas depisiotomie, pas de déclenchement…) Nous avons était écouter, rassurer et nous avons bien indiquer notre volonté. Le 13 mars 2018 à 2hoo du matin j’ai perdue les eaux à la maison, j’ai tout de suite appeller la maternite, ils ont sortie mon dossier mon dit de prendre le remps, de savourer cet instant et de venir après avec toutes les affaires. J’ai pris une douche, moi et mon mari avons parler aux bebe, on as ris, sourit même si la douleurs ce faisait sentir. Une fois arrivée à la maternité nous avons reçu expliquer (pour la 100 ème fois au moins) nos envies. Après oscultation jetait déjà à 5cm. Nous nous sommes installés pour un monitoring tout était bon, notre bout de chou aller bien et j’arriverai à gérer les contractions. Pour préparer son arrivé nous avions penses à tout, nous avons esseyer pleins de choses, ballon, marche et rire. Puis le moment des douleurs très intenses et arrivé je n’en pouvais plus je me suis allobger en répétant à mon mari que je n’y arriverais pas. Il m’a soutenue ma réconforter et à appeler une sage femme (une étudiante) le visage de cette femme resteras toujours encre dans mes pensées elle m’a dit que j’étais forte, que j’allais réussir. Elle m’a reposer cette fameuse question  » Je suis désolée mais c’est le protocole je doit vous redemander une dernière fois. Souhaiter vous la péridurale ?  » Nous avons dit non en cœur avec mon mari. Puis mon mari à continuer  »Nous ne voulons aucune intervention médical sauf si la vie de ma femme ou de mon fils est en danger » la sage femme à pris note dans mon dossier la souligné deux fois au stabilo à sourit puis et partie. À 4hoo j’ai ressenti un besoins de pousser, on as tout de suite appeller les sage femmes, elles étaient que trois. J’ai poser mes jambes sur deux d’entre elles et la plus jeune m’a dit :  » On est partie, fait comme vous le sentez poussez quand vous voulez aussi fort que vous le voulez on vous accompagne » et la j’ai sourit et je me suis mise au travail en regardant dans les yeux de mon mari pour trouver la force. Au bout de 20 minutes je n’en pouvez plus la douleurs était tellement forte, la sage femme m’a demander mon autorisation pour un gaz hillarent, aucun effet sur le bébé et juste un étourdissement pour moi juste le temps de reprendre mon souffle. J’ai acceptée et notre fils et né à 4h46 sois 2h46 après la perte des eaux. Un accouchement naturelle sans péridurale, sans déclanchement, sans episiotomie, sans forceps, sans rien de médical (pour dire je n’avait même pas d’étrier pour poser les jambes) . J’ai vécu mon accouchement comme dans mes rêves grâce à une équipe médical à l’écoute . Tu est une super maman ne doute jamais de ça Lea. Tu n’y es pour rien. L’équipe médical et en tord et aurait dû te demander ton avis. Juste écoute toi, écoute ton mari et ton enfant n’écoute pas les autres pour la suite de votre vie à trois et j’espère de tout cœur que cela ne t’empêcheras pas de faire d’autres enfants quand l’envie vous en viendras.
    Bonne journée à toi.

  175. Bonjour Léa,

    Ton article m’a touchée, on sent qu’il y’a encore beaucoup d’émotions à vif attachées à cet événement.
    Je suis triste de lire que tu ressens de la culpabilité. Le consentement médical, surtout dans des situations urgentes ou délicates, est très influencé par les professionnels qui te « présentent » le choix. Je le sais bien : je suis médecin.
    Et dans ce genre de situation, ou la santé de ton enfant peut être menacé, quel choix as tu vraiment? Dans le sens où si les accouchements sont déclenchés, c’est parce que statistiquement le nombre de complications graves augmente après 5j. Dans ces conditions 1/la pression médicale est énooorme 2/ si les choses ne se passent pas bien, comment se le pardonner?
    De plus ce n’est pas toi qui choisi quand accoucher. C’est quelque chose qui vient de vous deux, tu n’es donc pas responsable d’être allé hors terme et de ce qui a suivi.
    Concernant l’episio, même si le sujet est complexe en termes de consentement dans la vraie vie, n’hésite pas à écrire à l’obstetricien ou au chef de service de la maternité. Ça ne changera peut être rien pour toi, mais ça peut aider à changer les choses pour les autres femmes qui accoucheront là ou avec cet obstétricien.
    Je te souhaite de trouver de l’apaisement dans la méditation, il est possible qu’un accompagnement professionnel te permette de repenser à ce jour sans ressentir encore et toujours ce mélange d’angoisse/ colère/ culpabilité…
    Encore merci pour ton témoignage qui va sûrement aider plein de femmes à se sentir moins seules ou à mettre des mis sur leur douleur.

  176. Coucou Léa.
    Tu es une femme courageuse.
    C’est vraiment touchant le fait que tu nous en parles. Je ne peux pas comprendre ce que tu ressens je pense, car je ne suis pas maman, mais l’accouchement est un moment précieux, unique, on rêve qu’il se passe en douceur.
    Avoir écrit et publié cet article, t’aide dans ta « guérison » et j’espère qu’il aura de la portée et que tu seras entendue comme tu le souhaites.
    Je te suis depuis tes débuts, et je te trouve juste incroyable, j’ai comme grandis avec toi. J’ai 24 ans, et je te trouve admirable.
    Ne baisses pas les bras, je suis de tout coeur avec toi. Pleins de bisous à ta petite famille Léa
    Camille

  177. Salut Léa,

    Merci beaucoup de ce partage, ça n’a pas dû être facile mais tu dois te sentir soulagée.
    Je t’admire, tu es une femme et une maman formidable, n’en doute pas:)
    Je ne suis pas encore maman mais je m’intéresse beaucoup grâce à toi à ces nouvelles façons d’éduquer, qui me correspondent totalement, alors merci pour ça!
    Ma mere m’a raconté que quand elle a accouché, elle a demandé à strictement m’allaiter. On a fait la première tétée et la sage femme m’a direct pris pour me mettre un biberon dans la bouche alors que ma mère n’avait même pas été consultée. Soit disant « c’est un gros bébé faut qu’il mange! » J’ai été révoltée, je ne comprends pas comment c’est possible d’avoir des actions parfois aussi barbares dans un moment aussi précieux que celui-ci.
    Je te souhaite plein de courage, tu peux réfléchir à ce sur quoi cette épreuve t’a fait travailler, et travailler encore dessus pour que la prochaine fois soit merveilleuse et en accord avec toi :)

    Je t’embrasse, plein d’amour xx

  178. Salut Léa,
    Je suis désolée mais je vais aller à l’encontre de ce que tu dis. Je me doute que tu aurais préférée accouchée plus naturellement sans hormone, mais au bout d’un moment il faut se rendre à l’évidence, ton terme était plus que dépassé ce sont des protocoles.. Si ils avaient attendus et que quelque chose de grave serait arrivé, ça aurait été pire…..
    Il faut parfois accepter de se faire aider et de ne pas toujours tout pouvoir contrôler.
    Je me doute que pousser en urgence ce n’est pas une partie de plaisir pour la maman, que ce n’est pas comme ça qu’on s’imagine notre accouchement mais pourtant, si bébé est en danger, qu’il bradychardise alors il n’y a pas le choix, que ça plaise ou pas. Pareil pour l’épisiotomie, le consentement du patient est dans la loi du 4 mars 2002 certes, mais dans cette même loi, il est également dit qu’en cas d’urgence / urgence vitale on peut passer outre ce consentement / ce refus de soin.
    Je peux tout à fait comprendre que tu sois frustrée , que tout n’ai pas été comme tu le souhaitait, mais oui il faut que tu relativise, il faut que tu te dise que c’était pour ta santé et surtout celui de bébé.
    Ne te renferme pas, essaie de voir le verre à moitié plein.. Pour moi, ce ne sont pas des  » violences obstétricales  » que tu as subis, juste un enchaînement d’événements urgents.
    J’espère que cette expérience ne t’as pas traumatisée au point de renoncer à ton désir d’avoir d’autres enfants ( si c’est le cas) et j’espère que malgré tout, tu réussiras à relativiser.

  179. Coucou Léa
    Tout d’abord, je voulais te dire que tu as été une vraie source d’inspiration tout le long de ma grossesse (j’ai accouché le 29 août), j’ai presque 10ans de plus que toi, et pourtant, je me suis beaucoup fiée à toi !!!
    Je suis vraiment désolé pour toi … Quand j’ai vu la vidéo du résumé de ton accouchement, tu semblé épanouie et j’étais heureuse pour toi, malgré tout le périple que tu as vécu …
    Je me suis totalement retrouvé dans ton article, j’ai eu un fin d’accouchement, ainsi que les heures qui ont suivi, très traumatisant, et même si j’ai eu l’impression que cela ne m’a pas plus touché que ça, en lisant ton article, je me rend compte, que finalement, la pilule n’est pas passé … j’ai eu une césarienne pour stagnation (alors que moi et bébé nous portions bien) et j’ai passé 18h en salle de réveil seul car il n’y avait pas de chambre dispo, ceux qui veut dire que mon fils était à la pouponnière et que je n’ai pas eu l’occasion d’essayer de l’allaiter (une sage femme à fait une tentative pendant que j’étais encore dans les vapes, de 5min et a laissé tombé) et je n’ai pas eu droit au peau à peau … À l’heure actuelle mon fils est une véritable sangsue (merci l’écharpe) et je suis sûre que ça en est une cause …
    Donc merci pour ton article qui me fait ouvrir les yeux …

  180. Je suis d accord avec toi ce jour là nous n avons plus aucun contrôle sur nous même! Je m étais dis que je commanderai ma poussée, ma position et l issue mais il n en ai rien. Je ne sais pas si c est la fatigue des 24heures de travaille ou la peur et l envie de délivrance de cet endroit mais j ai acquiessé tout ce qu on m a dit. Pour moi sa n a pas etait le plus beau jour de ma vie, seulement le plus beau moment lors de sa sortie. Sinon quelle journée pourrie lol.

  181. Comme je te comprends… Je rêvais d’un accouchement à domicile, aucunes sage-femmes pratiquant l’add dans mon coin. C’est la mort dans l’âme que je suis allée accoucher en structure hospitalière (mon dernier mois de grossesse je l’ai passé à pleurer en ayant peur de ce que je pourrais subir ou ce que l’on pourrait faire subir à ma fille lors de sa venue au monde et tt le monde me disait que ce n’était pas si terrible, qu’il fallait que je relativise…).
    Malgré un accouchement « physio » je ne garde pas forcément un bon souvenir: pas d’accompagnement de la sage-femme de garde (en même temps elle était seule pour gérer 5 accouchements…), il a fallu se battre et expliquer au gynécologue de garde que je ne voulais pas de délivrance dirigé pratiquée en systématique dans cette structure (injection d’ocytocine au passage des épaules de bébé pour accélérer la sortie du placenta…), en bout de travail au lieu de m’accompagner avec ma douleur, l’insistance pour une péridurale (que je n’ai pas prise), on m’a obligé a me mettre en position gynéco pour l’expulsion, j’ai eu une déchirure qui me fait encore souffrir… Et un séjour a la maternité horrible, des puer culpabilisantes parce que soi disant je faisait mourir de faim ma fille, des menaces de compléments de lait… les 2 premiers mois avec ma fille ont été compliqués (j’ai fais une dépression post partum) et je pense que l’accouchement en structure hospitalière par défaut en est quelque part responsable.
    Bref je comprends tellement ton ressenti, ta frustration, et j’espère pour toi (tout comme pour moi) que pour une prochaine grossesse tu vivras l’accouchement de tes rêves :-)

  182. Coucou Léa. Ton témoignage est poignant. J’en reste sans voix … j’ai accouché il y a 5 mois et demi donc je sais à quel point on repense très souvent à son accouchement. Je suis tellement triste pour toi que tu y penses de cette façon.
    Mon commentaire est un peu futile mais je veux juste que tu saches que je suis de tout coeur avec toi.
    Je ne pense pas qu’il faille «  passer à autre chose » mais peut etre juste lacher prise en acceptant que si ça s’est passé comme ça c’est que ça devait se passer comme ça. Essayer de tirer le positif de cet événement qui t’as certainement appris beaucoup (c’est dans ces moments là que la méditation est une très bonne chose).
    Je pense comprendre ce que tu ressens envers Ton petit bout. Cette sensation de ne pas avoir su le proteger comme tu le voulais. mais la vie est ainsi faites. On ne peut pas tout contrôler et malgré tout même si tu penses le contraire, en fait tu l’as protégé exactement comme tu te devais de le protéger en ces circonstances. Il a effectivement du être traumatisé par cet accouchement mais tellement rassuré que tu sois là pour lui quoiqu’il arrive et c’est bien ça le + important. Il a tout de suite su que sa maman était extraordinaire et en qui il pouvait avoir une totale confiance pour le protéger.

  183. Bonjour
    Mon premier accouchement fut violent mais à cause de mon choix de ne pas accepter la césarienne pour un siège, j’ai pris un risque pour mon enfant et je me suis abîmée en prime. Le deuxième 5 ans après un rêve avec un accouchement sans aucun produit, et d’une douceur extrême avec une super sage femme, travail d’équipe entre elle et moi. Chaque instant est gravé dans ma mémoire, mais l’important c’est l’après avec nos enfants et après presque 40 ans, ce n’est toujours pas si simple.

  184. Ooh que je te comprends j’ai aussi mal vécu cet accouchement qui ne s’est pas déroulé comme je le souhaitais. J’ai aussi subi un declenchement. Je me retrouve dans tout ce que tu as ecris. Cela m’a habité pendant plusieurs mois avant que je puisse prendre la force d’essayer de prendre le dessus. Comme tu le dis personne ne comprend reellement autour de nous ce que l’on ressens et en meme temps c’est normal ils ne l’ont pas vécu. Merci pour cet article qui nous permet de nous sentir moins seules.

  185. Je ne suis pas maman, mais à travers tes mots je me suis un peu reconnue . Je suis un protocole PMA . Donc autant te dire que les médecins, les examens et tout ce qui va avec , je subis . Malgré que les professionnels sont tes alliés, je pense qu’il faut surtout avoir confiance en soi , et s’écouter avant tout . Moi aussi j’ai subis des examens médicaux , je me suis laissée guider malgré qu’au fond de moi je savais qu’il fallait aller vers une autre direction.
    J’espère que ça ira mieux pour toi , que tu trouves du réconfort dans la méditation .

  186. Ton article est très touchant, et… je comprends ce que tu ressens. Je crois.
    Nous avions prévus un accouchement à domicile également pour notre fils (qui a aujourd’hui 4 mois). Seulement, comme 6 ans auparavant pour ma fille, j’ai eu une fuite de la poche des eaux, sans contractions. J’ai attendu toute la nuit, une journée pleine (à marcher, rester debout, faire plein de cuisine…) la sage femme m’a fait de l’acuponcture.. et on a décidé d’attendre plus que les 24h réglementaires. J’ai passé la nuit suivante à ne pas dormir, à attendre, espérer que les contractions arrivent, se rapprochent, deviennent efficaces. Et puis au petit matin j’ai dû me rendre à l’évidence. Il fallait partir, cela faisait 36h.
    Nous avons dit non à l’antibioThérapie, à la péridurale. Mais le déclenchement était obligatoire. Finalement le produit a été mis près de 48h après la rupture de poche. Et ils m’ont laissé dans une salle, me débrouiller avec ma souffrance (bien plus intense que pour mon premier accouchement) mes contractions. Ils ne venaient pas alors que je leur disais que j’avais envie de pousser. Finalement, ils m’ont fait rentrer en salle de travail alors que ça faisait déjà 1h30 que je me sentais prête à pousser. Et évidemment le col était dilaté au max.
    En 5 poussées mon garçon est arrivé.
    Après on m’a demandé si j’avais fait un baby blues. Je l’ai fait, mais avant la naissance de mon fils… j’ai pleuré cette journée à l’hôpital, avant qu’on me déclenche, parce que j’ai dû renoncer à cet accouchement à la maison, dans notre chez nous, avec nos lumières, nos odeurs familières, nos rythmes. Et le fait que ma fille aurait pu revenir de chez son père deux ou trois heures après, et que j’aurais pu l’avoir avec moi tout du long. Ce renoncement a été très difficile. Même si, à l’hôpital ils ont respectés certaines choses, comme laisser le cordon relié pendant 20 minutes, que ce soit moi qui prenne mon fils tout juste sorti du ventre, et peau à peau pendant deux heures.
    J’ai essayé de voir le bon côté.
    Mais 4 mois après, je reste avec cette frustration de n’avoir pas accouché chez moi, et d’avoir été mise de côté à l’hôpital parce que je voulais un accouchement physio, donc on m’a laissé me débrouiller seule et surtout trop longtemps, ce qui m’a valu un déplacement du coccyx.

    Ce que je pense, c’est que j’ai été déçue, frustrée, parce que j’attendais quelque chose. J’attendais d’accoucher à la maison.
    Pour ma fille, j’avais accouché dans la plus petite maternité de France (qui a fermée désormais), et je n’avais pas vraiment réfléchi à mon accouchement. J’en garde un excellent souvenir. Pour un premier accouchement je n’ai pas particulièrement eu mal (les contractions c’étaient déclenchées seules au bout de 12h). Et finalement c’était un accouchement bien plus médicalisé et bien moins physiologique que pour mon fils. Mais vu que je n’avais aucune attente, je l’ai excessivement bien vécu. J’en parle aujourd’hui encore comme d’un accouchement parfait.

    Il ne faudrait rien attendre (à part son enfant ;) ) ne pas avoir d’attentes particulières. Je crois vraiment que c’est pour cela que j’ai été et que je suis encore un peu amère. Je m’en suis même voulue d’avoir souhaité et préparé un accouchement à la maison. Ça nous a demandé beaucoup de temps, de dépenses aussi…

    Enfin voilà. Désolée pour le « pavé ». J’espère que tu liras ce message, si ça peut t’aider pour les futurs vous deux.
    Pour moi, c’est fini. 31 ans, je m’arrête là.

    Chaleureusement,
    Amandine.

  187. Bon je venais d’écrire un message mais j’ai pas réussi à le publier. Du coup je recommence. Bon jours Léa. Tout d’abord je pense que l’on ne peut pas réellement connaitre une personnalité publique derrière son écran. Mais de se que je voie tu est une bonne personne et une bonne mère. Tu à une magnifique famille et un bébé qui à vraiment l’air hyper chou. On voie que tu l’aime. Tu fait toujours de ton mieux pour ton bébé. Tu l’élève selon tes principes ( même si je sais que je n’élèverai pas mes enfant comme tu le fait ) et certaine chose que j’ai vue sur ta chaîne je pense les appliquer quand j’aurais un enfant. Je vais pas te mentir je ne peux pas dire que je comprend totalement se que tu ressent. Je n’ai pas vécu un accouchement comme le tien, et je ne suis même pas encore maman. Mais je pense que tu ne devrai pas t’en vouloir. Se qui importe aujourd’hui c’est la maman que tu est pour Gaspard. C’est l’amour que tu lui porte jour après jour qui compte maintenant. Ton fils à beaucoup de chance d’avoir une maman comme toi.
    En tout cas je tien à te remercier. Je ne te suis pas depuis tes début mais sa fait quand même un moment. J’aime ta bonne humeur et ta franchise. Tu donne souvent beaucoup de conseils et tu aide plus que tu ne le pense. Même si les thématique que tu aborde ne me touche pas toujours de près
    j’ apprend toujours beaucoup pour plus tard et je t’en remercie.
    Bisou Léa et merci.

  188. Je suis très choquée et émue par tes mots. Ta souffrance et ta colère sont très perceptibles, et très légitimes.
    Merci pour ton témoignage, et merci de prendre soin de toi.
    Juliette

  189. Et si et si et si… on referait le monde!

    J’ai accouché de ma fille en 2013. Sans aucune douleur jusqu’a 8 cm. Genre vraiment pas. Et la, gros coup de flip. « Si vous voulez la péridurale, c’est maintenant, après ce sera trop tard ». Gros coup de flip et de pression en fait… j’ai accepté la péri. Pas par douleur, par peur. Et tout s’est Arrêté. D’un coup. Plus aucune contraction pendant trois heures. On m’a injecté de l’ocytocine de manière continue et importante pour relancer les contractions. J’ai finalement accouché d’une merveilleuse petite fille en bonne santé quand la péri ne faisait plus effet mais j’ai pensé, tout ça pour ça… j’ai eu pendant très longtemps, des douleurs dans le dos, au point de piqure. Très douloureuses, ça me réveillait la nuit. C’était psychologique il parait. Sans doute. J’ai adoré mon accouchement mais je m’en voulais terriblement d’avoir dit oui, d’avoir mis ma fille en danger car ces contractions interrompues c’etait aussitôt son cœur qui ralentissait. Bref, grosse culpabilisation. Et si j’avais dit non. Et si.

    Je suis de nouveau tombée enceinte de mon fils en 2015. accouhement prévu en septembre, deux ans d’ecart, j’étais joie. La grossesse commençait hard core, la tte dans les chiottes H24, j’ai vomi partout (dans le train, au boulot…). Et puis en avril, retard de croissance, je suis arrêtée, je bosse trop et j’ai un job très stressant. Je me repose, on se revoit dans 15 jours. Deux semaines plus tard ça ne va pas mieux. Je suis dirigée vers l’hopital où je dois accoucher. Et puis vers un autre hôpital, plus gros, mieux armé pour « faire face ». Je passe une batterie d’examen, IRM, scanner, amnio… et on transmet tout ça à un autre hôpital, encore plus gros. Et on me dit « ça va » puis « rien ne va » et puis encore « ça va ». Et c est les montagnes russes dans mon cœur. Et ça prend un temps de dingue, c’est juillet, la super médecin des os n’est pas là… et puis un coup de fil le 20 août. « Il faut qu’on vous voit ». Gyneco adorée nous reçoit, elle nous conseille l’IMG. Je suis à 8 mois. On nous parle retard de croissance, retard mental, décès à la naissance, vie terrible d’hopital en hôpital. On ne veut pas ça pour Paul. On accepte le 25 août. Dans la nuit, un mois avant terme, mon bébé décide qu’il est temps d’abreger les souffrances de sa maman. Il déclenche seul l’accouchement. Vers 2h du matin, on l’endort et on arrête son cœur. Papa et maman chantent une berceuse pour qu’il n’ait pas peur. Perfusée d’ocytocine et avec une péridurale qui me shoote totalement, jusqu’a m’endormir, j’accouche de mon petit bébé sans un cri. Il est magnifique. Nous le tenons longuement dans nos bras, nous l’accompagnons doucement vers ailleurs. Les mots de ma gynécologue m’aident et me font du bien mais je suis aneantie pour toujours.

    On signe les papiers pour l’autopsie. Je sais ce qu’il vont lui faire, j’en ai déjà vu. Ça me brise. Mais nous devons savoir. On ne saura jamais. Plein de choses qui allaient mal, dans son corps, dans sa tête. Mais on ne sait ni ce que c’est ni pourquoi. Je culpabilise. Et si j’avais dit non. Et si il avait vécu. Et si. Et si.

    En 2016, je retombe enceinte. Première écho, rien ne va, le cerveau se développe hors de la boîte crânienne. Rien à faire. Anesthésie générale et IMG. Échec une nouvelle fois. Je pense que c’est ma faute. Je me suis mis du vernis sur les ongles. C’est bourré de perturbateurs endocriniens ce truc. Et si je n’avais pas fait ça. Et si.

    Mais j’ai une fille, c’est une battante. Je ne veux pas qu’elle soit seule, qu’elle porte seule nos espoirs, nos doutes, notre vieillesse. Et puis on s’aime. Vraiment très fort. Alors on réessaie.

    En 2017, je tombe enceinte. Grossesse très très surveillée et très médicalisée car on m’a découvert une maladie du sang entre temps. Je vois une sophro toutes les semaines. Et je parle de Paul. Tout le temps. Je pense à lui. Et je jure à mon fils à naître que tout ce qu’il va vivre sera naturel.

    Je rédige un projet de naissance. Sur une page. Je ne veux pas de péri et je veux allaiter. Et j’exige qu’on m’aide. Le 16 octobre, je sens que ça y est, c’est pour aujourd’hui. Je passe la journée à la maison, dans la baignoire, je vais chercher ma fille à l’ecole Avec papa qui est rentré plus tôt du travail. On appelle mamie qui rapplique. J’ai de grosses contractions mais je gère et ma fille ne se rend compte de rien. On la couche en lui expliquant que son petit frère veut sortir et que nous ne serons pas là à son réveil mais qu’elle nous rejoindra dès que possible. Arrivée à l’hopital Ça commence à tirer vraiment… examen, je suis à 3. Juste 3!!!! J’ai les boules. Mais je tiens le coup et je rappelle que je ne veux pas de péri et pourquoi. On m’installe dans la salle de travail. Celle la même qui a vu le médecin piquer mon ventre pour arrêter le cœur de mon fils. Mon mari demande à changer. Pas question, il y a une baignoire et c’est La seule du service et j’en ai besoin. Ça m’arrache les tripes d’etre La. Je prends un bain et ça va mieux. J’en sors une heure après , on m’examine je suis à 5. Je demande à aller faire pipi car j’ai vraiment mal et je sais que je ne pourrais plus m’y traîner après. J’en reviens 5 min plus tard et je sens qu’il faut que je pousse. La sage femme rigole, j’etais A 5 il y a 5 min. Impossible. Ma poche se perce sur ses chaussures (bien fait, fallait pas rire). Je suis debout, elle met la main entre mes jambes. La tête est la, c’est la panique, impossible de s’installer ailleurs.

    Je donne naissance à Valentin à moitié debout à moitié affaler sur le lit, en 3 poussée dans la salle qui avait vu mourir Paul. Il ne pleure pas, je suis terrorisee mais on le pose sur moi et je sens qu’il respire tout à fait normalement. Tout de suite, il cherche le sein et se met à téter.

    Je suis la mère la plus heureuse du monde à ce moment là. Et je pense à mon bébé du ciel et je le remercie d’avoir été à mes côtés et de m’avoir donné la force d’y arriver.

    Tu deviens coupable quand tu deviens mère. Toutes tes décisions vont te peser, certaines bien plus que d’autres. Mais tu sauras trouver l’energie De transformer cette culpabilité, cette colère, ces regrets, en quelque chose de formidable, de beau, de magique.

    Garde ça en tête.

    Je te souhaite tout le bonheur du monde.

  190. Ma fille a 18mois aujourdhui et je l’ai eu jeune comme toi. je voulais aussi un accouchement naturel et je m’etais jurée de ne pas prendre la péridurale. Bien sur je disais oui oui quand on me disait que je n’aurai peut etre pas le choix. J’ai décidé d’accoucher en plateau technique à l’hopital (la aussi histoire de « maitriser » le personnel qui m’accompagnait, moi aussi effrayée par les histoires de violences gynéco). Finalement l’accouchement etait trop lent car bébé était un petit peu de travers donc n’appuyait pas sur le col. Ma super SF a attendu le bout du bout du protocole mais il a fallu après + de 24h de dilatation m’injecter de l’ocytocyne, et je n’enpouvais plus jai demandé la péridurale…. elle est finalement née naturellement (grace a ma sf, sinon elle m’a dit qu’en service normal ça aurait été cesarienne pour eviter tous risques).
    Je m’en suis voulu, j’ai regretté, j’ai été triste, mais je ne disais rien…… j’ai encore un pincement quand j’entends parler d’accouchement physio, ou quand je dois raconter le mien. mais on n’y peut rien. Je ne peux pas t’aider, mais j’ai vécu la meme chose que toi, et j’ai les mêmes opinions que toi. (jai ensuite materné, allaité, DMEisé pour exorciser tous ça dans un sens peut etre ….)
    je ne sais pas si tu m’auras lu mais bon courage pour la suite, ça va passer.

  191. Bonjour Léa;
    Tout d’abord, merci pour les larmes que tu viens de me faire verser :-) ! Cet accouchement aurait pu être le mien à quelques détails près, cet article aurait aussi pu être le mien. J’en ai d’ailleurs écris un il y a quelques mois, parce que, comme toi, j’avais besoin de poser des mots sur ce traumatisme, que l’on entende ma souffrance mais aussi de me sentir moins seule. Si tu veux le lire : https://www.lescritiquesdemarine.com/lowan-bebe-declenche.html
    À bientôt.

  192. Bonjour
    Je suis tombée sur le blog par hasard et premier article c’est exactement l’accouchement que j’ai vécu pour mon premier. Personnellement je voulais la péridurale sauf que ça a stoppe mes contractions du coup on met un produit pour déclencher. J’accouche en stress et à la fin on me dit non madame ne bougez pas vous faites une hémorragie je vous ai fait une episiotomie il faut recoudre tout de suite à vif j’ai tout senti…. du coup jai fait un blocage par la suite dés la rééducation du périnée . Avec le temps j’ai accepté cet accouchement même s’il était violent et en même temps le jour magique de la rencontre avec mon bébé . Et je suis devenue maman pour la deuxième fois 2 ans et demi plus tard cet fois ci bien passé car j’étais moins effrayée. Maintenant mon fils a 3 ans et demi et ma fille 1 an .

  193. Chère Léa,

    Ton article sur le traumatisme qu’a été ton accouchement m’a bouleversé. D’aussi loin que je me souvienne ma mère n’a cessé de me raconter ses accouchements comme les plus beaux jours de sa vie. Oui, mais… En grandissant j’ai senti que son histoire de maman n’était pas si rose et évidente. C’est en écoutant l’épisode du Podcast La Poudre sur les violences obstétricales que j’ai compris qu’un accouchement pouvait être vécu comme un traumatisme. Et j’ai alors interrogée ma mère, qui jusqu’alors n’avait jamais osé brisé ce mythe de l’accouchement sans douleur, sans accroc. De la maman épanouie en tout point. En lui parlant de ces femmes attristées et en colère, à qui on avait comme volé ce moment qu’elles attendaient, elle s’est libérée et m’a raconté. Exactement comme tu le fais dans cet article.

    Je t’envoie de message de soutien, un petit câlin virtuel, pour t’apaiser un tout petit peu. Je suis convaincue que si d’autres femmes, comme toi, libèrent leur parole et osent elles aussi parler de leur traumatisme, alors les choses évolueront. D’autres femmes enceintes seront averties, plus conscientes, et seront en mesure de se protéger davantage. C’est si courageux d’oser déconstruire ce mythe de l’accouchement lisse et merveilleux, pour parler de ton expérience. J’imagine difficilement ton ressenti, mais je suis convaincue que cette expérience marquera ta vie de femme pas uniquement en mal, et qu’avec le temps tu sauras la transformer en une grande force.

    Courage Léa et merci pour cet article.

    PS: C’est la première fois que je visite ton blog, alors que je suis tes vidéos depuis presque les débuts de ta chaine. Et c’est la première fois que je t’écris! Je tenais à te dire que je me retrouve de plus en plus dans ton contenu, dans les sujets que tu abordes, qu’ils concernent la maternité (alors que je n’ai que 22 ans et que devenir maman n’est pas dans mes projets proches), le zéro-déchet, l’éducation… Je voulais te remercier de faire partie de ces créateurs vidéastes honnêtes, qui créent un contenu pas forcément facile d’accès mais qui leur ressemble et qui sensibilise. Parenthèse fermée !

    <3

  194. Je suis une vraie retardataire vu que cela fait 1 mois que l’article est sorti, mais je voulais quand même te dire que tu assures et aussi merci pour ce témoignage, qui t’as j’espère un peu soulagé, mais qui m’a personnellement beaucoup touché. Je n’ai pas d’enfants mais j’ai ton âge et une soeur qui comme toi voulait accoucher à la maison ; ce qu’elle n’a pas pu faire.. Je comprend ta frustration et ta colère, mais vraiment, le simple fait que tu te poses autant de questions sur l’éducation et le bien être physique et psychologique de ton fils en dit long sur la maman que tu es. Courage et continue la méditation, c’est génial !

  195. Coucou Léa,

    J’ai vu ta vidéo sur ton accouchement, et j’en ai vu pas mal d’autres où des mamans sont déclenchées parce que leur bébé n’est pas là au moment du terme.
    A chaque fois, je me sens triste et un peu en colère contre l’équipe médicale, et je pense sans cesse à l’histoire de ma sœur et de ma maman. Elle avait décidé d’accoucher dans le privé comme pour moi, et le médecin avait voulu la déclencher le jour du terme parce qu’il ne serait pas là et avait une conférence le lendemain. Ma mère a refusé parce qu’elle sentait que ma sœur était bien dans son ventre, que personne n’avait de problème de santé, et elle savait qu’elle pouvait aller jusqu’à une semaine (et encore, ça dépend des grossesses), et surtout, que le calcul du terme est juste un indicateur, et n’est pas là en guise de valeur absolue. Le médecin a traité ma mère d’infirmière écolo (ma mère est bien infirmière), en disant qu’en 1998 on pouvait faire confiance à la médecine, surtout pour un déclenchement.
    Ma mamie qui est puéricultrice a rassuré ma maman sur sa position, en lui disant que si elle ne le sent pas elle n’a pas à le faire, ma tante médecin lui a dit la même chose, heureusement, elle a bien été entourée.
    Deux jours après le terme, ma maman sent que le moment vient, dans la soirée, et que ma sœur arrive. Mes parents vont à la maternité, et le médecin leur dit que comme j’ai mis plus de 17h à naître (sachant qu’ils avaient mis la péridurale trop tôt ce qui a stoppé ma descente et considérablement ralenti le travail), elle devait rentrer chez elle et ne revenir que le lendemain matin 8h si le travail continuait. Mes parents n’ont pas trop eu le choix et sont rentrés. Ma mère a passé une nuit horrible parce que le travail était bel et bien réel, que ma sœur arrivait vite, et vers 6h du matin ma mère a dit à mon père qu’il fallait absolument y aller parce qu’elle sentait qu’elle allait accoucher à la maison sinon. Elle a poussé dans la voiture pour calmer sa douleur, qui a été amplifiée toute la nuit par la colère qu’elle a eu contre le médecin, le stress de se sentir seule dans ce moment. En arrivant à l’hôpital, la sage-femme a vu la tête à peine après avoir installé ma mère, et ma sœur est sorti presque de suite.
    Elle allait bien, et au final, oui, tout va bien. Seulement, cet accouchement a été un stress monstre pour ma mère et l’enfant, et mon frère est né à l’hôpital après et pas en clinique tellement ma mère n’a plus voulu avoir de suivi par le médecin de ma sœur et moi. Ma sœur est quelqu’un de naturellement très angoissé, pas sûre d’elle, qui vit mal les situations stressantes. Je ne sais pas si on peut tout résumer à sa naissance et le contexte de sa venue au monde, mais je ne peux pas ne pas penser que tout ça n’est pas au moins un peu pour quelque chose. Depuis, ma mère m’a toujours dit que si un jour j’ai un enfant, de me faire confiance à ce niveau-là, que les calculs de dates de terme ne sont pas des valeurs absolues, et que tant que tout va bien il n’a pas de raison de déclencher un accouchement. Elle a toujours travaillé à l’hôpital, ma mamie est puéricultrice à la retraite, et mes tantes médecin et pédiatre, donc je fais beaucoup confiance à leur vision du soin qui est en accord avec une vision humaine de la médecine. Chaque bébé et chaque maman est différente, et je trouve ça fou que 20 ans après l’expérience de ma sœur, on en soit presque toujours là, sans YouTube j’aurais pensé que tout ça avait changé.

    J’espère vraiment que cette expérience pourra te soulager un peu, l’accouchement de mon frère a été déclenché après, mais il a fallu une toute petite dose de médicament, il était vraiment prêt à naître, et tout s’est très bien passé, ma mère a été ravie de l’expérience qu’elle a vécu. Le contexte pour mon frère était différent, je crois qu’il était bien plus au delà du terme que ma sœur, et ce n’était pas une question de médecin qui ne serait pas là pour toucher ses honoraires comme pour ma sœur.

    Je te souhaite plein de bonnes choses, et te fais de gros bisous !

  196. J’avais un peu « mal » vécu mon premier accouchement car jai eu la péridurale, alors que je m’étais dite que je ne la voudrais pas, mais peur D avoir trop mal ou autre… parle en a Gaspard, on m’avait dit de le faire et ça m’avait aidé…
    Pour le 2eme tu auras ton accouchement rêvé… je l’ai eu, pour le 2eme je nai pas eu de péridurale, c’était mon choix et pour rien au monde je regrette… Jai adoré cet accouchement, même si clairement j’ai eu mal, et bah je le recommencerai entre mille!

  197. Bonjour Léa,
    Je ne commente jamais tes vidéos/articles pourtant je te suis depuis des années mais cet article me donne envie d’y répondre et on sent, en lisant ton article, la vraie souffrance qui peut se cacher derrière tes mots…
    Je ne suis pas encore maman, je n’ai pas encore vécu d’accouchement mais j’en côtoie beaucoup et je m’intéresse beaucoup au sujet et s’il y a bien une chose que je remarque c’est la tendance qu’ont les mamans à se culpabiliser alors que, bon sang, la plupart du temps celles qui culpabilisent sont celles qui, au contraire, font tout pour leur enfant :)
    Je peux comprendre le goût amer qu’on peut avoir quand on a imaginé une situation, qu’on a tout planifié pour qu’elle se passe exactement comme on veut, et que finalement tout échappe à notre contrôle… Malheureusement l’accouchement, à l’image de la vie, est incontrôlable. On fait tout pour se donner l’illusion qu’on a un quelconque pouvoir mais parfois les circonstances nous font comprendre que ce n’est pas le cas…
    Pour les violences gynécologiques/obstétricales malheureusement on est beaucoup à en avoir subi… C’est terrible de se dire que à un moment où on est plus « vulnérable », des gens peuvent se montrer froid ou violent et que souvent l’autorité qu’ils dégagent de par leur rôle dans la situation nous interdit de leur exprimer clairement ce qu’on veut ou non. Et parce qu’ils sont des médecins, on ne peut pas non plus les critiquer ou émettre un jugement sur leur manière de traiter les gens.
    Tu sais j’ai l’impression, quand je lis ton article, que la peur et la colère que tu perçois chez ton bébé ne sont peut être le reflet que de ta propre colère, de ta peur ce jour là où tout a échappé à ton contrôle… Pour avoir échangé avec pas mal de personnes qui ont accouché, tous leurs bébés ont été effrayés, pleuraient, tremblaient à la naissance même si l’accouchement n’avait pas été déclenché :) Simplement parce qu’ils arrivent dans un monde avec beaucoup plus de stimulis sensoriel, qui ne ressemble en rien avec ce qu’ils ont connu dans le ventre de leur maman. Attention, je n’ai pas du tout la prétention savoir mieux que toi ce que ressens ton bébé mais simplement pour te dire que ce n’est peut être pas imputable au déclenchement…
    En tout cas je ne peux qu’être admirative devant une femme qui a mis au monde un enfant, et je trouve scandaleux qu’encore aujourd’hui certaines femmes vivent mal leur accouchement parce que le corps médical n’a pas su écouter leurs besoins.

  198. Bonjour Léa,
    Il est très rare que je laisse un commentaire sur un blog mais là je ne peux pas faire autrement. Je comprends exactement ce que tu ressens car j’ai vécu la même chose. Je souhaitais un accouchement naturel sans péridural et je pensais être bien préparer et je pensais comme toi qu’il suffisais de dire « Non » mais le jour J tout à déraper !!! Je me suis retrouvé avec une sage-femme froide et désagréable qui a tout fait pour que rentre dans le « protocole » (péridurale, position gynéco, monito, hormones de synthèse), elle m’a menti, humilié, fais mal et fais pression sur mon conjoint pour me pousser à prendre la péri (elle lui a dit que j’étais un inconsciente et que je m’étais ma fille en danger de refuser la péridurale !! je ne l’ai su qu’après bien sur). j’ai donc subit la classique ventouse + épisio… Et comme toi j’ai longtemps culpabilisé d’avoir été faible et comme toi mon entourage avait du mal a entendre ma douleur, mon conjoint en particulier car il culpabilisait également de ne pas avoir su me protéger.
    Mais avec le temps les choses ont changer, on a commencer à parler de violences gynécologiques (j’ai accouchement il y a presque 7 ans) et j’ai enfin pu parler librement de ce que je ressentais sans passer pour une ingrate !!!
    Et puis voilà quelques mois j’ai enfin eu envie d’un 2ème enfant et me voilà enceinte de 4 mois avec comme projet un AAD car pour moi cela est inconcevable que je retourne en maternité. Mon conjoint me soutiens à 100% et j’espère donner à ce bébé une naissance douce et réparer par la même occasion certaines blessures.
    Je te souhaite de pouvoir guérir de ses souffrances mais surtout n’ai pas honte de dire à haute voix ce que tu ressens !!! Ce n’est pas à nous d’avoir honte mais à tous ceux qui applique des protocoles médicaux pour leur bien être !!!
    Bon courage.

  199. Chère Léa,

    Je t’avais écrit un long commentaire, mais il s’est effacé…
    Ta blessure un jour cicatrisera. Il y aura toujours une marque, mais elle ne fera plus mal.
    N’hésite pas à demander l’aide d’une personne extérieure, les proches ne sont pas toujours les mieux placés pour nous aider dans certaines situations. Il n’y a aucun problème à en parler, au contraire, ça libère.

    En tout cas sache qu’à moi comme à beaucoup de personnes, tu apportes joie et bonheur à chaque vidéo ou postes que tu partages. Merci pour ça !

    Je t’embrasse,
    Loïs

  200. Coucou Léa, je n’ai pas encore accouché donc je ne sais pas comment je réagirais à ce moment là. Par contre je sais ce que signifie le terme « violences gynécologiques » puisque j’en ai vécu. Le non consentement, le silence absolu face aux questions, la violence dans les paroles et dans les actes j’ai connu. Quand tu nous as présenté la vidéo de ton accouchement et que je t’ai entendue parler de la pression qu’on t’a mise parce que c’est ça, t’imposer une date limite, presque te menacer en fait « si vous n’avez pas accouché avant telle date… » et je me suis dit « Comment on peut faire ça à une jeune maman ? » La vérité est qu’à l’heure actuelle la médecine ne fait plus tellement confiance en la nature, surtout en ce qui concerne la grossesse et l’accouchement, il faut que tout soit calibré, préparé, respecté au millimètre ou à la seconde près. Je me suis demandé pourquoi imposer un déclenchement alors que bébé et maman se portent bien ? De quel droit pousser la nature à céder alors que rien ne l’indique ? Je me suis sentie profondément désolée pour toi, pour Gaspard et pour Samuel et suis persuadée comme toi que oui cette naissance a laissé des traces sur ton fils mais aussi sur toi et sur Samuel. Ton témoignage m’a permis de savoir ce qui pourrait se passer et de me préparer mentalement à dire non. Non à cette violence, non à cette pression. Je t’admire Léa pour avoir été capable d’endurer cela, je n’aurais pas pu, je ne pourrais pas même. Ne culpabilise pas de ne pas avoir dit non, tu ne savais pas, tu n’aurais pas pu imaginer cela. Les jeunes mamans sont souvent peu écoutées par le corps médical et le naturel n’a souvent pas sa place. J’espère que petit à petit Gaspard, toi et Samuel apaiserez vos souffrances à ce sujet, seul le temps guérit. Ps : n’hésite pas à aller faire de l’acuponcture ou de l’hypnose, il parait que cela aide beaucoup. Toutes mes pensées, Nina

  201. Merci Léa . Tes mots m’ont touchée . Je me suis replongée au coeur de mon accouchement. Je suis aussi pleine de rancoeur d’amertume et de culpabilité. Ce tourbillon médical . Ces actes que l’ont nous impose. Si seulement seul l’accouchement était concerné mais il y a le séjour à la maternité qui est aussi une épreuve. Alors oui je suis une maman comblée émerveillée mais je n’ai toujours pas cicatrisé.
    Tu es inspirante pour ton jeune âge.
    Prenez soin de vous . Bisous

  202. Je te comprends tellement. J’ai pu accoucher naturellement, mais mon accouchement fut tellement violent.. Tellement rapide, tellement douloureux, mais encore ça on m’y avait préparé , à force de me dire  » Un accouchement ne se passe jamais comme prévu , entre les episio, césarienne etc… Mais dites vous qu’à la fin,vous avez votre bébé ! » Oui mais si c’était justement ça que je n’avais pas eu, auquel je ne m’étais pas préparée ? Ne pas avoir mon bébé.. Certes elles l’ont posée sur moi, mais je suis restée 3h sur ce lit après avoir accouché, j’avais mon bébé sur moi mais je criais de douleur (à cause de diverses complications), j’avais mon bébé sur moi mais impossible d’avoir ce moment de rencontre tant attendu.. J’ai l’impression d’avoir raté notre rencontre.. On rajoute à ça un personnel horrible et complètement irrespectueux, je me suis retrouvée en dépression post-partum et rehospitalisée (après qu’on m’aie mis dehors de la maternité alors que j’ai dit que ça n’allait pas du tout..) enfin bref,4 mois après je commence enfin à sortir de ces angoisses, tristesses et autre. Alors je te répète ce que la sage femme qui m’a suivi m’a dit, des mots simples et évidents mais qui resonnent encore dans ma tête : Tu as le droit d’avoir malvecu ton accouchement. Oui il faut passer a autre chose, mais oui tu as le droit de crier haut et fort que ce moment tant rêvé qui devrait être un jour parfait t’a été volé. Une culpabilité mesurée est saine mais mieux vaut maintenant passer au dessus. Courage à toi, à nous :)

  203. Quand je lis ton article, toutes mes craintes concernant l’accouchement remontent… Mon premier bébé doit arriver début mars, et comme toi, je me suis fait une idée bien précise de l’accouchement que je désire, très loin des accouchements « classiques » d’aujourdhui.
    Mon premier souhait était d’accoucher à domicile, dans une piscine, avec une sage-femme libérale. Malheureusement, cela est très compliqué à mettre en place par chez moi (Vaucluse) car les sages-femmes pratiquant l’accouchement à domicile sont rares ! Deuxième option donc : une maternité ou une maison de naissance avec une salle d’accouchement physiologique. Mon projet de naissance est déjà prêt depuis des mois, c’est comme une évidence depuis le début de ma grossesse. J’envisage la naissance de mon fils comme quelque chose de merveilleux (malgré la douleur et l’épuisement, j’ai bien conscience que ce ne sera pas le monde des Bisounours !), et je veux que cela se fasse le plus naturellement possible, en me concentrant sur lui et sur nos émotions au papa et à moi. Je pense plus au bien-être de mon bébé qu’au mien pour le jour j, car je me dis qu’un accouchement, aussi douloureux, effrayant et difficile soit-il pour la maman, l’est encore plus pour ce tout petit être ! Donc exit la salle de travail « classique », allongée sur le dos, les pieds dans les étriers, avec une armada de médecins et autres personnels soignants avec du matériel médical plein les mains, prêts à « intervenir » même lorsque cela n’est pas forcément nécessaire… J’ai donc choisi une maternité certes un peu plus éloignées de mon domicile que d’autres (environ 35 min) mais où l’on tient compte du projet de naissance, où l’on met à disposition une salle d’accouchement physiologique dans laquelle aucun matériel médical n’est visible (tout est soigneusement rangé et sorti en cas de nécessité absolue), et où il est possible d’accoucher de la manière la plus naturelle qui soit et dans la position de son choix.
    Malgré toute cette préparation j’ai bien conscience que les choses peuvent se passer bien différemment de ce que j’ai imaginé, et j’essaie d’ores et déjà de me préparer à cette éventualité. Mais tout comme toi, et même si au fond on n’est en pas responsable, je pense que je vivrais mal le fait de devoir accoucher sous médicalisation, de me sentir impuissante au moment de la naissance de ce bébé, dont je suis pourtant censée être la principale « actrice ». Et tout comme toi, je m’en voudrais de ne pas avoir pu faire les choses autrement. Même si on s’y prépare c’est inévitable, on ressentira toujours de la culpabilité de ne pas avoir pu gérer les choses comme on le voulait.
    Mais ce qui est important, c’est de se dire que malgré un accouchement loin de nos idéaux, c’est tout ce qu’on va mettre en place par la suite pendant des années pour offrir une vie pleine d’amour et de bon sens à notre enfant qui compte vraiment. Et c’est de ÇA dont lui va se rappeler finalement, et qui va faire de lui une personne épanouie et heureuse, pas le jour de sa venue au monde.

  204. Salut Léa, je me reconnaît tellement dans ton texte, je n’ai pas exactement le même vécu car chaque accouchement et différent mais le même mal être… Alors je suis de Montpellier et j’ai eu la chance de pouvoir accouché à domicile de mon fils, mais quelle déception pour moi quand 15mois plus tard je me retrouve à accoucher de ma petite fille seule à l’hopital car elle est en siège… On m’a volé mon accouchement et encore plus à mon mari car on lui a interdit d’etre présent, j’ai ressenti tellement de bonheur lors de cette naissance mais tellement de tristesse également, plein de violence obstétricale dont je me rendait pas compte sur le moment à cause de là douleurs… puis chaque jour tout me remonte et j’aimerai tellement que tout soit différent. Voilà maintenant 2 mois que c’est passé et chaque jour j’y pense, chaque seconde/minute de cette accouchement tourne en boucle dans ma tête…

  205. Salut Léa,

    J’aimerai juste commencer ce commentaire par je te comprend tellement, t’as déception de ne pas pouvoir accoucher à domicile que j’ai vécu également, ainsi que les violences obstétricales… Je suis de Montpellier aussi et j’ai eu la chance d’accoucher à domicile de mon fils… mais je déchante quand 15mois plus tard je me retrouve à accoucher à l’hopItal de ma fille car bébé en siège… J’ai l’impression que l’on m’a volé mon accouchement et mon mari encore plus.. on ne l’a pas laissé être présent et j’ai donc accouché seule alors qu’il aurait pu être là… plein de petit geste déplacé pour une femme qui accouche seule sans péridurale… des petits gestes certes mais qui pèsent lourd sur le moral. Voilà maintenant 2mois, 2 mois qui nous séparent de ce jour si merveilleux mais si horrible a la fois… pas un jour ou chaque minute de cet accouchement ne passe pas en boucle dans ma tête… si beau mais si horrible a la fois… je te comprend tellement.

  206. Coucou Léa,

    En ce qui me concerne je me sens à mille lieux de tout ça… J’ai eu une grossesse parfaite médicalement parlant mais aucun plaisir à sentir bébé en moi. Je me sentais encombrée et diminuée physiquement. J’avais tellement envie d’accoucher, de passer enfin à l’étape suivante que j’ai fait tout mon possible pour accélérer l’accouchement (j’ai accouché 2 semaines avant terme, j’étais super heureuse )
    J’ai vécu la journée de mon accouchement avec une telle joie : c’était fini ! J’allais enfin avoir mon bébé après une si longue attente. J’ai eu une cesarienne d’urgence, plusieurs fois les médecins m’ont demandé comment je « digerais » ça. Mais je ne comprends pas où est le problême, tant qu’elle était en bonne santé je m en fichais. Même mon chéri était déçu pour moi que « je n’ai pas réussi ». Pourtant j’aime mon bébé plus que tout et ça se passe super bien entre elle et moi cest le bonheur à l’état pur. C’est mon côté frigide je sais pas…

    Bisous bisous

  207. Merci pour tes mots. Je reconnais tellement ma situation également. J’ai eu les larmes aux yeux en te lisant. Je crois que personne ne peut comprendre ce que l’on vit. Ça parait tellement « banal » pour les autres tant que notre enfant est là en bonne santé. Mais notre projet n’a pas pu se faire et oui, on culpabilise…

    Je n’avais pas le même projet que tou mais je souhaitais accoucher naturellement à l’hopital. J’ai finalement du subir une cesarienne avec anesthésie générale et je n’arrive toujours pas à l’accepter…

    Encore merci pour tes mots. On se sent moins seule et moins bêtes d’avoir ces pensées.

  208. Ne sois pas si dure avec toi, tu as fais de ton mieux.. Pour ma part premier accouchement un peu difficile bébé en souffrance a cause de cordon autour du coup et tête pas tourné comme il faut mais sa femme au top qui a su faire ce qu’il faut et du coup pas de césarienne. Mes 2 autres accouchement , comme dans un rêve sans péri, salle nature sur fond de musique zen. J’avais alors beaucoup plus de confiance en moi et je savais que j’allais y arriver ! Je te souhaite de vivre un jour ton accouchement de rêve et surtout de pouvoir te pardonner ( même si au final tu n’as rien a te pardonner )

  209. Très touchant, pour accompagner beaucoup de mamans, imaginer son accouchement est nécessaire pour le cheminement d’une grossesse, néanmoins s’en fait un scénario c’est là que ça coince. En effet l’expérience montre que nombreuses sont les mamans qui arrivent à la maternité avec une idée extrêmement precise de ce qu’elles veulent. Elles l’ont bien en tête, mais trop … Un accouchement, c’est puissant, c’est le corps qui dicte, et ces mamans sont tellement focalisées par ce qu’elles veulent que finalement elles n’accompagnent pas leurs ressenties et 2/3 fois, c’est un accouchement qui finit avec des instruments ou césarienne. Le psychique joue énormément, et vouloir orienter inconsciemment les choses pendant son accouchement bloque bien souvent le corps. Celles qui disent avoir des accouchements de rêves, sont souvent celles qui ont des envies mais qui disent en arrivant « je n’ai pas d’envie particulière, on verra au fur et à mesure ».

  210. Attristée de voir que ce genre de choses est encore la norme. J’ai deux enfants, deux magnifiques garçons nés à la maison.
    Aymeric a 19 mois, et a failli naitre à l’hopital car notre sage femme était sur deux fronts.
    Aloïs a deux mois et est né à 41+6 a la maison, mais 7h avant que l’on se rende a l’hôpital pour déclenchement, la sage femme qui nous a suivi tout le long (un vrai ange!) nous a aidé a affirmer nos choix pour éviter un déclenchement à 41+2 alors qu’un accouchement physio selon elle c’est jusqu’à 42 SA. Tout ça pour dire que malheureusement sans soutient c’est facile de perdre pied et de faire confiance au corps médical qui propose parfois ce qui va a l’encontre de nos conviction sans réelle justification (c’est le protocole n’est pas a mes yeux une justification)…
    En tous les cas je vous souhaite, si vous voulez un deuxième enfant de connaître les joies de l’AAD ou au moins d’une naissance sereine non surmédicalisée

  211. Coucou Léa,

    La grossesse et l’accouchement laissent des empreintes tissulaires et émotionnelles dans nos corps. Tu as totalement raison de ressentir ce que tu décrit. C’est humain ! La nature est bien faite, mais en France les grossesses sont hyper médicalisées, on ne fait pas confiance en nos instincts. Ainsi, on perd confiance en nous et donnons une confiance qui n’est parfois pas adaptée à notre corps et notre bébé.

    En tout cas, de ce que je lis et je vois dans tes vidéos, tu es une superbe maman.

    Prend soin de toi,
    Elodie.

  212. Hello Léa, je sais que tu as écrit cet article il y a qq mois déjà mais à ce moment là, je n étais pas prête pour parler de mon vécu, je pense qu il me fallait un peu de recul. Ma fille est née en césarienne d urgence, elle tachycardait… Mon fils, suite à ma césarienne, une pelvimetrie à été réalisée et un bébé plutôt gros, ils m’ont laissé aller jusqu’à 39sa. J’ai très mal vécu cette césarienne, la décision qui ne m appartenait pas vmt, le temps qui était compté et qui ne m à pas laissé l occasion d avoir un second avis. J ai demandé en amont depuis le début de ma grossesse, d avoir mon bébé en peau à peau si pas directement, au moins en salle de réveil, on m à dit que c était pas possible. Ils m ont posé la sonde urinaire et la perf 3h avant alors qu’il est possible de poser la sonde après la rachi, bref j ai pleuré toute les larmes de mon corps avant la cesa… Pendant et après je me suis mise une barrière psychologique, je ne voulais pas penser au moment même ni à ce que je ratais… Les retrouvailles avec Jules ont d ailleurs été plutôt froide, j étais contente d avoir mon bébé mais je crois que je n ai pas réalisé que je l avais, j étais épuisée… Maintenant si bb3 il devait y avoir, je vais essayer de trouver une maternité un peu plus humaine et qui permet le moins de séparation possible entre nous 3, peau à peau, présence du papa le plus possible…
    Je te souhaite de guérir complètement de cette épreuve ❤️❤️❤️

  213. Bonjour Léa,
    Cela fait depuis ta grossesse que je te suis, muette.
    Nos DPA étaient assez proche (19/01/2018) et j’appréciais suivre le déroulement de ta grossesse en le comparant au mien, mais sans plus.
    Ma grossesse a été bien différente de la tienne, mais c’est après la naissance que nos garçons que j’ai compris tout nos points communs !
    Avec mon conjoint nous n’avions pas de projet d’AAD mais d’un accouchement physio en salle nature.
    Je voulais allaiter, plus que tout.
    J’ai malheureusement eu un accouchement médicalisé, dystocie de travail, 18h de contractions toutes les 5min possible passer de 1cm a 2,5cm… Le cœur de mon trésor était fatigué, je n’ai pas eu le choix, péridurale, ocytocine une fois, perçage de la poche des eaux manuel, ocytocine deux fois… Je me console en me disant que la péri m’a laissé sentir mes contractions, que je poussais quand je le ressentais, que j’ai pu saisir et sortir mon bébé moi même, laisser le cordon cesser de battre avant de le couper… Mais je n’ai pas vécu mon accouchement, je suis restée là allongée sans souffrir alors que mon petit bout lui devait fournir un effort intense…
    Il est né épuisé, ne tetait que peu, j’avais la peur du frein de langue, mais on m’assurait que non. Montee de lait tardive, chute de poids de plus de 10%, énorme engorgement, mastite, crevasses infectées et extrêmement profonde, faible prise de poids….
    Je rencontrerai moi aussi Anne Cécile L, qui détecte un frein de langue postérieur, mais j’ai craqué, je suis devenue tire allaitante exclusive et je n’ai jamais réussi à remettre mon fils au sein… J’ai été TAE 11mois, avec un bébé RGO interne, syndrome de Kiss, porté les 6premiers mois de sa vie non stop…
    Mon traumatisme a moi cet allaitement foiré, j’ai toujours des flashback où je me revois pleurer durant les tétées, c’était tellement douloureux physiquement, mais mon dieu si j’avais su la souffrance psychologique que se serait de donner le biberon… Certes de mon lait… Mais le biberon quand même… Bref… Je suis désolée d’avoir pondu un tel pavé.

    Je pense aussi que si mon fils est du demandeur de contact, c’est en partie a cause de tout ce qui s’est déroulé durant ma grossesse, l’accouchement, nos débuts dans la vie a 3…

    Je ne sais pas si tu en as déjà entendu parler, mais des kinesiologue font de la PAB parole au bébé, une copine en a fait avec son fils (elle aussi grossesse et accouchement très traumatique et bébé aux besoins intenses) et les résultats sont vraiment bluffant.
    Je vais tenter pour nous, et je pense également qu’un suivi avec un psy serait bénéfique pour moi…

  214. Je comprends, étant quelqu’un qui veut aussi toujours tout contrôler, que tu sois déçue par ton accouchement qui ne s’est pas passé comme prévu. Pour ma part, je n’avais pas du tout imaginé mon accouchement, je n’avais pas de vrai projet de naissance (si ce n’est pas d’épisio mais ça…). Je me préparais quand même au pire en me disant que j’allais peut être devoir être déclenchée, que ça durerait longtemps ! Finalement mon fils est arrivé deux semaines en avance (je ne m’y attendais tellement pas que j’ai pleuré en arrivant à la maternité quand les sages-femmes m’ont dit : c’est pour maintenant). J’ai eu la péridurale deux heures après, je la voulais surtout parce que j’avais peur de l’épisiotomie et d’être recousue… Je me dis que j’ai bien eu raison car deux heures après au moment de la délivrance, le gynécologue (connu pour être extrêmement désagréable et sans tact) est arrivé et a décidé que ça prenait trop de temps… du coup épisio et ventouse pour faire sortir mon bébé… Je n’ai rien vu mais mon mari oui, il a été assez choqué sur le moment…
    Malgré tout ça, je garde un très bon souvenir, sûrement parce que ça a été très rapide et que les sages femmes, puis les puéricultrices, ont été adorables et attentionnées.
    J’attends actuellement mon deuxième bébé et c’est vrai que j’ai peur de retomber sur le même docteur et d’avoir encore une épisio (surtout quand on connaît les douleurs après…). Cependant je ne me prépare à rien, je vais laisser les choses venir et j’ai l’impression que c’est plus facile comme ça !
    Bref, tout ça pour dire que le lâcher prise, et la méditation me semblent de très bonnes solutions pour résoudre ce mal-être, j’espère que ça t’aidera et que ces mauvais souvenirs s’estomperont avec le temps.

  215. Coucou Léa, je viens de tomber sur ton article et je voulais te dire que je te comprends à 100%. Mon fils à aujourd’hui 6 mois et j’ai le même ressenti que toi vis-à-vis de mon accouchement et beaucoup de rancœur envers moi même. Les mêmes questionnements, les mêmes « et si… ». Ça fait du bien de lire que nous ne sommes pas seules à ressentir ce genre de choses et que malgré une issue heureuse pour laquelle je suis tellement reconnaissante, il est normal que ce soit difficile de faire le deuil de notre projet d’accouchement. Je suis infirmière en soins intensifs neonatal et je sais combien j’ai de la chance d’avoir un bébé en bonne santé qui a pu naître dans de bonnes circonstances. Mais ça ne m’empêche pas d’avoir des regrets aujourd’hui encore. Je ne sais pas comment tu vis les choses presqu’un an après mais j’espère en tout cas que ton esprit a pu s’apaiser. Je ne peux que te conseiller de réaliser un revécu émotionnel de la naissance avec Samuel et Gaspard. Cela permet de débloquer pas mal de choses pour vous trois vis à vis de la naissance de votre fils. Bisous à toi.

  216. Bonjour Léa, je comprend tout a fait ton vecu j’ai accouché il y a treize mois et quelques semaines de ma fille.
    Ce fut une journee extrêmement difficile, la meilleure comme la pire de ma vie, la meilleure car elle se termine bien mais a 15h34 ce jour ma fille est sortie de moi par césarienne, ne pleurait pas ne respirait pas. Il a fallut bien dix minutes avant que mes bras puisse l’entourer. Et encore a cause des anesthesiants locaux je m’endormais et j’étais comme paralysé d’un cote.
    Je suis infirmière et j’ai mal vecu l’accouchement car d’autant plus que ma fille a failli perdre la vie je me suis toujours dis qu’il fallait que je controle ce qu’il se passe et que je sois vraiment maitre de mon accouchement.
    Au debut de ma grossesse, je voulais deux enfants. Cette envie est passé non pas parce que ma fille me prend beaucoup de temps ce qui est normal mais surtout par la crainte de l’accouchement

  217. Bonjour Léa

    Je suis attristée de lire tes mots et de voir qu’encore un an plus tard, ton accouchement sonne faux pour toi.

    Je suis psychologue spécialisée dans les traumas et également instructice en méditation. J’utilise une thérapie qui s’appelle l’EMDR qui permet de digérer les événements passés encore compliqués dans le présent.

    J’ai de nombreux parents qui viennent retraiter la naissance de leurs enfants. La séance se déroule en famille, les parents racontent l’histoire de la venue au monde de l’enfant et tout en retraçant l’histoire, tout le monde fait des stimulations bilatérales alternées (du taping sur les genoux visant à activer alternativement les hémisphères droits et gauches du cerveau). Cela permet d’intégrer son histoire et de ne plus avoir d’émotions négatives à ce sujet.
    Cela a été bénéfique à de nombreuses familles que je suis.

    Si cela t’intéresse je t’invite à te renseigner sur le site d’emdr France sur les thérapeutes à Montpellier.

    Bien à vous.

  218. C’est effrayant de lire des expériences comme celles-là… La société actuelle a tendance à minimiser la violence de l’accouchement, de le réduire à un moment de bonheur très idéalisé et de mettre de côté la douleur, parce qu’on part du principe avec sa médicalisation, tout ne peut que bien se passer. Or il y a des cas où c’est l’inverse, comme le tien, où des médecins un peu trop soucieux de faire leur travail prennent des libertés qui t’ont beaucoup coûté et n’ont pas du tout atténué ce moment déjà si dur…
    Un article du Monde l’année dernière a dénoncé les épisiotomies et césariennes injustifiées, monnaie courante dans de nombreux hôpitaux, exécutées par précaution plutôt que par souci de la patiente. Ce qui explique la montée de cette crainte vis à vis de l’hôpital…
    J’ai espoir que des témoignages comme le tien aideront à faire évoluer les choses, en tous cas je salue ton courage pour l’avoir fait.

  219. J’ai vu ta vidéo sur ton accouchement il y a quelques semaines et j’admirais ton lâcher-prise… Moi qui ressens encore un peu parfois cette boule au ventre, 6 ans après mon premier accouchement, quand j’y repense et que je regarde mon fils en me demandant quels genres de séquelles il a bien pu en garder, je trouvais ton message plein d’espoir… Et bien lire ton article me fait aussi beaucoup de bien ! Merci de ton authenticité !! Je suis désolée que tu vives ça bien sûr !!! (c’était en octobre, tu nous en reparleras peut-être bientôt ?)

    Personnellement, j’ai eu 2 AAD, donc finalement « tout est bien qui finit bien », mais même à domicile, j’ai très mal vécu mon premier accouchement, j’ai ressenti de la violence, je me suis sentie petite et nulle et j’ai beaucoup culpabilisé… Beaucoup culpabilisé aussi d’oser ressentir de la rancoeur envers ma sage-femme qui pourtant m’a aidée à mettre mon fils au monde. Comme quoi…

    Ce qui a sauvé mon premier accouchement, néanmoins, c’est d’avoir eu une doula. Et pour mon deuxième accouchement, c’est aussi d’avoir une doula qui m’a aidé à mettre des mots sur mes ressentis face à mon premier accouchement, et d’être plus sereine… Je crois que certaines doulas font un travail aussi de « thérapie » post-acccouchement. Est-ce que tu connais ? J’avais fait une vidéo sur ce métier si ça t’intéresse, je sais que tu n’as pas prévu de deuxième enfant pour l’instant, mais c’est un métier très méconnu en France, et pourtant fantastique <3 Je le recommande à toutes les futures mamans, mais malheureusement personne ne m'écoute haha, et je les comprends, j'aurais fait pareil si ma première sage-femme ne m'avait pas plus ou moins forcée à prendre une doula !

    Merci encore pour tous tes partages, tu apportes beaucoup de bienveillance au monde et c'est magnifique <3

  220. Bonjour Léa, je suis touchée profondément par tes mots . Je suis enceinte de bientôt cinq mois. J’aurais aimé accouché à la maison. Mais j’habite en campagne, loin des hôpitaux. On a donc convenu avec mon amoureux que cela pouvait être dangereux si quelque chose se passait mal. Me voilà donc inscrite dans un hôpital,-qui détient une salle physio-, mais je ne suis même pas sûre d’y avoir accès. J’ai maintenant la grande crainte de vivre un accouchement à l’opposé d ce que je souhaite pour ma fille et moi. Alors que faire le jour J? Dois-je me faire confiance? Faire confiance à mon corps? L’équipe médicale doit-elle avoir le dernier mot? Je commence déjà à douter que ce merveilleux moment devienne un mauvais souvenir.

  221. Mon message arrive peut-être un peu tard mais j’espère que tu le liras malgré ça. Léa tu n’est pas seule à avoir vécu un tel traumatisme, par contre tu fait partie du peu de femmes qui en parlent, et je te félicite pour ça et pour en avoir pris conscience car beaucoup de femmes pensent que c’est normal d’accoucher ainsi, plutôt « violemment » et sans avoir le choix à l’instant T. C’est une pratique banalisée (je parle surtout de l’épisiotomie qui est pratiquée à 80% des cas dans certains hôpitaux, d’ailleurs il existe un site qui classe les hôpitaux qui la pratique) alors que si les médecins nous laissaient être dilatée jusqu’à ce que le bébé sorte naturellement sans nous presser car ils ont d’autres accouchements à gérer, et bien ça serait tellement moins violent pour la maman et le petit, d’ailleurs c’est complètement prévu dans la nature. Bref je voulais juste te dire qu’il a fallu 4 accouchements à ma mère avant d’enfin arriver à dire non et à s’écouter elle-même avant d’écouter les médecins. Pour moi, la dernière de ses 5 filles, elle a réussi à accoucher à la maison, tranquillement. Alors oui au bout de la 5ème c’est sur c’est peut-être plus facile, on sait pousser, on se fait confiance, on sait que notre corps y arrivera, on a certainement moins peur, mais en tous cas sache qu’elle a été dans ton cas et qu’elle a appris de ces expériences, tout comme toi tu as appris. Alors ne t’en veux pas, vraiment, c’est tellement difficile d’être maître de ses choix dans ces moments-là, entourée de médecins à qui on nous a toujours dit de faire une confiance aveugle. Le point positif c’est que ton témoignage servira à beaucoup de mamans. Bisous ma belle

  222. Bonjour Léa, je viens de tomber sur cette article qui me parle tellement… Le contexte et les situations sont différentes mais je reste, au fond de moi, dans la culpabilité de ne pas avoir su imposer mes choix ! J’ai accouché dans une maison de naissance, justement pour éviter une surmédicalisation de la grossesse et de l’accouchement, c’était sans compter sur la médisance du service maternité de l’hôpital qui voyait d’un mauvais oeil cette nouvelle structure dans laquelle les femmes accouchent naturellement… Ils ont donc amené, sous un faux prétexte, ma fille à peine née en néonatalité et mise sous antibiotiques, une perfusion qui d’ailleurs lui a causé de nombreux problèmes et une hospitalisation à 20jours pour suspicion d’infection nosocomiale… Un début de vie traumatisant auquel il me fait mal au coeur de repenser, et qui lui laisse encore aujourd’hui des cicatrices… En moi demeure cette peur de voir surgir des conséquences sur le long terme, persuadée que chaque acte médical, surtout à la naissance, n’est pas anodin… Alors, en tant que maman, faisons de notre mieux pour transmettre à nos enfants l’Amour et le respect qu’ils ont besoin, là, maintenant ! Sans ressasser ces événements douloureux du passé qui de toute évidence, ne se sont pas présentés à nous par hasard et sans raison… A nous d’en comprendre le sens, et d’utiliser ces expériences pour grandir et avancer sur la voie du Bonheur ! Belle journée !

  223. Déclenchement, péridurale, épisio … J’ai vécu le même scénario. Je m’étais pourtant parfaitement préparée, j’ai « supporté » la douleur jusqu’à une dilatation de 8, j’avais écrit un projet de naissance à destination de l’équipe, avec mon mari on formait une équipe et on savait ce qu’on ne voulait pas … Et pourtant : le service était débordé, ça leur semblait impensable d’attendre encore, pas le temps de laisser la nature faire son travail, pas question d’écouter les ressentis de la future maman, d’écouter l’instinct, de faire confiance … Mon tout petit bébé a ensuite était placé en couveuse pendant 1h … 1 heure …. qui m’a paru interminable ! J’avais pourtant lu tant et tant d’articles et de témoignages qui expliquaient qu’en cas d’hypothermie, le bébé serait bien mieux en peau à peau que dans une couveuse … mais je n’ai pas osé contredire les médecins. Et j’ai tant pleuré pendant cette heure, à regarder mon bébé si éveillé dans sa couveuse, qui cherchait à téter … Un autre accouchement plus tard (beaucoup mieux gérer cette fois, je ne me suis absolument rien laissé imposer !) et 5 ans de passé et pourtant j’ai toujours un sentiment d’échec et de culpabilité quand je repense à mon premier accouchement. La relation avec mon aînée n’a d’ailleurs jamais été celle que j’aurais aimé … Moi aussi j’ai souvent l’impression de lire dans son regard tout la douleur de cette arrivée sur terre violente … Et la cicatrice d’épisio on en parle ?! encore un tabou de la société … combien de vies sexuellse à jamais bouleversées par cette cicatrice « banale » et qui pourtant touche notre intimité profonde … un endroit particulièrement irrigué en nerfs … 5 ans plus tard, des dizaines et dizaines de séances de réeeduc, de massages, de psy … rien à faire, cette zone de mon corps reste douloureuse …

  224. Je me retrouve dans tes mots, et ça fait mal…
    Je sais que ton article a bientôt un an, mais je viens seulement de tomber dessus… Et ça a réveillé quelque chose d’enfoui en moi… Quelque chose que j’essayais d’oublier depuis 5ans.
    Je ne savais pas ce qu’était une violence gynécologique avant, car bien trop jeune et insouciante pour me renseigner… Je me souviens à peine de mon accouchement, avec 6 personnes autours de moi. Je me souviens de la péridurale qui ne fonctionne pas, et quand je le disais à la sage femme, elle me répondait « mais qu’est-ce que vous en savez ? Vous avez mal, bah arrêtez de crier et poussez! » puis je me souviens du ciseau aussi, de l’oxygène qu’on m’a mit aussi, même si on me disait que ce n’était pas vrai que tout allait bien…
    Puis je me souviens de la chirurgienne qui m’a recousue, elle ne prenait pas en compte ma douleur, j’avais mal, et je n’avais pas ma fille avec moi, personne ne me regardait, j’étais comme lâchée là, à l’abandon, personne. J’avais 16ans. Je vais en avoir 22 et c’est toujours vif dans mon esprit. Trois ans après la naissance de ma fille, j’ai appris que j’avais été recousue un point de trop, et cela expliquait mes douleurs régulière… Heureusement je suis tombée sur la bonne gynéco qui m’a permis de tourner la page.

    Je ne comprends que trop bien tes mots. Je te souhaite du courage et du bonheur, car il faut toujours un peu des deux.

  225. Moi aussi je rejoins parfaitement ta douleur… j’ai trois enfants maintenant et mon premier accouchement qui s’est terminé en césarienne d’urgence (il n’y avait rien d’urgent, tout le monde allait bien en réalité) a laissé une empreinte absolument traumatisante dans mon coeur. Cela fait 7 ans. J’ai fait le choix d’une thérapie pour m’en remettre. Mes 2 suivants sont nés par césarienne, le second est arrivé vite, j’avais tenté de bien m’entourer sans succès. Pour la 3eme, j’ai fait les choses en grand, projet de naissance béton, la sage femme libérale la plus nature que j’ai pu trouvé (une perle) un ostéo et acu (vu mes dépassements de terme) et j’ai rencontré 3 chefs de service dont un hôpital à plus de 80 km de chez moi (celui ou j’ai accouché d’ailleurs). Ils n’avaient pas l’habitude de ce genre de comportement, mais calmement, j’ai tout repris et ne leur ai guère laissé le choix. Et j’ai rencontré alors des humains qui m’ont regardé comme une personne. Pour la 3eme j’ai donc eu une césarienne, mais une césarienne où j’ai été perpétuellement accompagnée, où tout m’était expliqué, où la petite et le papa ne m’ont pas quitté. Quand on me l’a posé sur le ventre, j’étais euphorique. Une émotion si puissante… Je n’avais pas vécu cela pour mes 2 premiers. Et de là, tout a coulé de source, j’ai enfin pu me réconcilier avec ce premier accouchement. Pour moi, j’en tiens responsable la première équipe de travail qui m’a fait une péridurale beaucoup trop lourde et m’a installé sous des néons. Mais la première responsable, c’est moi. J’aurais pu ne pas accepté si j’avais eu conscience de tout ce qui se jouait. Pas dans le sens coupable, mais j’ai fait une thérapie ensuite qui m’a permis de comprendre et assimilé qu’au final ca ne pouvait guère se dérouler autrement, au vu de mon positionnement et histoire de vie. Ca m’a profondément permis de faire la paix et d’accueillir mon troisieme de cette manière la. Je te souhaite de tout coeur de cheminer en paix et au vu des quelques articles que j’ai lu de ton blog, je ne doute pas que tu as tout à fait les capacités pour le faire.

  226. Coucou Léa, je viens de regarder un reportage Arte et il m’a énormément fait penser à ton histoire. Je te le partage donc (mais peut être que tu l’as déjà vu). Sinon je pense qu’il peut t’intéresser. https://youtu.be/NyfWR_jl1UM

    En tout cas j’adore tes vidéos, et tout ce que tu entreprends. Je te suis depuis des années et ton évolution a résonné en moi. Je m’intéresse énormément à l’univers de l’enfance et donc ton partage sur ta maternité et vie de maman sont vraiment une grande source d’apprentissage. Merci pour tout.
    ❤️

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